Stephen Francis, fondateur du MVP Track Club, mort à 64 ans
Le technicien jamaïcain, qui a façonné plusieurs champions olympiques du sprint, est décédé le 4 juillet 2026 après une hospitalisation fin juin.
Stephen Francis, cofondateur du MVP Track Club et mentor de plusieurs légendes du sprint jamaïcain, est mort le 4 juillet 2026 à 64 ans. Sa disparition, au lendemain de son anniversaire, endeuille tout l'athlétisme jamaïcain.
L’essentiel
- Décès : Stephen Francis est mort le 4 juillet 2026, à 64 ans, au lendemain de son anniversaire, selon le Jamaica Gleaner.
- Fondation : il a cofondé le MVP Track Club en septembre 1999, programme basé à l’Université de technologie de Jamaïque, rapporte l’AP News.
- Palmarès du club : les athlètes formés au MVP Track Club ont remporté 28 médailles olympiques et 56 médailles aux Championnats du monde, selon Caribbean National Weekly.
- Hospitalisation : le club avait annoncé le 30 juin 2026 que l’entraîneur était hospitalisé, demandant le respect de sa vie privée.
- Hommages : le Premier ministre Andrew Holness et la ministre des Sports Olivia Grange ont salué son héritage, selon Nationwide Radio JM.
Ce qui s’est passé
Stephen Francis est décédé le 4 juillet 2026, à l’âge de 64 ans, au lendemain de son anniversaire, selon les informations du Jamaica Gleaner. Sa mort survient quelques jours après l’annonce, le 30 juin, de son hospitalisation. Le MVP Track Club avait alors demandé le respect de la vie privée de son fondateur, sans détailler la nature exacte de la maladie. A ce stade, la cause précise du décès n’a pas été officiellement communiquée par le club, comme le rapporte l’AP News.
Le club a réagi publiquement à l’annonce du décès. Sur le réseau social X, le journaliste Nelson Carter Jr a résumé l’ampleur de la perte pour l’athlétisme mondial :
Le MVP Track Club, une révolution venue de Jamaïque
C’est en septembre 1999 que Stephen Francis cofonde le MVP Track Club, un programme d’entraînement installé à l’Université de technologie de Jamaïque, à Kingston, selon l’AP News. L’idée paraît alors modeste sur le papier : permettre aux sprinteurs jamaïcains de s’entraîner et de progresser sur leur île, sans devoir passer par les universités américaines pour espérer atteindre le plus haut niveau mondial.
Le président du club, Bruce James, a salué cette vision, rappelant que Stephen Francis avait voulu prouver que des athlètes jamaïcains pouvaient triompher en restant former chez eux, selon des propos rapportés par NBC Sports. Ce pari, jugé risqué à l’époque, a fini par transformer en profondeur l’écosystème du sprint mondial.
Une pépinière de champions olympiques
Sous la direction de Stephen Francis, le MVP Track Club a vu passer certaines des plus grandes figures du sprint mondial des vingt dernières années : Shelly-Ann Fraser-Pryce, Asafa Powell et Elaine Thompson-Herah, entre autres, selon SuperSport. Au total, les athlètes formés dans ce club ont accumulé 28 médailles olympiques et 56 médailles aux Championnats du monde, un total établi par Caribbean National Weekly.
Ces chiffres illustrent l’ampleur de l’héritage laissé par le technicien jamaïcain, dont le nom reste associé à une génération entière de champions ayant dominé le 100 et le 200 mètres sur la scène internationale.
Hommages politiques et sportifs
La disparition de Stephen Francis a suscité une réaction officielle en Jamaïque. Le Premier ministre Andrew Holness et la ministre des Sports Olivia Grange ont rendu hommage à son héritage, selon Nationwide Radio JM, sans que le contenu détaillé de leurs déclarations n’ait été précisé plus avant dans les sources disponibles à ce stade.
Contexte : l’athlétisme jamaïcain, un poids mondial
La disparition de Stephen Francis intervient dans un pays où l’athlétisme, et particulièrement le sprint, occupe une place centrale dans l’identité sportive nationale. Le MVP Track Club, qu’il a cofondé en 1999, s’est imposé aux côtés d’autres structures locales comme l’un des piliers ayant permis à la Jamaïque de rivaliser durablement avec les grandes nations du sprint mondial, avec un bilan cumulé de 28 médailles olympiques et 56 médailles mondiales pour les seuls athlètes formés dans ce club. Ce type de structure locale, ancrée à l’Université de technologie de Jamaïque, a longtemps été présenté comme un contre-modèle aux filières universitaires américaines qui attirent traditionnellement les meilleurs jeunes sprinteurs caribéens.
Ce qu’on ne sait pas encore
La nature exacte de la maladie ayant conduit à l’hospitalisation de Stephen Francis le 30 juin 2026, puis à son décès quelques jours plus tard, n’a pas été précisée publiquement par le MVP Track Club. Le club avait simplement confirmé qu’il luttait contre la maladie, sans donner davantage de détails médicaux.
Les modalités des hommages qui lui seront rendus, notamment d’éventuelles cérémonies officielles, n’ont pas encore été communiquées à ce stade.