Tours : minute de silence à la préfecture d’Indre-et-Loire pour l’adjudant Dorian Larigaudrie, mort en mission
Les agents de la préfecture d'Indre-et-Loire ont respecté une minute de silence ce mercredi 17 juin en hommage à l'adjudant Dorian Larigaudrie, décédé le 7 juin dans un crash d'hélicoptère lors d'une mission de recherche.
Ce mercredi 17 juin 2026, les agents de la préfecture d'Indre-et-Loire à Tours se sont réunis pour observer une minute de silence en hommage à l'adjudant Dorian Larigaudrie, mort en service le 7 juin dans le Loiret. Un hommage national s'est tenu simultanément à Orléans en présence du ministre de l'Intérieur.
L’essentiel
- Minute de silence : le 17 juin 2026, les agents de la préfecture d’Indre-et-Loire ont observé une minute de silence pour l’adjudant Dorian Larigaudrie.
- Décès : l’adjudant Larigaudrie, 27 ans, est mort le 7 juin dans l’accident de son hélicoptère EC135 dans la forêt de Bray-Saint-Aignan (Loiret).
- Blessés : deux autres gendarmes, les adjudants François Pecque et Marine Rousset, ont été grièvement blessés.
- Hommages : une cérémonie nationale présidée par le ministre Laurent Nuñez s’est tenue le 17 juin à Orléans.
Ce mercredi 17 juin, peu avant 11 heures, les agents de la préfecture d’Indre-et-Loire se sont rassemblés dans la cour de la préfecture à Tours. Pendant une minute, ils se sont tus pour honorer la mémoire de l’adjudant Dorian Larigaudrie, gendarme de la brigade de Châteauneuf-sur-Loire, décédé dix jours plus tôt dans un accident d’hélicoptère.
La préfecture a diffusé sur X (ex-Twitter) une image du rassemblement, en précisant : « Ce matin, les agents de la préfecture d’Indre-et-Loire se sont réunis pour observer une minute de silence à l’occasion de l’hommage national rendu à l’adjudant Dorian Larigaudrie. » Des hommages similaires ont eu lieu dans d’autres préfectures, comme à Nancy, où une minute de silence a également été observée.
Un drame survenu en mission de recherche
Le 7 juin 2026, vers 16 h 45, l’hélicoptère EC135 de la Section aérienne de gendarmerie de Villacoublay s’est écrasé dans la forêt de Bray-Saint-Aignan, dans le Loiret. L’équipage participait à une mission de recherche d’une personne disparue. L’adjudant Dorian Larigaudrie, pilote de l’appareil, a été tué sur le coup. Les deux autres militaires à bord, les adjudants François Pecque et Marine Rousset, ont été grièvement blessés mais leur pronostic vital n’est plus engagé, selon la gendarmerie.
Âgé de 27 ans, Dorian Larigaudrie était originaire de Saran (Loiret). Engagé dans la gendarmerie en 2018 après une formation à l’école de Châteaulin, il était affecté à la brigade de Châteauneuf-sur-Loire. Ses proches ont précisé qu’il devait se marier en août. Selon les médias locaux, il était décrit comme un « gendarme exemplaire et discret ». Les causes de l’accident font l’objet d’une enquête.
Contexte dans le département
L’Indre-et-Loire, dont la préfecture est à Tours, compte environ 620 000 habitants et abrite plusieurs unités de gendarmerie. Si le drame s’est déroulé dans le Loiret voisin, la proximité géographique et la solidarité des forces de l’ordre ont conduit la préfecture d’Indre-et-Loire à s’associer à l’hommage national. Le préfet d’Indre-et-Loire, qui a relayé l’appel du ministère, a salué « le courage et le dévouement des gendarmes qui risquent leur vie pour protéger les nôtres ». Ce rassemblement s’inscrit dans une série d’initiatives similaires dans toute la France, de l’Indre au Haut-Rhin.
Un hommage national à Orléans
Le même jour, une cérémonie militaire s’est tenue à 10 heures à la caserne de gendarmerie d’Orléans, présidée par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Sur X, le ministre a écrit : « Ce matin à Orléans, j’ai présidé la cérémonie d’hommage rendu à l’adjudant-chef Dorian Larigaudrie, décédé en mission le dimanche 7 juin 2026. »
Les obsèques de Dorian Larigaudrie ont eu lieu dans l’après-midi du 17 juin à 14 h 30 à la salle de cérémonie Caton à Saran, suivies de l’inhumation au cimetière de la commune. La cérémonie a rassemblé plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux gendarmes venus de tout le département.
Ce drame rappelle les risques encourus par les forces de l’ordre. Récemment, à Muret (Haute-Garonne), un refus d’obtempérer a conduit un jeune automobiliste de 19 ans à terminer sa course contre des garde-corps. Cet incident, qui n’a pas fait de blessé grave, illustre la dangerosité des interventions quotidiennes.
Prochaine étape : enquête technique
Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation d’État (BEA-É) a été saisi pour déterminer les causes de l’accident d’hélicoptère. Les premiers éléments devraient être communiqués dans les semaines à venir. Du côté de la gendarmerie, une cellule psychologique a été mise en place pour soutenir les proches et les collègues de l’adjudant Larigaudrie.

