Sochaux : des jardins partagés pour renouer avec la terre et les voisins

Des habitants de Sochaux s'organisent pour cultiver ensemble et redonner vie aux espaces verts de leur quartier.

Sochaux : des jardins partagés pour renouer avec la terre et les voisins
Illustration Nathalie Rousselin / info.fr

À Sochaux, dans le Doubs, un projet de jardins partagés prend racine. Portés par des résidents désireux de cultiver bio et de tisser des liens, ces espaces s'inscrivent dans les orientations du PLU approuvé en 2025. Un mouvement ancré dans une dynamique régionale plus large.

Un carré de terre libre, quelques bêches, et des voisins qui ne se connaissaient pas encore. À Sochaux, l’idée des jardins partagés avance doucement mais concrètement. Des habitants souhaitent transformer des espaces verts peu exploités en lieux de culture collective, bio et de proximité.

Un PLU qui ouvre la porte

Le cadre municipal s’y prête. Le Plan Local d’Urbanisme de Sochaux, approuvé en 2025, intègre explicitement la préservation de vergers et jardins potagers sur le coteau, ainsi que la création de trames vertes urbaines. Parmi elles, la Coulée verte du quartier des Graviers et le Parc des Serres Peugeot sont identifiés comme leviers de revitalisation paysagère, selon les Orientations d’Aménagement et de Programmation publiées par la mairie. Ce projet collectif pourrait donc trouver un ancrage naturel dans ces espaces en devenir.

Pour 2026-2030, la ville prévoit également un marché public pour l’entretien des espaces verts sur le domaine public, selon les données de France Marchés - un signal que la gestion du végétal reste une priorité municipale.

Une dynamique portée par le territoire

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Sochaux ne part pas de zéro. En 2023, la commune voisine d’Étupes a lancé un jardin partagé en permaculture au quartier de la Montagne, conçu comme un chantier éducatif multi-générationnel, selon la ville d’Étupes. Plus au nord, le réseau départemental des jardins partagés dans le Doubs s’était réuni dès juin 2018 pour structurer leur développement, rapportait L’Est Républicain.

À l’échelle régionale, les jardins partagés bisontins offrent un modèle concret : 108 000 m² répartis sur 20 sites, près de 450 parcelles, selon le site Plein Air. La Franche-Comté a enregistré une hausse de 20 % de ce type de sites familiaux en cinq ans.

Des financements existent. En 2021, la Préfecture du Doubs avait mobilisé une enveloppe de 120 000 € dans le cadre d’un appel à projets soutenant les jardins partagés ou collectifs en zones urbaines et périurbaines, lié au Plan de relance. Un précédent qui montre que des fonds publics peuvent accompagner ce type d’initiative.

Le mouvement des jardins partagés en France existe depuis 1997, date de la Charte Le jardin dans tous ses états. Près de trente ans plus tard, à Sochaux comme ailleurs en banlieue, l’idée reste simple : un bout de jardin, des mains volontaires, et un quartier qui reprend vie.

Sources

Maxime Joly

Maxime Joly

Correspondant à Besançon, suit l'horlogerie, la microtechnique, les tensions sur la ligne TGV Rhin-Rhône et les débats sur la biodiversité dans le Jura. Formé à l'ESJ Lille, il a couvert plusieurs régions avant de s'ancrer dans le Doubs. Principe : connaître les PME, les syndicats, les chercheurs de l'université, vérifier les carnets de commandes avant de publier.

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