Tarn : les éleveurs ovins de Brousse face à une épidémie de fièvre catarrhale

La FCO sérotype 3 touche les troupeaux ovins de Brousse depuis avril 2026, les autorités vétérinaires appellent à la vaccination.

Tarn : les éleveurs ovins de Brousse face à une épidémie de fièvre catarrhale
Illustration Virginie Cazenave / info.fr

Des éleveurs ovins de Brousse, dans le Tarn, signalent une épidémie de fièvre catarrhale ovine (FCO) sérotype 3 dans leurs troupeaux depuis avril 2026. Les services vétérinaires interviennent pour contenir la propagation. La maladie s'étend progressivement en Occitanie.

La fièvre catarrhale ovine sérotype 3 a fait son apparition dans les élevages ovins de Brousse ce mois d’avril 2026. Plusieurs éleveurs ont signalé des cas dans leurs troupeaux. Les autorités vétérinaires de la préfecture du Tarn ont activé un dispositif de surveillance renforcée et recommandent la vaccination volontaire, selon le site Élevage Tarn.

Une maladie qui progresse depuis 2025 dans le département

Le Tarn n’était pas épargné depuis longtemps. Un premier foyer de FCO sérotype 3 avait été détecté en mai 2025 sur un élevage bovin du département, comme le rapportait Actu.fr. Depuis, la maladie a progressé vers les troupeaux ovins. À l’échelle nationale, entre le 1er juin 2025 et le 2 avril 2026, ce sont 7 609 foyers de FCO sérotype 3 qui ont été recensés, dont une partie en Occitanie, selon le ministère de l’Agriculture.

La maladie est entrée en France par le Nord-Est en 2024, transmise par des moucherons vecteurs. Elle a depuis progressé vers le sud. Les ovins sont particulièrement vulnérables : fièvre, amaigrissement, difficultés respiratoires, mortalité dans les cas sévères.

Un impact économique qui s’accumule

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Pour les éleveurs tarnais, les conséquences économiques s’annoncent lourdes. La production ovine française devrait reculer de 4 % en 2026, à 64 000 tonnes équivalent carcasse, en raison des effets persistants de la FCO sur la reconstitution des cheptels, selon La France Agricole. Un précédent comparable s’est produit dans le Morbihan en 2025 : plus de 600 élevages touchés, des pertes importantes sur les troupeaux ovins et bovins, rapportait Ouest-France.

La question de la vaccination concentre les tensions dans plusieurs territoires. Ailleurs en France, des situations conflictuelles ont émergé autour de l’obligation ou non de vacciner. Le débat entre éleveurs et autorités sanitaires reste vif.

Dans le Tarn, la vaccination reste pour l’heure volontaire. Les services vétérinaires poursuivent leurs passages dans les exploitations et appellent les éleveurs à se signaler en cas de symptômes. Une surveillance renforcée est maintenue jusqu’à l’été 2026, selon Élevage Tarn.

Prochaine étape : une campagne de vaccination hivernale est prévue pour les ovins du département, selon La France Agricole. La surveillance reste active jusqu’à l’été 2026 dans l’ensemble de la zone Occitanie.

Sources

Virginie Cazenave

Virginie Cazenave

Basée à Albi, elle traite le tourisme patrimonial, les tensions sur la viticulture gaillacoise, l'agriculture et les débats sur les services publics. Issue de Sciences Po Grenoble, elle a commencé en radio. Méthode : interroger les conservateurs, les viticulteurs, les élus, croiser les données de fréquentation avant de publier.

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