Tortues marines en Guyane : le sous-préfet en visite à la réserve de l’Amana
Gérard Marin et la gendarmerie de Saint-Laurent se sont rendus sur la plage de Yalimapo le 9 mai pour échanger avec les agents de la réserve sur la protection des espèces et la sécurité du site.
Le sous-préfet de Saint-Laurent-du-Maroni, Gérard Marin, a visité la plage de Yalimapo le 9 mai 2026 pour rencontrer les agents de la réserve naturelle de l'Amana. La préservation des tortues marines et la sécurité du site étaient au cœur des échanges.
Le sous-préfet de Saint-Laurent-du-Maroni, Gérard Marin, s’est rendu sur la plage de Yalimapo le samedi 9 mai 2026. Il était accompagné du lieutenant-colonel commandant la brigade de gendarmerie de Saint-Laurent-du-Maroni. La visite, annoncée sur le compte officiel de la préfecture de Guyane, a permis de rencontrer les personnels de la réserve naturelle de l’Amana et d’aborder les enjeux de protection de ce site sensible.
L’essentiel
- Visite le 9 mai 2026 : le sous-préfet Gérard Marin et le commandant de la gendarmerie de Saint-Laurent-du-Maroni reçus par les agents de la réserve sur la plage de Yalimapo.
- Trois sujets à l’ordre du jour : préservation des espèces protégées, protection des tortues marines, sécurité sur la plage.
- 14 800 hectares protégés : la réserve naturelle de l’Amana couvre les communes d’Awala-Yalimapo et Mana depuis sa création par décret le 13 mars 1998.
- 1 613 nids de tortues vertes recensés à l’ouest de la Guyane en 2022, selon France Info La 1ère, une année qualifiée de positive pour l’espèce.
- Suivi depuis 1977 : l’activité de nidification des tortues luth sur cette plage est documentée depuis près de cinquante ans.
Une visite de terrain à Yalimapo
La préfecture de Guyane a relayé la déplacement sur son compte X officiel dès le 9 mai. Le sous-préfet Gérard Marin y est présenté aux côtés des équipes de la réserve, dans le cadre d’une visite qualifiée de terrain.
La gendarmerie de Saint-Laurent était représentée au niveau du commandement de brigade. La présence conjointe du sous-préfet et de l’institution militaire souligne la dimension double de la mission sur ce site : conservation environnementale et sécurité publique.
Préservation et sécurité, deux axes discutés
Les échanges ont porté sur les enjeux de préservation des espèces protégées, la protection des tortues marines et la sécurité sur la plage de Yalimapo, selon la préfecture de Guyane. Les agents de la réserve ont été remerciés pour leur « mobilisation et leur engagement au quotidien ».
La plage de Yalimapo concentre chaque année un trafic de visiteurs important pendant la saison de ponte, qui s’étend d’avril à juillet. La réserve Amana organise des sorties guidées sur réservation pour groupes scolaires et grand public afin de sensibiliser à la protection des espèces, selon le Réseau Tortues Marines Guyane. La cohabitation entre cet écotourisme et la tranquillité nécessaire aux tortues constitue un enjeu de gestion permanent pour les agents. Une visite préfectorale comparable avait été effectuée dans le Lot en mai 2026, où la préfète s’était rendue sur le terrain avec des élus locaux pour un autre dossier patrimonial.
La réserve de l’Amana : un site de nidification mondial
La réserve naturelle nationale de l’Amana a été créée par décret ministériel le 13 mars 1998. Elle couvre 14 800 hectares entre le fleuve Maroni et la rivière Organabo, sur les communes d’Awala-Yalimapo et Mana, selon les Réserves Naturelles de France et Légifrance.
Quatre espèces de tortues marines viennent nidifier sur ses plages, dont la tortue luth, l’une des plus grandes espèces de reptiles au monde. Le suivi scientifique de l’activité de nidification de cette espèce est effectué depuis 1977, selon un rapport du programme WIDECAST. La réserve a pris le relais de ce suivi depuis sa création en 1998.
En 2022, 1 613 nids de tortues vertes ont été recensés à l’ouest de la Guyane, selon France Info La 1ère, marquant une tendance positive par rapport aux années précédentes. La part revenant spécifiquement à Yalimapo n’a pas été détaillée dans les données disponibles.
Contexte en Guyane
La Guyane abrite l’un des littoraux les plus importants au monde pour la reproduction des tortues marines. La plage d’Awala-Yalimapo est régulièrement citée parmi les sites de ponte les plus fréquentés de l’Atlantique pour la tortue luth et la tortue verte.
La réserve de l’Amana s’inscrit dans un réseau plus large de protection environnementale en Guyane, département marqué par une biodiversité exceptionnelle et des pressions croissantes liées à l’orpaillage illégal, au braconnage maritime et au développement des activités humaines sur le littoral. La coordination entre autorités préfectorales, gendarmerie et gestionnaires de réserves constitue un levier opérationnel dans ce contexte. À ce titre, les initiatives de terrain impliquant des représentants de l’État - comme celle du préfet du Pas-de-Calais en immersion à Auchel - illustrent une pratique qui se développe dans plusieurs territoires.
La commune d’Awala-Yalimapo, où se situe la plage, compte une population kali’na majoritaire. Le tourisme de nature autour de la ponte des tortues représente une activité économique et culturelle locale, encadrée par la réserve via ses sorties guidées.
Les prochains mois correspondent au pic de la saison de ponte (avril-juillet). Aucune décision opérationnelle issue de la visite n’a été communiquée à ce stade par la préfecture de Guyane.
Sources
- Préfecture de la Guyane (@Prefet973) : Visite de terrain à Yalimapo — tweet officiel
- Préfecture de la Guyane (@Prefet973) : Échanges sur la protection des tortues marines — tweet officiel
- France Info La 1ère Guyane : Bilan annuel 2022 des pontes de tortues : des chiffres en hausse
- Outre-mer Tourisme : Le Préfet de la région Guyane s'engage pour la protection des tortues en Outre-mer