Trafic de cocaïne en Savoie : trois hommes jugés à Chambéry, une Kalachnikov saisie
Le réseau basé à Yenne était actif depuis janvier 2024. Le principal prévenu, au train de vie luxueux, possédait un fusil d'assaut.
Trois hommes ont comparu lundi 22 juin devant le tribunal correctionnel de Chambéry pour un trafic de cocaïne dans l'Avant-Pays savoyard. Le chef présumé menait un train de vie luxueux et détenait une Kalachnikov.
L’essentiel
- Comparution : trois hommes jugés le lundi 22 juin 2026 à Chambéry pour trafic de cocaïne.
- Réseau actif : basé à Yenne (Savoie), opérationnel depuis janvier 2024.
- Saisie : un fusil d’assaut de type Kalachnikov découvert chez le chef présumé.
Ce qui s’est passé
Lundi 22 juin 2026, le tribunal correctionnel de Chambéry a ouvert le procès de trois hommes impliqués dans un trafic de cocaïne dans l’Avant-Pays savoyard. Selon les informations du Dauphiné Libéré, le réseau opérait depuis janvier 2024 à Yenne, une commune rurale de moins de 3 000 habitants, située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Chambéry.
Les trois prévenus ont été interpellés dans le cadre d’une enquête menée par la gendarmerie, avec le soutien d’unités spécialisées. L’affaire a été révélée par la découverte d’un fusil d’assaut de type Kalachnikov au domicile du principal mis en cause, selon les constatations des forces de l’ordre rapportées par nos confrères de Savoie Pour Tous. Les investigations ont permis de remonter un circuit d’approvisionnement et de revente de cocaïne dans le secteur rural de l’Avant-Pays.
Le train de vie du chef présumé
Le principal prévenu, un homme d’une trentaine d’années, menait un train de vie luxueux sans activité professionnelle déclarée, ont souligné les enquêteurs. Il possédait plusieurs véhicules haut de gamme et des biens immobiliers acquis en espèces, selon les éléments versés au dossier. Les enquêteurs estiment que ses revenus provenaient exclusivement de la revente de cocaïne. La perquisition à son domicile a permis de saisir plusieurs milliers d’euros en liquide, en plus de l’arme de guerre.
Les deux autres hommes, âgés d’une vingtaine d’années, sont soupçonnés d’avoir joué un rôle d’intermédiaires et de revendeurs dans le secteur de Yenne et des communes environnantes. Le parquet de Chambéry a requis des peines de prison ferme à leur encontre, sans que le montant précis des réquisitions n’ait été communiqué à l’issue de l’audience. Le délibéré a été mis en délibéré à une date ultérieure.
Coopération transfrontalière
L’arrestation des trois suspects a été rendue possible grâce à une coopération policière transfrontalière, comme l’a précisé une source proche du dossier. Les échanges d’informations avec les autorités italiennes et suisses ont permis de localiser des points de passage et de saisir des cargaisons en amont. Ce volet de l’enquête souligne l’extension géographique du trafic, qui dépassait les limites du seul département savoyard.
Contexte dans le département
La Savoie, département touristique et frontalier de l’Italie, connaît une hausse des affaires de stupéfiants ces dernières années. Selon les chiffres de la préfecture, les saisies de cocaïne ont augmenté de 58 % en 2025 par rapport à l’année précédente. Les zones rurales comme l’Avant-Pays savoyard sont devenues des points de chute pour des réseaux cherchant à échapper à la surveillance des grandes agglomérations. Yenne, commune de moins de 3 000 habitants, est située à proximité de l’autoroute A43, axe reliant Lyon à Chambéry, ce qui en fait une plaque tournante pour les trafics.
Cette affaire rappelle d’autres interpellations récentes en France, comme à Valence où deux hommes armés ont été interpellés dans une voiture volée, ou encore les agressions à l’arme blanche à Toulouse lors de la Fête de la musique, qui illustrent la diversité des faits de violence et de trafic traités par les tribunaux.
Prochaine étape
Le tribunal correctionnel de Chambéry rendra son jugement dans les prochaines semaines. Les trois prévenus restent en détention provisoire en attendant la décision. Le parquet a requis des peines allant de 3 à 7 ans d’emprisonnement, selon des sources concordantes.