Tomblaine : un hommage silencieux aux 11 victimes du crash aérien
Un rassemblement silencieux est organisé ce jeudi 2 juillet à Tomblaine en mémoire des 11 personnes tuées dans le crash d’un avion de parachutisme le 28 juin.
La commune de Tomblaine se recueille ce jeudi 2 juillet. Un rassemblement silencieux est prévu à 11h devant l’Hôtel de Ville, avec dépôt de gerbe. Le crash du 28 juin a fait 11 victimes.
L’essentiel
- 11 morts : le crash d’un Pilatus PC-6 le 28 juin 2026 à Tomblaine a tué 11 personnes, dont le pilote, cinq moniteurs et cinq infirmiers libéraux.
- Rassemblement silencieux : la mairie invite la population à se recueillir ce jeudi 2 juillet à 11h devant l’Hôtel de Ville.
- Drapeaux en berne : les vingt-sept communes de la Métropole du Grand Nancy ont mis leurs drapeaux en berne en signe de deuil.
- Enquête ouverte : le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour homicides involontaires, le BEA mène une enquête technique.
Un hommage silencieux devant la mairie
Ce jeudi 2 juillet, à 11 heures précises, la commune de Tomblaine s’arrête. Sur invitation du maire Hervé Féron, les habitants sont conviés à un rassemblement silencieux devant l’Hôtel de Ville. Un dépôt de gerbe est prévu devant l’Arbre de la Paix, symbole de recueillement. « La municipalité invite la population à se joindre à ce moment de recueillement », indique le communiqué officiel de la ville.
Le journal L’Est Républicain relaie l’appel de la mairie et précise que les personnes présentes pourront déposer une fleur ou un mot. Les drapeaux de la ville sont déjà en berne depuis dimanche.
Un vol de baptême qui tourne au drame
Le dimanche 28 juin 2026, vers 11h, un avion de parachutisme Pilatus PC-6 s’est écrasé au sol rue Salvador Allende, à Tomblaine. L’appareil, parti de l’aérodrome de Nancy-Essey, transportait onze personnes : le pilote, cinq moniteurs de la structure Tandemotion basée à Ancy-Dornot (Moselle) et cinq infirmiers libéraux qui effectuaient un baptême de l’air. Selon les informations fournies par le parquet, les cinq passagers étaient des infirmiers libéraux. Aucun survivant n’a été extrait de la carcasse incendiée.
L’accident est le plus meurtrier de l’aviation légère en France depuis plusieurs années. Selon le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), le Pilatus PC-6 est un monomoteur à turbopropulseur réputé pour sa robustesse, utilisé couramment pour le parachutisme. Les causes du crash restent inconnues à ce stade.
Des victimes aux profils divers
Parmi les onze disparus, le pilote est âgé de 44 ans, originaire de la région. Les cinq moniteurs de Tandemotion étaient tous des parachutistes expérimentés. La plateforme Tandemotion, spécialisée dans les sauts en tandem, emploie une dizaine de moniteurs sur le site d’Ancy-Dornot. Les cinq passagers, tous infirmiers libéraux, avaient entre 25 et 35 ans. La profession a exprimé son émotion à travers plusieurs communiqués. « C’est une perte terrible pour la profession libérale », a déclaré le syndicat des infirmiers.
Une onde de choc nationale
Dès l’annonce du drame, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et le ministre des Transports Philippe Tabarot se sont rendus sur place. La Métropole du Grand Nancy a mis les drapeaux en berne dans ses vingt communes et ouvert des registres de recueillement dans plusieurs mairies. « Le Grand Nancy est en deuil », a déclaré la présidence de la métropole. Des centaines d’anonymes ont déjà signé les registres mis à disposition.
Le maire de Tomblaine, Hervé Féron, a exprimé sa « profonde tristesse » dans un communiqué : « Nous perdons onze vies, dont cinq jeunes qui voulaient découvrir les sensations du ciel. Tomblaine pleure. » Une cellule psychologique a été activée dans la commune.
Contexte dans la Meurthe-et-Moselle
Tomblaine, commune de près de 9 000 habitants située dans la banlieue est de Nancy, n’avait jamais connu un tel drame aérien. L’aérodrome de Nancy-Essey, qui jouxte la commune, accueille principalement l’aviation de tourisme et de loisirs. Le crash a suscité une vive émotion dans tout le département, rappelant d’autres catastrophes aériennes régionales, comme le crash d’un avion de tourisme en 2010 à Lunéville.
Dans la même région, une enquête a été ouverte à Metz-Queuleu après la mort d’un détenu. À Laval, une cérémonie a permis l’accueil de 25 nouveaux citoyens naturalisés (lire notre article). Sur le plan économique, le département reste marqué par une activité industrielle et tertiaire centrée sur Nancy.
Deux enquêtes en parallèle
Le parquet de Paris, via son pôle accidents collectifs, a ouvert une information judiciaire pour homicides involontaires. Parallèlement, le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) a dépêché des experts sur site pour déterminer les causes techniques du crash. Les boîtes noires ont été récupérées et sont en cours d’analyse. Les premiers éléments n’ont pas encore été rendus publics. Les familles des victimes ont été informées et une cellule psychologique a été mise en place.
Ce jeudi, la priorité reste au recueillement. L’enquête, elle, devra établir les responsabilités pour que ce drame ne se reproduise pas.
- 2 juillet 2026 : « Le dimanche 28 juin 2026, vers 16h, un avion de parachutisme Pilatus P » corrigé en « Le dimanche 28 juin 2026, vers 11h, un avion de parachutisme Pilatus P », à la suite du signalement d'un lecteur.