Tour de France 2026 : Evenepoel fustige Lipowitz après l’étape 6

Le Belge de Red Bull-Bora-Hansgrohe a publiquement critiqué son coéquipier allemand pour avoir refusé de collaborer dans le final, lui coûtant des secondes de bonification précieuses.

Tour de France 2026 : Evenepoel fustige Lipowitz après l'étape 6
Illustration Sandra Lemoine / info.fr

La sixième étape du Tour de France 2026 a mis le feu au sein de Red Bull-Bora-Hansgrohe. Remco Evenepoel n'a pas mâché ses mots contre Florian Lipowitz, qu'il accuse d'avoir refusé de le mener au sprint pour la troisième place. Le manager Ralph Denk a dû intervenir pour calmer le jeu.

L’essentiel

  • Conflit public : Remco Evenepoel a ouvertement critiqué son coéquipier Florian Lipowitz après la 6e étape du Tour de France 2026.
  • Enjeu : Le Belge reproche à l’Allemand de ne pas lui avoir emmené le sprint pour la troisième place, lui coûtant des secondes de bonification.
  • Classement : Evenepoel occupe la 4e place du classement général, Lipowitz la 7e.
  • Rappel : Evenepoel a évoqué ses 30 kilomètres de travail pour Lipowitz au Tour de Catalogne.

Le Tour de France 2026 n’en finit pas de créer des tensions. Après la sixième étape disputée en montagne, c’est au sein de Red Bull-Bora-Hansgrohe que l’orage a éclaté. Remco Evenepoel, visage fermé et ton sec, a pointé du doigt son coéquipier Florian Lipowitz devant les caméras. « Oui j’étais en colère et pour une bonne raison », a déclaré le Belge auprès de Midi Libre, ne cachant rien de sa frustration.

Une fin d’étape sous tension

Le reproche est précis : dans le final de l’étape, Evenepoel attendait le relais de Lipowitz pour lui emmener le sprint de la troisième place. Relais qui n’est jamais venu. Isaac del Toro a profité de ce flottement pour s’emparer de la troisième marche du podium, privant le champion belge de secondes de bonification capitales dans la course au classement général. Selon Total Vélo, Evenepoel n’a pas hésité à « allumer » publiquement son coéquipier, une sortie rare dans le milieu feutré du cyclisme professionnel.

Pour le Belge, ce refus de collaboration n’est pas qu’une question d’ego. Chaque seconde compte au classement général, où il pointe désormais au quatrième rang. Lipowitz, lui, occupe la septième place selon Cyclinguptodate. Dans une Grande Boucle où les écarts se jouent souvent dans les bonifications, ce genre de défaillance collective peut coûter cher.

Un précédent en Catalogne

Evenepoel n’a pas oublié ses propres sacrifices. Il a rappelé auprès de Sporza ses 30 kilomètres de travail au Tour de Catalogne, où il avait roulé pour Lipowitz sans rechigner. Une allusion directe qui sonne comme un reproche : quand l’équipe a besoin de solidarité, on répond présent. « J’ai fait le boulot pour lui là-bas, j’attendais la même chose aujourd’hui », a-t-il laissé entendre.

Cette référence au passé n’est pas anodine. Elle révèle une incompréhension profonde entre les deux leaders de l’équipe sur la hiérarchie et les priorités tactiques. Red Bull-Bora-Hansgrohe mise cette année sur un co-leadership, formule toujours délicate à gérer quand les ambitions personnelles se heurtent aux intérêts collectifs.

Lipowitz minimise, Denk éteint l’incendie

De son côté, Florian Lipowitz a tenté de dédramatiser. Interrogé par le diffuseur allemand Sportschau, il a salué la « performance collective excellente » de l’équipe, éludant la charge de son coéquipier. Une réponse diplomatique qui n’a pas suffi à éteindre la polémique.

Le manager Ralph Denk a dû intervenir en personne pour calmer le jeu. Selon Cyclinguptodate, il a confirmé que les deux coureurs s’étaient expliqués en interne après l’étape. Objectif : éviter que le conflit ne gangrène la suite de la course. « Ils ont discuté, les choses sont clarifiées », a-t-il assuré, sans donner plus de détails sur le contenu de cet échange.

Un co-leadership à l’épreuve

Cette crise met à rude épreuve la stratégie de Red Bull-Bora-Hansgrohe pour ce Tour de France 2026. L’équipe autrichienne, qui rêve d’un podium final, doit composer avec deux tempéraments forts et deux ambitions légitimes. Selon Escape Collective, la discorde publique entre Evenepoel et Lipowitz fragilise la cohésion interne au pire moment, alors que les étapes décisives approchent.

Le co-leadership fonctionne tant que les intérêts convergent. Dès qu’un écart se creuse au classement général, les questions fusent : qui roule pour qui ? Qui a priorité dans les sprints intermédiaires ? Red Bull-Bora-Hansgrohe devra trancher rapidement, sous peine de voir ses deux leaders se neutraliser mutuellement.

Contexte dans le cyclisme mondial

Les tensions internes ne sont pas une nouveauté sur le Tour de France. L’histoire du cyclisme regorge de coups de sang entre coéquipiers, de Hinault-Lemond en 1986 à Froome-Thomas en 2018. Mais la généralisation des réseaux sociaux et la multiplication des micros tendent amplifient désormais chaque friction. Un mot de travers peut devenir un séisme médiatique en quelques heures.

Pour Evenepoel, ce Tour de France 2026 représente un test majeur. Champion du monde en titre du contre-la-montre, le Belge cherche à prouver qu’il peut briller sur trois semaines et se mêler à la lutte pour le podium. Mais pour cela, il lui faut une équipe soudée. Le clash avec Lipowitz pourrait laisser des traces.

Les prochaines étapes diront si Red Bull-Bora-Hansgrohe a su retourner la page ou si la fissure est plus profonde qu’il n’y paraît. Dans le peloton, on observe déjà la dynamique de l’équipe autrichienne avec une attention renouvelée.

Sandra
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Sources

Sandra Lemoine

Sandra Lemoine

Sandra est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans le tennis et les sports individuels (natation, judo, athlétisme). Elle lit chaque match au prisme des classements ATP/WTA, des chronos et des têtes de série, replace tout résultat dans le calendrier des Grands Chelems et des échéances olympiques, et bannit l'approximation statistique.

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