Tour de France : le Tourmalet attend le peloton jeudi
L'étape Pau-Gavarnie-Gèdre franchit le col d'Aspin puis le Tourmalet avant une arrivée inédite en Hautes-Pyrénées.
La 6e étape du Tour de France, jeudi, emmène le peloton de Pau à Gavarnie-Gèdre sur 186,2 km et 4 100 m de dénivelé. Le Tourmalet et une arrivée inédite promettent la première vraie explication en montagne, avec Torstein Træen en jaune à défendre.
L’essentiel
- Le parcours : 186,2 km entre Pau et Gavarnie-Gèdre, jeudi 9 juillet, pour 4 100 m de dénivelé positif
- Le juge de paix : le col du Tourmalet, hors catégorie, 17,1 km à 7,3 % de moyenne
- L’arrivée : montée inédite vers Gavarnie-Gèdre, 2e catégorie, 18,7 km à 3,7 %
- Les horaires : départ fictif à 12h25 à Pau, arrivée estimée vers 17h30
- Le maillot jaune : le Norvégien Torstein Træen (Uno-X Mobility) le défend après le sprint remporté par Olav Kooij à Pau
Le tracé de la première grande bagarre
Après une entame de Tour plutôt roulante, le peloton aborde jeudi sa première vraie journée de haute montagne. L’étape relie Pau à Gavarnie-Gèdre sur 186,2 km, selon les données publiées par l’organisation. Cinq ascensions répertoriées jalonnent le parcours, dont le col d’Aspin, classé en 1re catégorie, qui sert d’ouverture avant le morceau de choix de la journée.
Le Tourmalet, principale difficulté
Le col du Tourmalet, classé hors catégorie, concentre l’essentiel des regards avec ses 17,1 km d’ascension à 7,3 % de pente moyenne. C’est traditionnellement l’un des cols les plus redoutés des Pyrénées sur le Tour. La descente qui suit mène ensuite vers une arrivée inédite pour la Grande Boucle : la station de Gavarnie-Gèdre, jugée au sommet d’une montée de 2e catégorie longue de 18,7 km à 3,7 %, moins pentue mais suffisamment longue pour créer des écarts en fin d’étape.
Træen en jaune, sous surveillance
Le maillot jaune appartient pour l’instant au Norvégien Torstein Træen, coureur de la formation Uno-X Mobility, qui devra le défendre face aux favoris du général sur ce premier vrai test de montagne. La veille, mercredi à Pau, c’est le Néerlandais Olav Kooij (Decathlon CMA CGM) qui s’est imposé au sprint, confirmant que l’étape à venir marque une bascule dans la physionomie de la course. La météo annoncée s’ajoute à la difficulté : des perturbations pluvieuses sont attendues sur le col d’Aspin, le Tourmalet et la montée finale, selon les prévisions relayées par CyclingStage.
Contexte dans les Hautes-Pyrénées
Gavarnie-Gèdre se situe dans les Hautes-Pyrénées, département où le tourisme de montagne et le cyclisme constituent des moteurs économiques reconnus, entre le cirque de Gavarnie classé au patrimoine mondial et la route du Tourmalet parcourue toute l’année par les cyclotouristes. L’arrivée du Tour dans ce secteur s’inscrit dans cette tradition de rendez-vous entre la Grande Boucle et les grands cols pyrénéens. Le département reste par ailleurs marqué cet été par les épisodes de sécheresse et de risque incendie qui touchent une partie du sud de la France, à l’image de l’incendie survenu à Calmont, à la frontière entre l’Ariège et la Haute-Garonne.
Sur le plan sportif français, cette étape de montagne s’inscrit aussi dans une actualité chargée pour les athlètes tricolores, entre le Tour et le suivi d’autres disciplines comme la convalescence de Kevin Mayer, toujours éloigné des pistes.
La bataille pour le maillot jaune ne fait que commencer : d’autres étapes pyrénéennes et alpestres suivront dans les prochains jours pour départager les prétendants au classement général.