Territoire de Belfort : le bâtiment séduit la génération Z avec des métiers résilients face à l’IA

Face au chômage des jeunes, l'artisanat du bâtiment attire par son caractère non délocalisable et sa résistance à l'IA, comme le montre une opération dans les collèges du Territoire de Belfort.

Territoire de Belfort : le bâtiment séduit la génération Z avec des métiers résilients face à l'IA
Illustration Thierry Muller / info.fr

Dans le Territoire de Belfort, les métiers du bâtiment gagnent en attrait auprès des jeunes. Un article de L'Est Républicain et les actions de la CAPEB 90 illustrent cette tendance, portée par des emplois concrets et résilients face à l'IA.

L’essentiel

  • 21,5 % : le taux de chômage des 15-24 ans en France (INSEE, cité par L’Est Républicain).
  • 1,5 million : le nombre de NEET (jeunes sans emploi, ni études, ni formation) fin 2025.
  • Plus de 20 collèges du Territoire de Belfort et de Haute-Saône ont participé aux Artisans Messagers, touchant environ 300 élèves.
  • 10 trimestres consécutifs de baisse d’activité dans le bâtiment local, selon le président de la CAPEB 90, Francis Voelin.

Des métiers qui résistent à l’IA et à la délocalisation

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Dans un article publié le 13 juin 2026, L’Est Républicain (édition Belfort-Héricourt-Montbéliard) met en lumière l’attrait croissant des métiers du bâtiment auprès de la génération Z dans le Territoire de Belfort. Le journal cite des jeunes attirés par des emplois « qui ont du sens, non délocalisables, qui ne seront pas remplacés par l’IA ».

Cette perception contraste avec le contexte national difficile pour les 15-24 ans : le chômage atteint 21,5 % des actifs de cette tranche d’âge, et le nombre de NEET (jeunes sans emploi, ni études, ni formation) a dépassé 1,5 million fin 2025, selon les données INSEE citées par le quotidien régional.

Le contexte national : un chômage élevé qui pousse vers l’artisanat

L’article de L’Est Républicain rappelle que le taux de chômage des moins de 25 ans en France est de 20,9 %, contre 9,3 % aux Pays-Bas et 7,1 % en Allemagne (chiffres Eurostat). Face à cette situation, le secteur du bâtiment apparaît comme une alternative concrète. « Les jeunes recherchent un métier où ils peuvent voir le résultat de leur travail, toucher la matière », explique un artisan cité par le journal.

Les Artisans Messagers : une opération de terrain dans les collèges

La CAPEB (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) du Territoire de Belfort mène depuis une trentaine d’années l’opération Artisans Messagers, reconnue par le ministère de l’Éducation nationale. Le principe : d’anciens artisans retraités interviennent une journée dans les collèges pour faire découvrir les métiers du bâtiment par la pratique.

Au collège Vauban de Belfort, une vingtaine d’élèves de 5e ont monté une maquette de maison encadrés par trois anciens professionnels (un plombier-chauffagiste et deux peintres). Dans le Territoire de Belfort et la Haute-Saône, plus de 20 collèges ont participé au dernier trimestre de l’année scolaire 2025-2026, touchant près de 300 élèves, rapporte le site Le Moniteur.

Contexte dans le Territoire de Belfort

Avec environ 140 000 habitants, le Territoire de Belfort est marqué par un tissu de petites et moyennes entreprises artisanes. Le secteur du bâtiment y représente une part importante de l’emploi local, mais connaît des difficultés conjoncturelles. Selon la CAPEB 90, la filière subit dix trimestres consécutifs de baisse d’activité, et les trésoreries sont sous tension.

Le président de la CAPEB 90, Francis Voelin, interrogé par Le Trois, alerte : « Les artisans ont de moins en moins le moral. » Malgré ce contexte, l’enthousiasme des jeunes pour ces métiers semble se maintenir, porté par la perspective d’un emploi stable et non délocalisable.

Un secteur en tension, mais des vocations encouragées

L’opération Artisans Messagers, qui mobilise des bénévoles et bénéficie du soutien de la préfecture (programme Cité de l’Emploi), vise à susciter des vocations dès le collège. Les retours sont jugés positifs par la CAPEB, même si le nombre d’apprentis reste encore insuffisant face aux besoins de renouvellement des générations. La prochaine étape : renforcer ces interventions dans les établissements scolaires du département, tandis que le gouvernement planche sur des mesures pour revaloriser les filières manuelles.

Thierry
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Sources

Thierry Muller

Thierry Muller

Thierry est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Territoire de Belfort (90), avec Belfort pour chef-lieu. Spécialité du département : Alstom Belfort et industrie energetique GE. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

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