Transfert à 10 M€ : l’OM bloqué par la DNCG et l’UEFA

L’Olympique de Marseille n’a plus les moyens de recruter. Le club est paralysé par les sanctions financières de la DNCG et une amende de l’UEFA, qui bloquent notamment le dossier du latéral Arsène Kouassi.

Transfert à 10 M€ : l’OM bloqué par la DNCG et l’UEFA
Illustration Ines Marechal / info.fr

Sanctionné par la DNCG le 26 juin et par l’UEFA avec une amende de 10 millions d’euros, l’Olympique de Marseille voit son mercato d’été 2026 gelé. Le club est incapable de formuler une offre pour Arsène Kouassi, convoité par le Paris FC.

L’essentiel

  • Sanction DNCG : L’OM s’est vu imposer un encadrement de sa masse salariale et de ses indemnités de mutation le 26 juin 2026.
  • Amende UEFA : Le club a écopé d’une amende de 10 millions d’euros le 17 juin pour non-respect du fair-play financier.
  • Déficit : L’OM accuse un trou de 105 millions d’euros sur l’exercice clos en juin 2025.
  • Dossier Kouassi : Lorient réclame 10 M€ pour son latéral gauche, mais Marseille ne peut pas payer. Le Paris FC a pris les devants.
  • Ventes obligatoires : Frank McCourt exige 50 à 60 M€ de plus-values et une baisse de 40 % de la masse salariale.

L’Olympique de Marseille aborde l’été 2026 avec un mercato totalement gelé. Les sanctions tombées coup sur coup - DNCG le 26 juin, UEFA le 17 juin - placent le club dans une situation financière si tendue qu’il ne peut même plus formuler une offre pour le latéral gauche d’Arsène Kouassi (Lorient), dont le prix est pourtant fixé à « seulement » 10 millions d’euros, selon Football Club de Marseille.

« Transfert à 10M€ : En manque d’argent, l’OM est bloqué », résumait le 28 juin le média Le10Sport sur X. Un constat partagé par plusieurs sources locales et nationales.

Un mercato paralysé par le déficit et les sanctions

Les problèmes financiers de l’OM ne datent pas d’hier. L’exercice clos en juin 2025 affichait un déficit de 105 millions d’euros. Mais le coup de semonce est venu de la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) le 26 juin : encadrement strict de la masse salariale et des indemnités de mutation. Neuf jours plus tôt, le 17 juin, l’UEFA avait infligé une amende de 10 millions d’euros pour non-respect du fair-play financier, selon Info.fr.

Conséquence immédiate : l’OM n’a pas de liquidités pour avancer sur ses cibles. Le dossier le plus emblématique est celui d’Arsène Kouassi, jeune latéral gauche du FC Lorient. Le club breton réclame 10 millions d’euros minimum. Mais Marseille ne peut pas aligner cette somme. Pire, le Paris FC a pris l’avantage en entamant des négociations concrètes avec l’entourage du joueur, a révélé le journaliste belge Sacha Tavolieri sur X.

Ventes obligatoires pour sortir de l’ornière

Pour recruter, il faut d’abord vendre. Le propriétaire américain Frank McCourt l’a clairement exprimé : il exige une baisse de 40 % de la masse salariale et entre 50 et 60 millions d’euros de plus-values sur les transferts cet été, selon Football Club de Marseille. Le nouveau directeur sportif, Grégory Lorenzi, est chargé d’appliquer cette cure d’austérité.

Mais les dossiers de ventes patinent. Les négociations pour le transfert de Mason Greenwood à l’AS Roma (55 M€) sont bloquées par les restrictions financières que l’UEFA impose au club romain, rapporte Foot01. De même, le départ du milieu danois Pierre-Emile Højbjerg est suspendu à des désaccords financiers, selon Le10Sport. Tant que ces deux dossiers majeurs n’aboutiront pas, la trésorerie restera au point mort.

Contexte dans les Bouches-du-Rhône

L’Olympique de Marseille est l’unique club de Ligue 1 du département des Bouches-du-Rhône. Avec une moyenne de 62 612 spectateurs au stade Vélodrome, il pèse lourd dans l’économie sportive locale. Mais les années de gestion dispendieuse ont laissé des traces. La ville de Marseille, déjà confrontée à des difficultés budgétaires, suit de près la situation : le club reste un ambassadeur et un moteur de rayonnement. Les commerces du Vieux-Port et des abords du Vélodrome ressentent déjà le flottement estival : moins de rumeurs de recrues, plus d’inquiétude. Dans les Bouches-du-Rhône, un OM affaibli, c’est tout un tissu économique qui retient son souffle.

Un mercato sous perfusion

En attendant, Grégory Lorenzi doit composer avec des marges quasi nulles. La priorité ? Alléger la masse salariale en transférant les éléments les plus rémunérateurs (Greenwood, Højbjerg, peut-être d’autres). Ce n’est qu’après ces départs que le club pourra envisager une ou deux arrivées, et encore, avec des profils économiques (prêts, jeunes joueurs libres).

Interrogé par Le Phocéen, une source interne au club confiait : « On ne peut pas avancer tant que les comptes ne sont pas rééquilibrés. Le marché nous regarde, mais les vendeurs savent qu’on n’a pas d’argent. »

Le temps presse. La reprise du championnat est prévue début août, et l’OM n’a pour l’heure aucun renfort. Le dossier Kouassi - qui aurait pu être une bonne affaire - est déjà perdu au profit du Paris FC. D’autres cibles pourraient suivre le même chemin si les caisses ne se débloquent pas rapidement.

Prochaine étape : la fenêtre des transferts estivaux se referme le 1er septembre. D’ici là, l’OM devra trouver au moins une vente significative pour amorcer la pompe. Sans cela, l’ombre d’une équipe affaiblie plane sur la saison à venir.

Inès
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Sources

Inès Maréchal

Inès Maréchal

Inès est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans le sport féminin (football, rugby, handball, basket). Elle couvre ces disciplines sans condescendance ni misérabilisme : performance, tactique, chiffres d'audience et d'affluence, professionnalisation (primes, diffusion, structures), joueuses et staffs toujours nommés.

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