Tour de France 2026 : un parcours monstre de 3333 km avec une double Alpe d’Huez inédite
Le 113e Tour s'élance de Barcelone avec un contre-la-montre par équipes et cinq arrivées au sommet, dont deux consécutives à l'Alpe d'Huez.
Le Tour de France 2026, qui partira de Barcelone le 4 juillet, promet une édition particulièrement difficile avec 54 000 m de dénivelé et une double étape à l'Alpe d'Huez. Mais l'inquiétude plane sur l'état du col de Sarenne, touché par des coulées de boue.
L’essentiel
- Distance et dénivelé : 3 333 km et 53 950 m de dénivelé positif cumulé, une des éditions les plus brutales.
- Double Alpe d’Huez : Pour la première fois, deux arrivées consécutives au sommet de la mythique montée iséroise (19e et 20e étapes).
- Départ inédit : Un contre-la-montre par équipes de 19,6 km à Barcelone, une première depuis 1971.
- Col de Sarenne menacé : Deux coulées de boue fin juin et début juillet ont fragilisé la route prévue pour la 20e étape.
- Toit de l’édition : Le col du Galibier à 2 642 mètres d’altitude, point culminant du parcours.
Un parcours taillé pour les grimpeurs
Le Tour de France 2026, 113e du nom, s’annonce comme l’un des plus exigeants de l’histoire. Présenté officiellement à Barcelone en début d’année, le tracé totalise 3 333 kilomètres et 54 000 mètres de dénivelé positif, soit l’équivalent de six fois l’Everest. Le départ, donné le 4 juillet depuis la capitale catalane, marque le retour du contre-la-montre par équipes en ouverture, une formule que le Tour n’avait plus utilisée depuis 1971, selon l’organisateur A.S.O.
Les coureurs enchaîneront ensuite la traversée des Pyrénées, du Massif Central et des Alpes avant de rejoindre Paris. Au total, cinq arrivées au sommet sont programmées : à Gavarnie-Gèdre, au Markstein, sur le Plateau de Solaison, à Orcières-Merlette et bien sûr à L’Alpe d’Huez. Mais c’est cette dernière qui concentre toutes les attentions : pour la première fois, les deux dernières étapes alpines s’achèveront consécutivement au sommet de la célèbre station iséroise.
La 20e étape en sursis après les coulées de boue
L’étape 20, prévue le 25 juillet, devait emprunter la route sauvage et technique du col de Sarenne avant l’ascension finale vers Alpe d’Huez. Mais selon Cyclingnews, deux coulées de boue provoquées par des orages violents ont frappé cette route fin juin et début juillet 2026, menaçant la tenue de l’étape. Des associations environnementales locales, inquiètes pour la faune sauvage, s’opposent également au passage du Tour sur ce chemin fragile.
Contactée par notre rédaction, la direction du Tour n’a pas encore communiqué sur d’éventuelles modifications de parcours. À ce stade, les organisateurs examinent les remontées des services techniques. « Nous suivons la situation de près avec les autorités locales », indique-t-on sobrement dans l’entourage d’A.S.O., sans plus de détails.
Contexte dans l’Isère
Le département de l’Isère (38) est au cœur de cette édition 2026. Avec Alpe d’Huez et le col de Sarenne, le Tour s’engouffre dans les massifs de l’Oisans, une zone de haute montagne habituée aux passages de la Grande Boucle. La commune d’Alpe d’Huez, qui accueillera deux arrivées historiques, mise sur une retombée économique estimée à plusieurs millions d’euros. Le col du Galibier, situé en limite entre l’Isère et les Hautes-Alpes, sera le point culminant de l’épreuve à 2 642 mètres, rappelle le média spécialisé FloBikes. Les routes de montagne iséroises, déjà sollicitées par le trafic touristique, devront absorber une affluence record le dernier week-end de juillet.
Un engouement déjà palpable
Du côté des amateurs, l’attente est immense. L’Étape du Tour, réservée aux cyclosportifs, se déroulera le 19 juillet sur les 170 km et 5 400 m de dénivelé menant à l’Alpe d’Huez. Les inscriptions sont d’ores et déjà closes, victimes d’un succès fulgurant. Cette édition 2026, avec son menu dantesque et son départ espagnol, s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour les passionnés de cyclisme.
Reste à savoir si la nature ne viendra pas contrarier le plan de bataille des organisateurs. La météo, capricieuse en cet été 2026, pourrait encore bouleverser le sort de l’étape la plus attendue.