Tour de France 2026 : chute collective d’Astana, Degenkolb blessé mais au départ
Le Grand Départ à Barcelone a été marqué par une lourde chute de l'équipe XDS Astana et par la résilience de John Degenkolb, victime d'une chute à l'entraînement la veille.
Le Tour de France 2026 démarre sous le signe des incidents. Le contre-la-montre par équipes inaugural à Barcelone a vu une chute collective spectaculaire d'XDS Astana, tandis que John Degenkolb a pris le départ de son 11e Tour malgré une chute à l'entraînement la veille.
L’essentiel
- Chute collective : L’équipe XDS Astana a chuté en masse lors du contre-la-montre par équipes de la 1re étape, le 4 juillet à Barcelone, à cause d’une plaque d’égout surélevée.
- Abandon : Clément Berthet (Groupama-FDJ), également victime de la même chute, a dû abandonner, devenant le premier retrait de cette édition.
- Degenkolb blessé : John Degenkolb (Picnic-PostNL) a chuté à l’entraînement le vendredi 3 juillet, se blessant au genou et au coude, mais a tenu à prendre le départ de son 11e Tour.
- Classement : Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) a endossé le premier maillot jaune après la victoire de son équipe.
- Pas de forfait : Tous les coureurs d’XDS Astana et John Degenkolb sont annoncés au départ de la 2e étape ce dimanche 5 juillet.
Un Grand Départ sous le signe des accidents
Le Tour de France 2026 s’est élancé ce samedi 4 juillet de Barcelone, en Espagne, avec un contre-la-montre par équipes de 19,6 kilomètres. Si l’épreuve a sacré l’équipe Visma | Lease a Bike et son leader Jonas Vingegaard, premier maillot jaune, elle a aussi été marquée par plusieurs incidents graves en début de parcours.
Dès les premiers kilomètres, une chute collective a frappé l’équipe XDS Astana sur un segment technique du parcours. Selon les témoignages recueillis par Cyclingnews, la cause est une plaque d’égout surélevée qui a déséquilibré plusieurs vélos à vive allure. La formation Groupama-FDJ, qui arrivait juste derrière, a également été piégée au même endroit, comme l’a rapporté VeloNews.
La chute d’Astana : violence et résilience
Les images diffusées par les caméras de télévision montrent un enchaînement brutal : plusieurs coureurs d’XDS Astana, emmenés par leur leader Alberto Bettiol, perdent l’équilibre et s’effondrent sur le bitume. Le choc est si violent que des vélos sont projetés hors de la piste. Selon Cyclingnews, les huit coureurs de la formation kazakhe ont toutefois pu se relever et terminer l’épreuve, affichant un chrono de 24’05″95, soit la dernière place (23e). « Ils ont montré un sacré mental pour repartir », commente un observateur présent sur place. Aucune fracture n’a été signalée, mais des contusions et des hématomes sont à déplorer.
La chute a également eu un retentissement sur Groupama-FDJ : Clément Berthet, l’un des équipiers précieux de l’équipe française, a été contraint à l’abandon, victime d’une chute trop violente pour continuer. Il devient le premier retrait officiel de ce Tour 2026, selon VeloNews.
John Degenkolb : le courage d’un vétéran
Parallèlement à cet incident collectif, une autre histoire de résilience a marqué les esprits. John Degenkolb, le sprinteur allemand de 36 ans, a pris le départ de son 11e Tour de France malgré une chute survenue la veille, le vendredi 3 juillet, lors d’un entraînement de reconnaissance du parcours. Selon Escape Collective, il est tombé lourdement, se blessant au genou et au coude. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent ses genoux bandés et son coude protégé.
« Il a insisté pour prendre le départ, quitte à souffrir », rapporte un suiveur. Degenkolb, qui court cette année pour l’équipe Team Picnic PostNL, a terminé la première étape à la 22e place avec son équipe, en 23’42″90. Classé 929e au classement mondial UCI, il n’a pas de victoire à son palmarès cette saison, mais son expérience et sa ténacité sont des atouts pour les étapes de plaine à venir.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
Le Grand Départ du Tour de France à Barcelone, ville frontalière des Pyrénées-Orientales, a attiré de nombreux supporters du département venus assister au contre-la-montre. Les Pyrénées-Orientales, qui accueilleront la 3e étape le 6 juillet entre Barcelone et Perpignan, voient dans ces incidents une piqûre de rappel sur les dangers de la course. La plaque d’égout incriminée rappelle les aléas des parcours urbains, souvent pointés du doigt dans les chutes collectives. Les clubs cyclistes locaux, comme l’UC Perpignan, suivent avec attention l’état de santé des coureurs impliqués, en particulier celui de Clément Berthet, originaire de la région Rhône-Alpes mais suivi de près par les amateurs de cyclisme d’Occitanie.
Prochaine étape : direction Figueras
Ce dimanche 5 juillet, la 2e étape reliera Barcelone à Figueras sur 162 km, un terrain plutôt plat favorable aux sprinteurs. John Degenkolb devrait pouvoir s’y illustrer malgré ses bobos, tandis que l’équipe XDS Astana tentera d’oublier sa mésaventure et de grappiller des secondes au classement général. Le Tour de France 2026 continue, avec déjà son lot de rebondissements.