Slip Français à Aubervilliers : Serge Papin visite 70 salariés et 5 000 pièces par jour

Le ministre des PME s'est rendu le 22 mai dans les usines Fier-T et Bonne Nouvelle pour défendre le textile made in France accessible

Slip Français à Aubervilliers : Serge Papin visite 70 salariés et 5 000 pièces par jour
Illustration Fatima Benali / info.fr

Le ministre Serge Papin a visité le 22 mai 2026 les deux usines du Slip Français à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Sur place, 70 salariés assemblent chaque jour près de 5 000 t-shirts et sous-vêtements. La marque revendique le statut de première entreprise textile made in France.

Le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, Serge Papin, s’est rendu le vendredi 22 mai 2026 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) pour visiter les usines « Fier-T » et « Bonne Nouvelle » du Slip Français. La visite a débuté à 11h. Elle illustre l’attention portée par le gouvernement à la relocalisation industrielle textile en banlieue parisienne.

L’essentiel

  • 22 mai 2026 : visite ministérielle officielle des usines Fier-T et Bonne Nouvelle du Slip Français à Aubervilliers, à partir de 11h.
  • 70 salariés produisent près de 5 000 t-shirts et pièces de sous-vêtements par jour sur les deux sites.
  • 1,45 million de pièces assemblées sur le territoire national par Le Slip Français en 2025, du tricotage au packaging.
  • T-shirt Fier(T) à 7,90 € HT en B2B : le produit phare lancé fin 2025 pour concurrencer les importations low-cost.
  • Usine Bonne Nouvelle inaugurée le 12 février 2025 au 127 rue Charles Tillon, Aubervilliers.

Ce qui s’est passé le 22 mai

Serge Papin a été accueilli par Laurent Simplicien, secrétaire général de la préfecture de Seine-Saint-Denis, et par le sénateur Vincent Capo-Canellas. Plusieurs conseillers municipaux d’Aubervilliers étaient également présents : Nabila Djebbari, Dialla Coulibaly, Demba Camara et Sofiane Ourabah. Du côté de l’entreprise, Guillaume Gibault, président-fondateur du Slip Français, et Léa Marie, directrice exécutive, ont guidé la délégation, selon la préfecture du 93.

Le ministre a parcouru les chaînes de montage et de finition. Il a échangé avec les salariés sur leurs métiers et les techniques de production, indique le communiqué du ministère de l’Économie.

Deux usines, 70 emplois, 5 000 pièces par jour

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Les deux sites réunis à Aubervilliers emploient 70 personnes. Ensemble, ils produisent environ 5 000 t-shirts et pièces de sous-vêtements quotidiennement, selon la préfecture du 93, chiffre confirmé par le sénateur Capo-Canellas sur X.

L’usine Bonne Nouvelle, installée au 127 rue Charles Tillon, a été inaugurée le 12 février 2025 par Guillaume Gibault. Selon FashionNetwork, elle compte entre 47 et 60 salariés avec un taux de turnover nul depuis deux ans et peut produire jusqu’à 3 000 pièces par jour - principalement des sous-vêtements. L’usine Fier-T, dédiée aux t-shirts, complète le dispositif.

En 2025, Le Slip Français a assemblé près de 1,45 million de pièces sur le territoire national, de l’étape du tricotage jusqu’au packaging. La marque se présente comme la première entreprise textile made in France.

Le t-shirt à 7 euros, argument central du ministre

Cinq jours après sa visite, le 27 mai 2026, Serge Papin a publié sur X un message soulignant le modèle économique du Slip Français comme preuve que le made in France peut être accessible.

Le ministre cite le t-shirt Fier(T), lancé fin 2025, tricoté, teint et assemblé en France, commercialisé à 7,90 € HT en B2B selon FashionNetwork. L’objectif affiché : concurrencer les importations low-cost, notamment celles distribuées via les plateformes de commerce en ligne. Le ministre y voit, selon son communiqué officiel, un « triple gain » : souveraineté industrielle, pouvoir d’achat, écologie.

Le Slip Français, fondé en 2011 par Guillaume Gibault, emploie plus de 100 personnes au total en France d’après Le Monde. L’ouverture de l’usine Bonne Nouvelle en 2025 marquait un changement de modèle pour la marque : internaliser la production pour réduire les coûts et stabiliser les prix. L’usine propose également des visites au public, via Explore Paris, pour environ 25 euros avec un produit offert, comme le signalait Le Parisien en mars 2026.

Contexte dans la Seine-Saint-Denis

Aubervilliers compte 89 489 habitants en 2022 selon l’INSEE. C’est la troisième ville la plus peuplée de Seine-Saint-Denis. La commune recense environ 35 143 emplois sur place, dont environ 7 % dans l’industrie - un secteur minoritaire dans une ville à dominante tertiaire et commerciale.

L’implantation d’une usine textile de cette taille dans le département constitue un fait industriel notable. La Seine-Saint-Denis accueille d’autres activités logistiques et manufacturières, mais les projets de relocalisation textile y restent rares. Le modèle du Slip Français - production à coût maîtrisé, emploi stable, visites ouvertes au public - attire l’attention des élus locaux et nationaux dans un contexte de débat sur la désindustrialisation française.

La visite de Serge Papin s’inscrit dans une série de déplacements « Made in France abordable » conduits par le ministère des PME. D’autres faits divers économiques en Île-de-France illustrent la diversité des enjeux sociaux dans la région. Le département du 93 concentre des enjeux d’emploi et d’intégration économique que ce type d’initiative industrielle cherche à adresser, selon les élus présents lors de la visite.

Une marque qui structure un territoire

Le Slip Français n’est pas le seul signal de renouveau industriel en Seine-Saint-Denis, mais sa visibilité nationale en fait un cas d’école régulièrement cité dans les débats sur la relocalisation. La marque s’appuie sur un ancrage territorial fort à Aubervilliers depuis l’inauguration de Bonne Nouvelle en 2025.

La question de la montée en puissance de la production - et donc des recrutements futurs - n’a pas été abordée publiquement lors de cette visite. Le ministère n’a pas communiqué sur d’éventuelles mesures d’accompagnement spécifiques au site. Le made in France dans le textile fait l’objet d’initiatives variées, du grand groupe à la PME, avec des positionnements prix très différents.

Le prochain temps fort pour les usines d’Aubervilliers n’a pas été précisé à l’issue de la visite. Le ministère devrait communiquer dans les prochaines semaines sur les suites de sa série de déplacements industriels.

Sources

Fatima Benali

Fatima Benali

Fatima est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Seine-Saint-Denis (93), avec Bobigny pour chef-lieu. Spécialité du département : Stade de France et basilique cathédrale Saint-Denis. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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