Strasbourg : rassemblement ce mercredi contre la suppression d’hébergements d’urgence
Associations et syndicats appellent à une mobilisation ce mercredi 1er juillet à 18h30 place de la République pour dénoncer la fin programmée de plus de 1 400 places d'hébergement d'urgence.
Ce mercredi 1er juillet 2026, associations et syndicats se rassemblent à 18h30 place de la République à Strasbourg pour protester contre le projet préfectoral de supprimer les places d'hébergement d'urgence pour les ménages à droits incomplets d'ici fin 2026.
L’essentiel
- Date : rassemblement ce mercredi 1er juillet 2026 à 18h30 devant la Préfecture du Bas-Rhin à Strasbourg
- Projet dénoncé : suppression de 600 places d’hébergement d’urgence et 822 places pour ménages à droits incomplets (MDI) d’ici fin 2026
- Calendrier : 50 % des places doivent être supprimées d’ici fin juillet, puis 25 % en septembre et 25 % en décembre
- Mobilisation : large collectif incluant Pas d’enfant à la rue 67, DAL 67, FSU 67, MRAP Strasbourg
- Contexte : inquiétude pour les familles avec enfants scolarisés contraints de dormir dehors, violation présumée du droit à l’hébergement
Ce qui se passe ce mercredi
Un rassemblement est organisé ce mercredi 1er juillet 2026 à 18h30 place de la République, devant la Préfecture du Bas-Rhin à Strasbourg. L’appel a été lancé par un collectif d’associations et de syndicats, dont la FSU 67, le DAL 67, Pas d’enfant à la rue 67 et le MRAP Strasbourg. Selon les organisateurs, la mobilisation vise à protester contre la suppression programmée de l’intégralité des places d’hébergement d’urgence destinées aux ménages à droits incomplets (MDI) d’ici la fin de l’année 2026.
Un projet de suppression massive
Le préfet du Bas-Rhin, Amaury de Saint-Quentin, a prévu de supprimer 600 places d’hébergement d’urgence et 822 places réservées aux publics MDI, soit un total de 1 422 places. Le calendrier impose une réduction de 50 % des capacités d’ici fin juillet 2026, puis 25 % en septembre et enfin 25 % en décembre, rapporte L’Archipel des Sans-Voix. Les associations dénoncent une violation de l’obligation légale d’hébergement inconditionnel, qui garantit à toute personne en détresse un accès à un hébergement d’urgence, sans condition de statut administratif.
La réaction des associations
Dans un communiqué commun, les signataires déplorent que le nombre de familles et d’enfants scolarisés dormant dehors ne cesse d’augmenter. « Des enfants dorment sous tente, dans des véhicules ou à la gare de Strasbourg », alertent les collectifs de terrain cités par InfoRadar. Ils estiment que la décision préfectorale aggrave une situation déjà critique et appellent les Strasbourgeois à se joindre au rassemblement pour faire pression sur les autorités. Pour mémoire, un premier rassemblement avait déjà eu lieu le 18 juin 2025 contre la suppression annoncée de 704 places MDI, rappelle StrasInfo.
Dans le même temps, d’autres villes connaissent des mobilisations sur des enjeux sociaux, comme à Châteauroux où un débrayage a eu lieu chez Armatis, ou en Aveyron où un homme a été placé en garde à vue pour menaces d’attentat.
Contexte dans le Bas-Rhin
Le Bas-Rhin, et particulièrement l’agglomération strasbourgeoise, connaît une pression immobilière forte, avec un taux de logements vacants très bas et des loyers en hausse constante. Le nombre de personnes sans abri n’a cessé de progresser ces dernières années. Selon les associations, la suppression des places d’hébergement d’urgence risque de jeter à la rue des centaines de familles déjà vulnérables, alors que les dispositifs d’hébergement d’urgence peinent à répondre à la demande.
Prochaine étape
Les organisateurs attendent une réponse du préfet lors de la mobilisation de ce mercredi. Ils demandent le retrait pur et simple du plan de suppression et le maintien de l’ensemble des places pour la fin de l’année 2026. « Le droit à l’hébergement n’est pas une variable d’ajustement budgétaire », insistent-ils. La préfecture n’a pas encore réagi à ce stade.