Tennis : Tsitsipas rompt définitivement avec son père et mise sur Mouratoglou
À deux jours de Wimbledon, le Grec Stefanos Tsitsipas (88e) officialise la fin de la collaboration avec son entraîneur de père, Apostolos, et intègre le staff de Patrick Mouratoglou pour tenter de relancer sa carrière.
Stefanos Tsitsipas, 27 ans, désormais 88e mondial, a annoncé ce 28 juin la séparation définitive d'avec son père et coach historique Apostolos. Il s'est tourné vers la Mouratoglou Academy, avec Thomas Perrin comme entraîneur principal et Patrick Mouratoglou en superviseur. Premier test Hugo Gaston au 1er tour de Wimbledon.
L’essentiel
- Fait 1 : Stefanos Tsitsipas (27 ans) a officiellement mis fin à sa collaboration avec son père et entraîneur Apostolos Tsitsipas, le 28 juin 2026.
- Fait 2 : Le Grec, retombé au 88e rang mondial, recrute Thomas Perrin comme entraîneur principal.
- Fait 3 : Cette décision intervient après une élimination précoce au 1er tour du tournoi de Majorque face au Péruvien Ignacio Buse (7-6[4], 6-3) le 23 juin.
- Fait 4 : Le premier défi de ce nouveau staff aura lieu contre le Français Hugo Gaston au 1er tour de Wimbledon 2026.
Une séparation devenue inévitable
Le torchon brûlait depuis plusieurs mois entre Stefanos Tsitsipas et son père Apostolos. Les images de tensions pendant les matchs, les discussions houleuses sur le banc. Mais cette fois, c’est définitif. Comme l’a rapporté Tennis Temple, le Grec de 27 ans a officiellement mis un terme à la relation professionnelle avec celui qui l’a coaché depuis l’enfance. « Plus je vieillis, plus il devient difficile de maintenir une relation de travail stable avec mon père. » a-t-il confié, selon des propos rapportés par Clay.
Ce divorce sportif était dans l’air depuis la chute libre au classement. 88e mondial ce 29 juin, Tsitsipas n’a plus gagné un seul titre en 2026. Sa dernière apparition à Majorque, le 23 juin, s’est soldée par une défaite dès le premier tour contre Ignacio Buse (7-6[4], 6-3). Un nouveau revers qui a précipité la décision.
Un staff Mouratoglou pour redresser la barre
Pour reconstruire, Tsitsipas a choisi la structure qui a fait ses preuves avec Serena Williams, Coco Gauff ou encore Grigor Dimitrov : la Mouratoglou Academy. Le nouveau staff est calqué sur le modèle de l’académie : Thomas Perrin, entraîneur du programme haut niveau, sera le coach principal au quotidien. Patrick Mouratoglou supervisera l’ensemble et l’accompagnera sur certains tournois, selon ses disponibilités, comme l’a précisé Tennis Now.
La collaboration est prévue jusqu’à la fin de la saison 2026. Un contrat test pour voir si l’alchimie opère. Tsitsipas n’a plus rien à perdre : « Je veux désormais prendre mes propres décisions pour la suite de ma carrière », a-t-il déclaré, cité par Tennis Now.
Premier test grandeur nature : Wimbledon face à Hugo Gaston
Le premier rendez-vous de cette nouvelle ère tombe à pic (ou à l’eau, selon le point de vue). Ce sera face au Français Hugo Gaston, au premier tour de Wimbledon 2026. Un adversaire mal classé (121e) mais dangereux sur herbe, comme il l’a montré en 2020 face à Dominic Thiem. Pour Tsitsipas, c’est l’occasion de montrer que le changement de staff porte déjà ses fruits. Mais le chemin sera long : le Grec n’a plus gagné de match à Wimbledon depuis 2023.
Contexte dans le tennis français
Le choix de Tsitsipas n’est pas anodin : la Mouratoglou Academy est basée à Biot, dans les Alpes-Maritimes, et constitue l’un des centres d’entraînement les plus réputés d’Europe. Pour les joueurs français, ce recrutement est une preuve supplémentaire de l’influence croissante de Patrick Mouratoglou dans le tennis masculin. Après avoir coaché des champions, il supervise désormais un ancien numéro 3 mondial en pleine reconstruction. Le match contre Hugo Gaston sera aussi un duel franco-grec très scruté.
Prochaine étape : Wimbledon
Rendez-vous le 29 ou 30 juin pour le premier tour de Wimbledon. Stefanos Tsitsipas devra battre Hugo Gaston pour lancer sa nouvelle collaboration sous les projecteurs londoniens. Une défaite précipiterait sans doute les critiques sur un choix radical. Mais pour le joueur grec, il était temps de couper le cordon.