Top 14 : la première ligne de La Rochelle en crise avant le mercato 2026

Avec les départs d’Atonio, Wardi et Sclavi, et les blessures graves de Skelton et Moerat, le Stade Rochelais doit repenser sa première ligne dans l’urgence.

Top 14 : la première ligne de La Rochelle en crise avant le mercato 2026
Illustration Paul Vidauban / info.fr

Le Stade Rochelais aborde l’intersaison 2026 avec une première ligne exsangue. Après les arrêts d’Uini Atonio et les départs de Reda Wardi et Joël Sclavi, les deux recrues phares Will Skelton et Salmaan Moerat sont gravement blessées avant même d’avoir joué. Le mercato s’annonce décisif.

L’essentiel

  • 12 départs officialisés : neuf joueurs majeurs quittent le Stade Rochelais cet été, dont trois piliers internationaux.
  • Uini Atonio arrêté : le pilier droit de 35 ans a mis fin à sa carrière le 28 janvier 2026 après un accident cardiaque.
  • Blessures longues : Will Skelton (tendon d’Achille) et Salmaan Moerat (cervicales) sont forfait jusqu’à la fin de saison 2026/27.
  • Hémorragie à droite : Reda Wardi et Joël Sclavi, les deux meilleurs piliers droits, partent respectivement à Montpellier et Leicester.
  • 8 arrivées pour 12 départs : le recrutement est insuffisant pour compenser les pertes, selon les observateurs.

Le Stade Rochelais vit un été 2026 sous haute tension. Alors que le Top 14 est terminé depuis plusieurs semaines, le club maritime doit gérer une vague de départs sans précédent, particulièrement en première ligne. Entre l’arrêt cardiaque d’Uini Atonio en janvier, le retour de Reda Wardi à Montpellier, le départ de Joël Sclavi pour Leicester et les blessures graves des deux recrues sud-africaines Will Skelton et Salmaan Moerat, le staff rochelais se retrouve face à un casse-tête sportif.

Une première ligne décimée

Le 28 janvier 2026, le pilier droit Uini Atonio, 35 ans, double champion d’Europe avec La Rochelle (2022, 2023) et pilier du XV de France, annonçait la fin de sa carrière après un accident cardiaque qui l’avait placé en soins intensifs. Un choc pour le club, comme l’a rapporté Ouest-France. Dans la foulée, Reda Wardi, ailier au club depuis sept saisons, officialisait son retour à Montpellier Hérault Rugby, signature actée le 27 janvier. Puis le 4 mars, Joël Sclavi annonçait son départ pour les Leicester Tigers, laissant un vide béant à droite de la mêlée rochelaise.

Sur X, le compte BettingRugby999 résumait la situation fin juin : « À droite c’est catastrophique… Tu perds Wardi et Sclavi tes deux meilleurs piliers. » Effectivement, le Stade Rochelais perd ses deux titulaires du poste de pilier droit, sans avoir encore trouvé de remplaçant de calibre international.

Les renforts tombent gravement malades

Pour compenser ces départs, la direction sportive avait misé sur le recrutement de deux Sud-Africains : le deuxième ligne Will Skelton (ex-Saracens) et le capitaine des Stormers Salmaan Moerat. Mais les plans ont été réduits à néant par les blessures. Le 28 mars 2026, Skelton était victime d’une rupture du tendon d’Achille, le rendant forfait jusqu’à la fin de la saison 2026/27, selon L’Équipe. Pire encore, Salmaan Moerat, recrue phare annoncée en grande pompe, a subi une grave blessure cervicale (vertèbres C4-C5) diagnostiquée en juin 2026, avant même d’avoir posé un crampon à La Rochelle, comme l’a révélé Rugbyrama.

Le consultant CixtoPronos soulignait sur X : « Remplacer Uini Atonio ne sera pas une mince affaire… les blessures de Moerat et Skelton seront les deux grands dossiers. »

Un mercato déséquilibré

Au total, le Stade Rochelais enregistre 12 départs officialisés pour cette intersaison, dont neuf joueurs majeurs, contre seulement huit arrivées planifiées. Le déséquilibre est flagrant. Si le club a déjà recruté quelques jeunes espoirs et des joueurs de deuxième division, aucun nom rassurant n’a encore été annoncé pour la première ligne. Selon Actu.fr, le staff s’inquiète particulièrement de l’indisponibilité prolongée de Salmaan Moerat, absent « pendant un bon moment », avait précisé Sud Ouest dès juin.

Contexte en Charente-Maritime

La Rochelle, préfecture de la Charente-Maritime et troisième ville de Nouvelle-Aquitaine (près de 80 000 habitants), est un bastion du rugby français. Le Stade Rochelais, qui évolue au stade Marcel-Deflandre (16 000 places), est le club phare du département. Après avoir remporté la Coupe d’Europe en 2022 et 2023, le club s’est installé parmi l’élite du Top 14. Mais cet été, la crise de la première ligne menace de freiner son ambition. Avec une économie locale très dépendante du tourisme et de la plaisance, le rugby occupe une place centrale dans l’identité rochelaise. Les supporters, habitués aux exploits européens, regardent avec anxiété ce mercato délicat.

Prochaine étape : le recrutement d’urgence

Le Stade Rochelais dispose encore de quelques semaines pour finaliser son effectif avant la reprise du Top 14 prévue en août. La priorité absolue est de trouver un ou deux piliers droits de niveau international capables de pallier les absences. Les noms de quelques joueurs libres circulent, mais rien n’a filtré sur d’éventuelles négociations. Le staff médical suit également de près l’évolution de Salmaan Moerat, dont le retour n’est pas attendu avant plusieurs mois. L’été 2026 s’annonce décisif pour le présent et l’avenir du club maritime.

Paul
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Sources

Paul Vidauban

Paul Vidauban

Paul est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans le sport automobile : Formule 1, MotoGP, rallye et endurance. Il distingue toujours la performance machine de la performance pilote, décrypte les stratégies (pneus, arrêts, drapeaux) et les transferts d'écuries, et resitue chaque course dans le classement du championnat.

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