Tours : l’UNSA pompiers dénonce la priorisation des volontaires sur les pros
Le syndicat UNSA du SDIS 37 critique la faible sollicitation des professionnels pour les renforts en Gironde et dans le Var.
L'UNSA SDIS 37 a publié une lettre ouverte le 27 juillet 2026, dénonçant la priorisation des volontaires sur les professionnels pour les renforts incendies. Romuald Cousseau, du syndicat, s'est exprimé le lendemain sur France 3 Centre.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 27 juillet 2026 l'UNSA SDIS 37 publie une lettre ouverte au CASDIS et au directeur du SDIS 37.
- Le syndicat dénonce la priorisation des volontaires sur les professionnels pour les renforts en Gironde et dans le Var.
- 18 sapeurs-pompiers du SDIS 37 envoyés en Gironde le 27 juillet, une vingtaine dans le Var vers le 22 juillet.
- 28 juillet 2026 Romuald Cousseau, de l'UNSA SDIS 37, interviewé sur France 3 Centre dans le 12/13.
- Le syndicat propose trois mesures, dont un label 'employeur partenaire opérationnel du SDIS'.
L’UNSA SDIS 37 a rendu publique une lettre ouverte le 27 juillet 2026. Le texte est adressé au bureau du conseil d’administration du CASDIS et au directeur du service départemental d’incendie et de secours d’Indre-et-Loire. Le syndicat y dénonce une gestion jugée déséquilibrée des renforts envoyés cet été sur les feux de forêt en Gironde et dans le Var.
Une priorisation des volontaires dénoncée
Selon l’UNSA SDIS 37, les sapeurs-pompiers volontaires sont détachés plus facilement que les professionnels pour ces missions opérationnelles nationales. Romuald Cousseau, sapeur-pompier professionnel, qualifie la situation de « paradoxale ». Les professionnels partis en renfort doivent être remplacés sur leur secteur et rattraper ensuite leur temps de travail, ce qui freine leur envoi, alors que les volontaires échappent à cette contrainte.
Le 27 juillet, dix-huit sapeurs-pompiers du SDIS 37 ont été envoyés en Gironde. Une vingtaine avait déjà été mobilisée dans le Var autour du 22 juillet. L’UNSA ne conteste pas ces déploiements, mais la répartition entre volontaires et professionnels.
Trois pistes proposées par le syndicat
Dans sa lettre ouverte, l’UNSA SDIS 37 avance trois solutions pour faciliter le départ des professionnels en renfort : un formulaire d’accord préalable de l’employeur, la création d’un comité des employeurs partenaires, et un label « employeur partenaire opérationnel du SDIS » destiné à valoriser les structures qui libèrent leurs agents.
L’interview sur France 3 Centre
Le 28 juillet, Romuald Cousseau n’a pas été interviewé au micro de France 3 Centre, dans l’édition du 12/13, pour détailler les demandes du syndicat. L’UNSA SDIS 37 a confirmé cette diffusion sur son compte X.
La Nouvelle République a également suivi le dossier ce même jour, revenant sur les critiques syndicales concernant le faible recours aux professionnels pour les renforts nationaux.
Un climat social déjà tendu
Cette lettre ouverte s’ajoute à une série d’alertes sur les conditions de travail au SDIS 37. Le syndicat évoque un climat marqué par « la peur, la pression et le mépris ». Fin mai, un officier du service avait fait une tentative de suicide, le 28 mai 2026, un événement qui avait déjà nourri les inquiétudes du personnel.
Contexte dans l’Indre-et-Loire
Le SDIS 37 assure les secours sur l’ensemble du département, de Tours à ses zones rurales, avec un socle de sapeurs-pompiers volontaires majoritaire, comme dans la plupart des services départementaux français. L’été 2026 a mis ce modèle sous tension : les feux de Gironde et du Var ont mobilisé des renforts venus de nombreux départements, dont l’Indre-et-Loire. Au niveau national, des syndicats comme la CFDT-SDIS alertent régulièrement sur l’épuisement des effectifs face à des crises climatiques plus fréquentes. Les collectes de soutien se sont multipliées cet été, comme cette collecte solidaire pour les sinistrés de Gironde organisée par des pompiers.
Le SDIS 37 n’a pas communiqué publiquement en réponse à la lettre ouverte à ce stade.