Sanctionné par la FFR, le Stade Aurillacois saisit officiellement le CNOSF
Le club cantalien a officiellement saisi vendredi 3 juillet la conciliation du Comité national olympique pour contester l’amende de 10 000 € et le huis clos infligés après l’agression d’un journaliste.
Le Stade Aurillacois a annoncé vendredi 3 juillet 2026 avoir saisi le CNOSF pour tenter d’obtenir une conciliation. Le club conteste les sanctions alourdies en appel par la FFR 10 000 € d’amende et un match à huis clos. La décision fait suite à l’agression du journaliste Thomas Palmier le 27 mars au stade Jean-Alric.
L’essentiel
- Sanction alourdie : la commission d’appel de la FFR a condamné le Stade Aurillacois le 25 juin à 10 000 € d’amende et un match à huis clos total pour la saison 2026-2027.
- Saisine du CNOSF : le club a déposé un recours en conciliation vendredi 3 juillet, en estimant la sanction disproportionnée.
- Origine du dossier : l’agression physique du journaliste Thomas Palmier (Ici Pays Basque) le 27 mars dans les tribunes du stade Jean-Alric, après une défaite contre Biarritz.
Le club saisit la conciliation du CNOSF
Le Stade Aurillacois a officialisé vendredi 3 juillet sa saisine du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour lancer une procédure de conciliation. Dans un communiqué, le club cantalien indique vouloir contester « la disproportion des sanctions » prononcées par la commission d’appel de la Fédération française de rugby (FFR) le 25 juin. La Montagne a confirmé l’information sur son compte X :
En première instance, la Ligue nationale de rugby (LNR) avait infligé une amende de 16 600 € et un match de suspension avec sursis. La FFR, en appel, a supprimé le sursis et porté le huis clos à un match à domicile, tout en ramenant l’amende à 10 000 €. Le club estime que la sanction sportive est trop lourde et pourrait pénaliser son début de saison en Pro D2.
Une sanction jugée disproportionnée
Les faits remontent au vendredi 27 mars 2026. À l’issue de la défaite d’Aurillac face au Biarritz Olympique, le journaliste Thomas Palmier, de la rédaction d’Ici Pays Basque, a été agressé physiquement dans les tribunes du stade Jean-Alric. Le Stade Aurillacois a immédiatement condamné l’agression par la voix de son président Christian Millette, qui a exprimé « un soutien indéfectible à la victime ». Le club a déposé plainte, mais les auteurs présumés n’ont pas encore été formellement identifiés.
« Nous considérons que les responsabilités du club n’ont pas été reconnues à leur juste niveau », explique la direction dans son communiqué. « Nous avons coopéré dès le début et renforcé les mesures de sécurité. Une amende de 10 000 € et un huis clos sont une double peine injuste pour l’ensemble des supporters. »
Contexte dans le Cantal
Aurillac, sous-préfecture du Cantal (population : 25 000 habitants), est le seul club professionnel de rugby du département. Le Stade Aurillacois évolue en Pro D2, où il occupe une place de milieu de tableau. L’économie locale, marquée par l’agriculture et l’agroalimentaire, compte beaucoup sur l’image du club pour son rayonnement. Une sanction de huis clos est un manque à gagner important en billetterie et en visibilité, dans un territoire où le rugby fédère les foules. Le précédent le plus proche est la condamnation du Biarritz Olympique en 2023 pour des incidents en tribunes, mais avec des sanctions moins lourdes.
Le département du Cantal n’a pas connu d’autre fait similaire cette saison. La préfecture d’Aurillac suit ce dossier avec attention. Le maire, Pierre Mathonier, avait déjà appelé au calme après l’agression.
Prochaine étape
La conciliation du CNOSF est une procédure non judiciaire qui vise à trouver un accord entre le club et la FFR. Si la conciliation échoue, le Stade Aurillacois pourrait saisir le tribunal administratif. Le président Christian Millette espère obtenir une révision du huis clos avant la reprise du championnat, prévue en août. « Nous voulons que nos supporters puissent assister au premier match à domicile », conclut le communiqué.