Tiques en Haute-Savoie : la préfecture rappelle les gestes essentiels avant les balades

La Préfecture 74 relaie les consignes de protection contre les tiques à l'approche des activités estivales en forêt et en montagne.

Tiques en Haute-Savoie : la préfecture rappelle les gestes essentiels avant les balades
Illustration Kevin Favre / info.fr

La Préfecture de Haute-Savoie a publié le 25 mai 2026 un rappel officiel sur les risques liés aux tiques. Le département est le plus touché de France par l'encéphalite à tiques. Randonneurs et familles sont invités à appliquer des gestes simples avant, pendant et après chaque sortie.

La Préfecture de Haute-Savoie a diffusé le 25 mai 2026 un message de prévention sur les tiques, à l’heure où les activités de plein air reprennent avec les beaux jours. Forêts, hautes herbes, alpages : les zones à risque sont nombreuses dans le département. Le message, relayé via le compte officiel @Prefet74, renvoie vers la page préfectorale mise à jour le 14 avril 2026.

L’essentiel

  • Rappel officiel : Tweet @Prefet74 du 25 mai 2026 avec lien vers la page de prévention mise à jour le 14 avril 2026.
  • Département le plus touché : 14 cas d’encéphalite à tiques sur 71 nationaux recensés en 2021-2023 en Haute-Savoie (données Santé publique France).
  • Cluster 2024 : 11 cas signalés dans la zone Thônes-Annecy, dont 6 éleveurs.
  • Exposition régionale : Environ 6 % des habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes déclaraient avoir été piqués dans l’année (données 2024, Santé publique France).
  • Deux maladies principales : borréliose de Lyme et encéphalite à tiques (TBE), toutes deux présentes en Haute-Savoie.

Ce que recommande la préfecture

La page officielle de la Préfecture de Haute-Savoie détaille une liste de précautions concrètes. Avant de partir, il s’agit de porter des vêtements longs et de couleur claire : pantalon rentré dans les chaussettes, chemise rentrée dans le pantalon, chapeau. La préfecture recommande également d’emporter un tire-tique et un désinfectant.

Sur le terrain, le conseil est de rester sur les sentiers balisés et d’éviter les herbes hautes, les broussailles et les sous-bois denses. Des inspections régulières du corps et des vêtements sont recommandées pendant l’activité.

Au retour, une douche est conseillée, ainsi qu’un lavage des vêtements. L’inspection du corps doit être minutieuse, en particulier dans les zones chaudes et humides : aisselles, aine, cuir chevelu, derrière les genoux. Cette vérification doit être répétée les jours suivants.

En cas de piqûre : procédure précise

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En cas de morsure avérée, la préfecture et l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes indiquent de retirer la tique rapidement avec un tire-tique - sans l’écraser - puis de désinfecter la zone. Il ne faut pas utiliser d’éther, d’huile ou d’alcool pour extraire la tique.

La consultation médicale est recommandée si une plaque rouge circulaire (érythème migrant, signe de Lyme) apparaît dans les jours suivants, ou en cas de fièvre, fatigue inhabituelles, douleurs articulaires ou troubles neurologiques. Ces symptômes peuvent signaler une encéphalite à tiques (TBE) ou une borréliose de Lyme.

La plateforme CiTIQUE, portée par l’INRAE et l’ANSES, permet de signaler les piqûres et d’alimenter la surveillance nationale.

Contexte en Haute-Savoie

La Haute-Savoie est le département français le plus exposé à l’encéphalite à tiques (TBE). Sur les 71 cas nationaux recensés entre 2021 et 2023 par Santé publique France, 14 provenaient du département, selon des données reprises par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes et Radio Mont Blanc. En 2024, un cluster de 11 cas a été identifié dans une zone limitée entre Thônes et Annecy, dont six concernaient des éleveurs.

L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes classe la région comme la plus exposée de France aux maladies vectorielles à tiques, aux côtés de l’Ain. En 2024, 62 cas d’encéphalite à tiques ont été déclarés à l’échelle nationale (données MesVaccins.net), dont la majorité en Haute-Savoie selon l’ARS.

L’encéphalite à tiques peut provoquer des séquelles neurologiques dans 10 à 20 % des cas et un taux de mortalité de 2 à 3 %, selon la page préfectorale. La borréliose de Lyme peut entraîner des complications articulaires et neurologiques si elle est prise en charge tardivement. La Haute-Savoie combine plusieurs facteurs aggravants : massifs forestiers denses, pâturages d’altitude, et fréquentation touristique élevée au printemps et en été. Les services de sécurité d’Auvergne-Rhône-Alpes sont régulièrement mobilisés pour coordonner les alertes sanitaires à l’échelle régionale.

Un rappel saisonnier récurrent

La Préfecture de Haute-Savoie a déjà publié des rappels similaires en mai 2025 et septembre 2025. Le tweet du 25 mai 2026 tague @ONF_Officiel et @ARS_ARA_SANTE, associant forestiers et autorité sanitaire régionale au message. Environ 6 % des habitants de la région déclaraient avoir été piqués dans l’année, selon les données 2024 de Santé publique France - un chiffre qui illustre la fréquence du contact avec le parasite dans ce territoire.

Le risque concerne l’ensemble des usagers de la nature : randonneurs, cyclistes, cueilleurs de champignons, jardiniers, éleveurs. La période de pic d’activité des tiques s’étend du printemps à l’automne, avec une pointe entre avril et juillet.

Prochaine étape

Les rappels de prévention devraient se poursuivre tout au long de l’été, en lien avec le calendrier des grandes randonnées et des camps en plein air. La page de la Préfecture de Haute-Savoie reste consultable à tout moment pour les gestes à jour.

Sources

Kevin Favre

Kevin Favre

Kevin est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Haute-Savoie (74), avec Annecy pour chef-lieu. Spécialité du département : Mont-Blanc/Chamonix et frontaliers Genève. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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