Le 28 février 2026, des missiles iraniens traversent le ciel de Dubaï. Maeva Ghennam, 28 ans, star de téléréalité installée aux Émirats depuis 2024, sort son téléphone et filme. Les vidéos partent aussitôt sur Snapchat et Instagram, devant trois à quatre millions d’abonnés. Quelques jours plus tard, la police de Dubaï la convoque. Un tweet évoque une « arrestation », les sources disponibles ne confirment qu’une convocation. La nuance est importante. Ce qui l’est tout autant : l’influenceuse était déjà sous travel ban, bloquée aux Émirats pour une affaire bien antérieure au conflit.
19 mars 2026, sud du Liban. Steve Sweeney, journaliste travaillant pour la chaîne russe RT, et son caméraman sont touchés en direct par une explosion alors qu’ils couvrent des attaques de roquettes contre la ville israélienne de Nahariya. Les deux hommes sont blessés mais en vie. Sweeney portait un gilet marqué PRESS au moment de la frappe, clairement visible à l’écran.
Ce jeudi 19 mars, la ministre déléguée en charge de l’Énergie Maud Bregeon a admis sur BFM TV que la flambée des prix du carburant avait « dépassé les prévisions » du gouvernement. Le gazole s’échange désormais à 1,95 euro le litre en France, cinquième rang européen. La guerre au Moyen-Orient est invoquée comme explication principale. Mais le refus explicite de baisser les taxes, dans un contexte où la TVA rapporte mécaniquement davantage quand les prix montent, pose une question que peu de commentateurs ont formulée.
17 mars, 19h18. Depuis la Maison Blanche, Donald Trump a déclaré qu’Emmanuel Macron serait « bientôt renvoyé de son bureau », après le refus français de participer à une opération militaire américaine dans le détroit d’Ormuz. Une formule que le président américain utilise désormais comme arme rhétorique récurrente contre ses opposants, du patron de la Fed Jerome Powell au chef de l’État français.
15 mars, milieu d’après-midi. Benjamin Netanyahu publie une vidéo sur son compte X où il commande un café à Tel-Aviv, exhibe ses mains face caméra et plaisante sur sa propre mort. L’objectif : démentir les spéculations d’internautes affirmant que sa précédente allocution télévisée aurait été générée par intelligence artificielle. Une séquence humoristique diffusée quelques heures après des menaces de mort explicites des Gardiens de la révolution iraniens.
Alors que les médias se concentrent sur le pétrole et le gaz, c’est une autre matière première qui risque de payer le prix fort du blocage du détroit d’Ormuz : le soufre. Environ 24% de la production mondiale transite par ce goulet d’étranglement, selon des données circulant sur les marchés, dans un contexte où le marché de l’acide sulfurique affiche déjà une hausse de 500% depuis ses plus bas de 2021.
14 mars, 17h41. Une publication brève apparue sur un canal officiel lié au bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis supprimée dans la foulée, a déclenché une vague de spéculations en ligne. Le message indiquait que les équipes ne parvenaient pas à entrer en contact avec le dirigeant et appelait à attendre des informations confirmées. Un cas d’école de l’effet Streisand appliqué aux communications gouvernementales.
Un responsable français non identifié a annoncé samedi avoir contacté les dirigeants libanais – le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berri – pour proposer des pourparlers directs avec Israël à Paris. Cette initiative intervient sur fond d’escalade militaire ayant provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes fuyant les bombardements.
Depuis les frappes aériennes du 28 février 2026, l’indice immobilier du Dubai Financial Market a reculé de 18,1%, passant de 16 306 à 13 353 points selon Le Revenu. Un chiffre significatif, certes, mais bien en deçà des 32% évoqués sur les réseaux sociaux. Cette distorsion illustre comment la désinformation amplifie les mouvements de panique dans un marché qui, paradoxalement, avait déjà tous les ingrédients d’une correction avant même l’escalade militaire.
Depuis plusieurs jours, une rumeur circule sur les réseaux sociaux évoquant un projet de construction d’un canal aux Émirats arabes unis destiné à contourner le détroit d’Hormuz. Cette information non confirmée s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu autour de ce passage maritime stratégique par lequel transite près de 21 millions de barils de pétrole quotidiennement. Si aucune source officielle n’a pour l’heure validé cette information, elle ravive les questionnements sur la sécurisation des routes énergétiques du Golfe persique.