Tarn-et-Garonne : Anne Ius, première femme candidate aux sénatoriales du 27 septembre
La conseillère départementale PRG de Beaumont-de-Lomagne mise sur l'ancrage rural et le dialogue transpartisan pour conquérir l'un des deux sièges sénatoriaux du département.
Anne Ius, conseillère départementale du canton de Beaumont-de-Lomagne et présidente de Tarn-et-Garonne Tourisme, a annoncé sa candidature aux élections sénatoriales du 27 septembre 2026. Elle serait la première femme à se présenter à ce scrutin dans le département. Le scrutin, à deux sièges, se tiendra au suffrage indirect.
L’essentiel
- Date : Les élections sénatoriales dans le Tarn-et-Garonne se tiennent le 27 septembre 2026, pour deux sièges renouvelés.
- Première historique : Aucune femme n’a jamais été sénatrice du Tarn-et-Garonne ; Anne Ius est la première à se porter candidate, selon La Dépêche du Midi.
- Profil : Anne Ius, PRG, est conseillère départementale du canton de Beaumont-de-Lomagne et présidente de Tarn-et-Garonne Tourisme ; elle réside à Bourret.
- Collège électoral : Les grands électeurs - maires et délégués municipaux, soit 95 % du collège - ont été désignés le 5 juin 2026 par les conseils municipaux.
- Concurrence : Brigitte Barèges (RN) et Gérard Craïs (PS, maire d’Auty) ont également déclaré leur candidature.
Une candidature annoncée le 6 juin
Anne Ius a rendu publique sa candidature vendredi 6 juin 2026, au lendemain de la désignation des grands électeurs par les conseils municipaux du département. Fonctionnaire territoriale de profession et résidente à Bourret, elle est élue au conseil départemental depuis plusieurs années, sur le canton de Beaumont-de-Lomagne, en Lomagne, selon le site officiel du Département de Tarn-et-Garonne.
Elle préside par ailleurs Tarn-et-Garonne Tourisme, l’agence départementale de promotion touristique. C’est dans ce double ancrage - terrain élu et outil de développement local - qu’elle ancre sa légitimité à briguer un siège au Palais du Luxembourg.
« Jamais une femme n’a été sénatrice du Tarn-et-Garonne »
La formule, reprise en titre par La Dépêche du Midi, résume l’angle historique de sa candidature. Selon le journal, aucune femme n’a encore accédé à ce mandat dans le département depuis la création du Sénat de la Ve République.
Anne Ius se présente sous l’étiquette PRG (Parti radical de gauche). En 2024, elle avait déjà été candidate aux élections législatives dans la 2e circonscription du Tarn-et-Garonne sous cette même étiquette, selon Wikipedia et un site de suivi de campagne.
Un programme centré sur la ruralité et le dialogue transpartisan
Selon La Dépêche du Midi, son discours repose sur plusieurs axes : pragmatisme, défense de la ruralité, rigueur budgétaire des collectivités et dialogue entre sensibilités politiques différentes. Elle met également en avant la représentation des maires sans étiquette, qui constituent, selon elle, 94 % des élus municipaux au niveau national lors des dernières élections.
Cette orientation transpartisane cible directement le collège électoral des sénatoriales : les grands électeurs du Tarn-et-Garonne sont majoritairement des maires de petites communes rurales, souvent sans affiliation partisane affichée. Le département compte 195 communes, dont une large majorité de moins de 500 habitants.
Dans ce contexte, la candidature d’Anne Ius s’adresse autant aux élus de gauche qu’aux édiles centristes ou sans étiquette, à qui elle propose une représentation nationale ancrée dans les réalités de terrain. Sur la vie politique locale à Montauban, les tensions entre majorité et opposition municipale illustrent les fractures que la candidate dit vouloir dépasser à l’échelon départemental.
Contexte dans le Tarn-et-Garonne
Le Tarn-et-Garonne (82) est l’un des départements les moins peuplés d’Occitanie, avec environ 260 000 habitants. Sa représentation sénatoriale compte deux sièges, renouvelés tous les six ans. Les sénateurs sortants sont François Bonhomme (LR apparenté) et Pierre-Antoine Lévi (Union Centriste / Les Centristes), tous deux en fin de mandat.
Le scrutin est majoritaire à deux tours : les deux candidats arrivés en tête au second tour sont élus, à condition qu’aucun n’atteigne la majorité absolue au premier. Le collège électoral, désigné le 5 juin 2026 lors des conseils municipaux, est composé à 95 % de maires et de conseillers municipaux, selon La Dépêche du Midi.
La campagne financière est ouverte depuis le 1er mars 2026, avec obligation de nommer un mandataire financier, conformément aux règles fixées par la préfecture de Tarn-et-Garonne et le Sénat. Le précédent renouvellement de ces deux sièges remontait au 27 septembre 2020.
Un scrutin à quatre candidatures déclarées
Anne Ius n’est pas seule en lice. Brigitte Barèges, ancienne maire de Montauban et candidate investie par le Rassemblement National, a annoncé sa candidature en mai 2026, selon La Dépêche du Midi. Une période d’inéligibilité la concernant doit être soldée au 11 juillet 2026, date à partir de laquelle sa candidature serait pleinement recevable.
Du côté socialiste, Gérard Craïs, maire d’Auty, a également déclaré sa candidature et dévoilé les axes de sa campagne, selon L’Opinion Indépendante. Les éventuelles candidatures des sénateurs sortants ou de leurs proches n’ont pas encore été confirmées dans les sources disponibles à ce stade.
La vie publique montalbanaise reste animée en cette période électorale : le département accueille aussi des événements culturels et sportifs, comme un match amical TFC-Rodez prévu le 25 juillet à Montauban ou le match des Phœnix à Sapiac début juin.
Prochaine étape
Le scrutin se tient le 27 septembre 2026. La composition définitive des listes de candidats sera arrêtée par la préfecture dans les semaines précédant l’élection, selon le calendrier officiel fixé par le ministère de l’Intérieur.
Sources
- La Dépêche du Midi : Jamais une femme n'a été sénatrice du Tarn-et-Garonne : Anne Ius candidate aux élections sénatoriales de septembre 2026
- Wikipédia : Élections sénatoriales de 2026 en Tarn-et-Garonne
- Département de Tarn-et-Garonne (officiel) : Anne Ius – fiche élue
- La Dépêche du Midi : Élections sénatoriales en Tarn-et-Garonne : comment sont désignés les grands électeurs