À Toulon, le préfet du Var commémore le 111e anniversaire du génocide arménien
Cérémonie solennelle place Gabriel Péri avec dépôt de gerbe et hommage aux 1,5 million de victimes.
Le 24 avril 2026, Toulon a marqué le 111e anniversaire des arrestations de 1915 qui ont déclenché le génocide arménien. Une cérémonie officielle s’est tenue en présence du préfet du Var, des autorités locales et des représentants de la communauté arménienne.
Une cérémonie de commémoration s’est déroulée ce jeudi 24 avril 2026 à Toulon, en présence du préfet du Var Simon Babre, de la maire Josée Massi et de Maryse Grigorian, présidente de l’association franco-arménienne Abris’s Club. L’événement, organisé au monument aux morts place Gabriel Péri, a débuté à 9h30 par un dépôt de gerbe en hommage aux 1,5 million de victimes du génocide arménien.
Un hommage annuel depuis 2001
La France a reconnu officiellement le génocide arménien par la loi du 29 janvier 2001, et le décret du 10 avril 2019 a instauré le 24 avril comme journée nationale de commémoration. À Toulon, cette date est marquée chaque année par une cérémonie similaire. En 2025, la directrice de cabinet de la préfecture avait présidé l’hommage pour le 110e anniversaire, tandis qu’en 2023, c’est le secrétaire général de la préfecture qui avait représenté l’État selon le compte officiel du préfet du Var.
Lors de son discours, le préfet Simon Babre a rappelé les événements du 24 avril 1915, lorsque 600 intellectuels et notables arméniens furent arrêtés à Constantinople, marquant le début d’un génocide qui fit plus d’un million de morts. La maire de Toulon, Josée Massi, a qualifié ces crimes de « crime contre la civilisation », reprenant les termes utilisés l’an dernier dans un article de Nice-Matin.
Une communauté engagée dans la mémoire
L’association Abris’s Club, fondée en 1988 dans l’aire toulonnaise, joue un rôle central dans l’organisation de ces commémorations. Maryse Grigorian, sa présidente, a souligné l’importance de perpétuer ce devoir de mémoire, notamment auprès des jeunes générations. La communauté arménienne du Var, présente depuis le XVe siècle à Marseille et renforcée par l’arrivée de réfugiés après 1915, participe activement à des conférences et expositions tout au long de l’année comme le rapporte TV83.
Aucune autre étape n’est prévue au-delà de cette cérémonie annuelle, mais les associations locales continuent de sensibiliser le public à travers des initiatives culturelles.