Tennis : le mercato équipementiers français reste calme depuis 2025
Depuis les départs de Lucas Pouille et Chloé Paquet vers Celio en janvier 2025, le marché des équipementiers tricolores n'a pas connu de rupture majeure
Un an et demi après les derniers grands mouvements, le marché des équipementiers du tennis français reste globalement stable. Seuls Lucas Pouille et Chloé Paquet avaient quitté Le Coq Sportif pour Celio, en janvier 2025.
L’essentiel
- Fait 1 : Lucas Pouille et Chloé Paquet ont quitté Le Coq Sportif pour rejoindre le groupe Celio, un départ confirmé en janvier 2025
- Fait 2 : Novak Djokovic avait critiqué publiquement Lacoste le 10 juillet 2024, à Wimbledon, sur la distribution insuffisante de ses produits
- Fait 3 : Arthur Fils est équipé par trois marques, Babolat, Lacoste et Asics
- Fait 4 : Carlos Alcaraz a remporté Wimbledon 2024 avec une raquette Babolat, marque qui fêtait alors ses 30 ans sur le tournoi
- Fait 5 : Giovanni Mpetshi Perricard joue avec des raquettes Babolat et porte des tenues Nike
Aucune vague de ruptures de contrats n’a été enregistrée chez les meilleurs joueurs français depuis les derniers mouvements documentés. Le dossier équipementiers, souvent agité en période de Grand Chelem, s’est apaisé depuis un an et demi.
Une rentrée sans rupture chez les cadres tricolores
Arthur Fils, tête d’affiche de la nouvelle génération, conserve son portefeuille de partenaires constitué autour de Babolat pour la raquette, Lacoste pour le textile et Asics pour les chaussures, une répartition confirmée lors de Wimbledon 2024 et jamais remise en cause depuis, selon Tennis.com et Babolat. Même stabilité chez Giovanni Mpetshi Perricard, équipé en raquettes Babolat et en vêtements Nike, d’après Open 6ème Sens - Tennis. Gaël Monfils, lui, reste fidèle à Decathlon et sa marque Artengo depuis 2022, comme le rappelle L’Équipe.
L’algarade Djokovic-Lacoste, toujours dans les mémoires
Le seul accroc marquant reste extérieur au clan français par la nationalité du joueur mais touche directement une marque tricolore. Le 10 juillet 2024, en marge de Wimbledon, Novak Djokovic avait publiquement reproché à Lacoste une distribution et une promotion jugées insuffisantes de ses produits, selon We Love Tennis, Tennis World FR et Sportskeeda. L’équipementier, qui continue par ailleurs ses partenariats avec plusieurs joueurs, avait alors dû gérer cette critique inhabituelle venue d’un de ses ambassadeurs les plus en vue.
Sur le matériel justement, la Fédération française de tennis continue de multiplier les contenus pédagogiques destinés aux compétiteurs amateurs, à l’image de cette vidéo consacrée au choix d’une raquette, publiée par @FFTennis.
Pouille et Paquet, les seuls grands départs confirmés
Le mouvement le plus net du secteur reste celui annoncé en janvier 2025 : Lucas Pouille et Chloé Paquet ont quitté Le Coq Sportif pour rejoindre le groupe Celio, selon SportsMarketing.fr et 20minutes.fr. Celio bâtit depuis une stratégie commerciale autour du tennis français, avec dans son giron Pouille, mais aussi Benoît Paire et Corentin Moutet, d’après Sport Mag. Depuis cette annonce, aucun autre changement d’équipementier n’a été signalé chez les joueurs français classés dans le top mondial.
Contexte : des marques françaises toujours au centre du jeu
Babolat reste l’équipementier de raquettes dominant chez les joueurs tricolores de haut niveau, selon Sport Buzz Business, une position confirmée par les choix d’Arthur Fils et de Giovanni Mpetshi Perricard. Lacoste, malgré la sortie de Djokovic, poursuit ses partenariats avec des joueurs de tennis, tout en faisant face à des critiques ponctuelles sur sa gestion des contrats, notent We Love Tennis. Ce duo de marques françaises, historiquement associées à la petite balle jaune, continue de peser sur un marché où les montants des contrats restent rarement rendus publics.
Pour l’instant, le dossier équipementiers du tennis français ne connaît pas de nouveau mouvement d’ampleur depuis les départs confirmés début 2025.