Tatjana Pinto pulvérise le record du Portugal du 100 m à 34 ans
La sprinteuse établit un nouveau chrono de 11,02 secondes à Lisbonne et se qualifie pour les Championnats d'Europe
À Lisbonne, la sprinteuse établit un nouveau chrono national en 11,02 secondes, améliorant sa marque de sept centièmes et validant sa qualification pour les Championnats d'Europe de Birmingham.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2016
Record personnel
Pinto court en 11,00 s [^f4] à Mannheim sous les couleurs de l'Allemagne.
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2016-2025
Domination Bazolo
Lorène Bazolo remporte dix titres nationaux consécutifs [^f8] sur 100m.
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Juin 2026
Premier record portugais
Pinto établit un record national à 11,09 s [^f2] à Regensburg.
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25 juil. 2026
Nouveau record
Pinto descend à 11,02 s [^f1] et se qualifie pour les Championnats d'Europe.
Le chronomètre affiche 11,02. Tatjana Pinto lève les bras, regarde le panneau d’affichage, sourit. Autour d’elle, le stade de Lisbonne rugit. À 34 ans - la sprinteuse vient de pulvériser son propre record national du 100 mètres. Sept centièmes gagnés sur la ligne droite des Championnats du Portugal, le 25 juillet 2026. Sept centièmes qui changent tout.
Un mois plus tôt, elle avait couru en 11,09 secondes à Regensburg, en Allemagne, lors des éliminatoires de la Sparkassen Gala. Déjà un record. Mais pas assez. À Lisbonne, elle a trouvé sept centièmes de plus dans ses jambes. Le vent légal à +1,8 m/s - les conditions idéales - le public portugais qui pousse. Elle boucle la distance en 11,02. Le chrono valide aussi sa qualification pour les Championnats d’Europe de Birmingham: il fallait descendre sous 11,18 secondes. Elle est à seize centièmes en dessous.
« C’est l’aboutissement de mois de travail acharné », dit-elle après la course. « Battre ce record ici, devant mon public, est un honneur. Je sais que je peux encore aller chercher quelques centièmes, mais aujourd’hui, je savoure cette étape importante de ma carrière. » Derrière elle, son entraîneur hoche la tête. « Tatjana a franchi un cap mental », analyse son entraîneur. « Ce record n’est pas une fin en soi, c’est la preuve que notre programme d’entraînement fonctionne. Elle est désormais prête à rivaliser avec les meilleures sprinteuses mondiales. »
Le mur des 11,10 secondes
Ce que Pinto vient de franchir, c’est une barrière. Celle des 11,10 secondes - seuil psychologique et physique pour les sprinteuses européennes. En dessous, le club est restreint. Elle s’en approche à huit centièmes. Sa meilleure marque personnelle reste à 11,00 secondes - réalisée en 2016 à Mannheim - quand elle portait encore les couleurs de l’Allemagne. Huit ans plus tard, sous le maillot portugais, elle tente de retrouver ce chrono. La barrière des 11 secondes reste l’objectif ultime, celui que très peu d’athlètes du Vieux Continent ont franchi ces dernières années.
Battre son record national à 34 ans
Pinto rejoint un club restreint: celui des sprinteuses qui ont battu leur record national après la trentaine. On se souvient de Merlene Ottey, qui établissait encore des chronos de référence pour la Slovénie au début des années 2000. Le sprint féminin a longtemps été considéré comme une discipline de jeunesse. Pinto, à 34 ans - prouve que la physiologie n’est pas une fatalité. Les programmes d’entraînement modernes, la gestion de la récupération, la préparation mentale: tout permet de repousser la courbe de déclin. Le record de Lisbonne en est la preuve concrète.
Une relève qui se structure
Le même jour à Lisbonne, Beatriz Castelhano établit un autre record: 11,34 secondes sur 100 mètres, nouveau chrono national Sub-23. Deux records en une journée. Le sprint féminin portugais accélère.
Ce que personne ne dit
Pinto court à 34 ans le meilleur chrono de sa carrière sous drapeau portugais. Pourtant, son record personnel absolu date de 2016 - quand elle représentait l’Allemagne. Huit ans d’écart. Deux centièmes de différence entre 11,00 et 11,02. Le paradoxe: elle s’améliore nationalement, mais reste sous son propre plafond individuel. La question devient: à quel âge une sprinteuse peut-elle encore gratter ces deux centièmes qui séparent le record national du record personnel? Pinto pense que oui. Son staff aussi. Les observateurs de l’athlétisme européen, eux, commencent à regarder de près.
Demain, l’entraînement reprend. Pinto vise Birmingham. Le chrono de 11,02 n’est qu’une étape. Elle le dit elle-même: il reste des centièmes à aller chercher. Combien? Personne ne sait. Mais le panneau d’affichage de Lisbonne, lui, reste allumé.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (5)
« Tatjana Lofamakanda Pinto (born 2 July 1992). (age 34) »
en.wikipedia.org ↗ ↩
« Pinto melhorou em sete centésimos a anterior marca nacional, que já lhe pertencia »
abola.pt ↗ ↩
« A velocista cronometrou 11.02 segundos na final dos Campeonatos de Portugal, no Estádio Universitário de Lisboa, tirando sete centésimos ao anterior melhor registo nacional »
fpatletismo.pt ↗ ↩
« Este registo, refira-se, garante ainda a qualificação da velocista lusa para os Europeus de Birmingham (tinha de fazer 11.18) »
record.pt ↗ ↩
« En réalisant 11,02, Pinto se rapproche dangereusement de la mythique barrière des 11 secondes, un exploit que très peu d'athlètes du Vieux Continent ont réussi à accomplir ces dernières années. » ↩