Tour de France 2026 : les sprinteurs à l’assaut du maillot vert
Jasper Philipsen, Tim Merlier, Biniam Girmay le sprint s'annonce explosif sur les routes du Tour de France 2026 avec un barème revu à la hausse.
À quatre jours du grand départ de Barcelone, la planète sprint s'apprête à en découdre. Sept étapes de plaine, un barème de points gonflé et une pléiade de grands noms le maillot vert 2026 se jouera à la puissance et à la régularité.
L’essentiel
- 7 étapes de plaine : le Tour 2026 offre sept rendez-vous aux sprinteurs, soit un de moins que l’an passé.
- 70 points pour le vainqueur : l’ASO a relevé le barème des étapes plates, passant de 50 à 70 points pour le premier.
- Philipsen favori : le Belge de 28 ans, maillot vert 2023, s’élance avec Mathieu van der Poel dans son train.
- Girmay et Merlier en embuscade : l’Érythréen, vert en 2024, et le champion de Belgique sont les principales menaces.
Les favoris du sprint sur ce Tour 2026
Le peloton ne s’y trompe pas : la bataille des hommes rapides s’annonce comme l’un des grands spectacles de cette 113e édition. En tête de liste, Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) porte l’étiquette de favori numéro un. Vainqueur du maillot vert en 2023, le Belge retrouve son compère Mathieu van der Poel, véritable poisson-pilote de luxe. « Avec ce duo, Alpecin a la meilleure machine de sprint du peloton », analyse le consultant Cyrille Guimard dans un entretien à Cyclingnews.
Mais la concurrence ne manque pas. Tim Merlier (Soudal Quick-Step) hérite du statut de leader unique pour les arrivées massives, la formation belge ayant fait l’impasse sur un leader de classement général après la blessure au dos de Mikel Landa. De son côté, Biniam Girmay (NSN Cycling Team) tentera de rééditer son exploit de 2024. L’Érythréen s’appuie sur un train de lanceurs britanniques et français « parfaitement rodé », souligne le site IDLprocycling.com.
Un barème révisé pour relancer la course au maillot vert
L’organisateur ASO a frappé fort en modifiant le règlement du classement par points. Désormais, le vainqueur d’une étape de plaine empoche 70 points, contre 50 auparavant. Une révolution destinée à redonner de l’importance au maillot vert, souvent relégué au second plan face au maillot jaune. « C’est une incitation claire pour que les sprinteurs jouent le jeu et ne laissent pas filer les échappées », analyse TodayCycling. Conséquence : les secondes places et places d’honneur vaudront aussi plus cher, offrant des opportunités aux baroudeurs comme Mads Pedersen.
Les outsiders à surveiller
Parmi les autres prétendants, Olav Kooij (Decathlon CMA CGM) fait ses grands débuts sur le Tour. Le Néerlandais de 24 ans co-dirige l’équipe avec le jeune grimpeur Paul Seixas, un pari risqué mais prometteur. Mads Pedersen, de retour chez Lidl-Trek après avoir été sacrifié en 2025 au profit de Jonathan Milan, aura à cœur de montrer qu’il reste un client redoutable sur le plat. « Pedersen est un coureur complet, capable de sprinter après une étape accidentée », rappelle un observateur sur Reddit.
Côté francophone, Arnaud De Lie (Lotto-Intermarché) suscite des interrogations. Le Belge est aligné sans train de sprinteurs spécifique, ce qui a fait grincer des dents dans son pays. « On lui demande de se débrouiller seul face aux machines bien huilées d’Alpecin ou de Soudal Quick-Step », déplore CyclingUpToDate.com. Enfin, ne pas sous-estimer Arvid de Kleijn dans l’équipe Tudor Pro Cycling, épaulé par Julian Alaphilippe et Marc Hirschi, deux clients pour les bordures et les fins d’étape piégeuses.
Contexte dans le cyclisme français
Si aucun sprinteur tricolore ne figure dans le top 5 des favoris (Arnaud Démare n’est pas sélectionné par Groupama-FDJ), la France mise sur des jeunes comme Paul Seixas (19 ans), aligné chez Decathlon CMA CGM pour découvrir le Tour et grappiller des points en montagne. Le sprint français traverse une période creuse depuis la retraite de Nacer Bouhanni et le déclin de Démare. Le dernier maillot vert français remonte à 1995 (Laurent Jalabert). L’arrivée du Tour à Paris le 26 juillet scellera l’identité du successeur de Girmay.
Prochaine étape : le départ de Barcelone, le samedi 4 juillet 2026, avec une première étape de plaine qui devrait déjà offrir un premier verdict entre les hommes rapides.