Tremblements : 33 % des parkinsoniens ne tremblent jamais, et autres vérités qui retardent le diagnostic
Entre tremblement essentiel et maladie de Parkinson, l'errance diagnostique se compte en années. Et elle coûte des vies professionnelles, sociales, intimes.
Une main qui tremble en versant un verre. Un stylo qui dérape. Pendant des années, ils mettent ça sur le compte du stress, d'une carence, du caractère familial. Quand le verdict tombe, il a souvent dix ans de retard.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un retard diagnostique chronique
Jusqu'à dix ans peuvent séparer les premiers symptômes du diagnostic de Parkinson. Le généraliste, premier maillon du parcours, reste l'angle mort de toutes les enquêtes publiques.
Le doute vécu, pas seulement statistique
Au-delà des chiffres, l'errance abîme la confiance des patients, fissure la vie professionnelle et installe la honte, comme le décrit Élodie Garcès, diagnostiquée à 33 ans.
L'absence de stratégie publique française
Depuis le Plan maladies neurodégénératives 2014-2019, aucun successeur. La stratégie quinquennale promise pour janvier 2024 n'est toujours pas publiée, quand les États-Unis ont légiféré en juillet 2024.
Des traitements qui progressent vite
Stimulation cérébrale profonde adaptative en 2026, ultrasons focalisés sans ouverture du crâne : les outils avancent, mais peinent à atteindre les patients faute de parcours structuré.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 300 000 personnes en France sont concernées par le tremblement essentiel, trois fois plus que par Parkinson.
- Un tiers des patients parkinsoniens ne tremblent jamais, lenteur et raideur sont les vrais signes dominants.
- 270 000 personnes vivent avec Parkinson en France, dont 20 % diagnostiquées avant 65 ans.
- Le délai entre les premiers symptômes et le diagnostic peut atteindre dix ans, avec un coût social et professionnel majeur.
- Aucun plan national en vigueur depuis 2019, malgré une prévalence qui devrait tripler d'ici 2050.
À Vienne, en Isère, Élodie Garcès [1] regarde la télévision. Sa main tremble. Pas en versant le café, pas en signant un chèque. Au repos. « Ce n’était pas normal », raconte-t-elle [2]. Elle a 33 ans [3]. Le médecin évoque un manque de magnésium, puis le syndrome du canal carpien [4]. Les traitements ne fonctionnent pas. Elle finit par consulter un neurologue. « En deux secondes, il savait ce que j’avais » [5]. Maladie de Parkinson.
Aujourd’hui, elle a 42 ans [6]. Elle vit avec depuis bientôt dix ans [7]. « J’y avais pensé mais seulement en rigolant. Pour moi, c’était impossible car je pensais que c’était une maladie de personnes âgées » [8].
Le tremblement, ce symptôme qui ment
Plus de sept Français sur dix [10] citent les tremblements comme le symptôme principal de Parkinson. Un tiers des patients ne tremblent pourtant pas [9]. Les deux signes les plus fréquents - la lenteur des mouvements, qui touche près de 90 % des malades [11], et la raideur musculaire, présente chez 85 % des patients [12] - ne sont identifiés que par moins de trois personnes interrogées sur dix [13]. Le résultat est mécanique: sans tremblement visible, le malade et son généraliste cherchent ailleurs.
L’enquête Viavoice publiée pour France Parkinson le 31 mars 2026 [14] est sans appel: 99 % des Français [15] déclarent connaître la maladie, 62 % « précisément » [16]. Mais 84 % pensent que c’est une maladie rare [17]. Elle ne l’est pas. En France, 270 000 personnes vivent avec Parkinson [18], soit un adulte sur 250 [19]. La moitié des Français sous-estime ce chiffre de 10 à 100 fois [20].
20 % des malades sont diagnostiqués avant 65 ans [21]. Un fait ignoré par 76 % des sondés [22]. Compte tenu du délai qui peut atteindre dix ans entre les premiers signes et le diagnostic [23], beaucoup sont en réalité touchés dès 55 ans [24].
Vivre dans le doute: ce que dix ans d’errance font à un patient
Le « doute » n’est pas une métaphore. C’est une décennie de consultations infructueuses, de diagnostics erronés, de regards qui glissent. Élodie Garcès l’a vécu en accéléré: magnésium, canal carpien, et finalement un neurologue qui tranche en quelques secondes. D’autres patients enchaînent les rendez-vous chez le rhumatologue, le psychiatre, l’ostéopathe. Pour un tiers des futurs malades de Parkinson, le tout premier signe est une douleur à l’épaule dite pseudo-rhumatismale [25], six fois plus fréquente chez eux que dans la population générale [26]. Les symptômes non-moteurs - perte d’odorat [27], troubles du sommeil paradoxal [28], fatigue chronique [29] - peuvent précéder les troubles moteurs de cinq à dix ans [30].
Pendant ce temps, la vie professionnelle se fissure. Élodie Garcès se souvient. « C’était un véritable coup de massue » [31]. « J’ai eu honte pendant très longtemps. Alors qu’il n’y a absolument rien de honteux à être malade. Mais ça, je n’arrivais pas à le comprendre à cette époque » [32]. Aux tremblements s’ajoutent les douleurs musculaires, les baisses de tension, la fatigue extrême, des mouvements involontaires de la tête [33]. Puis la paralysie. « Seuls mes yeux pouvaient bouger, le reste de mon corps était bloqué » [34]. Elle perd 10 kg en très peu de temps à cause des traitements [35].
Le doute, pour le patient, ce n’est donc pas seulement « est-ce Parkinson ou autre chose? ». C’est: « suis-je crédible quand je décris ce que je ressens? ». L’errance diagnostique abîme la confiance avant d’abîmer le corps.
L’autre maladie, celle qu’on confond
À côté de Parkinson, une pathologie trois fois plus fréquente reste dans l’ombre [36]. Le tremblement essentiel concerne 300 000 personnes en France [37], dont 30 000 dans une forme sévère ou invalidante [38]. « Paradoxalement, c’est une maladie très fréquente, trois fois plus que la maladie de Parkinson, mais elle est bien moins connue du grand public », souligne le Pr David Grabli, neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière [39] [40].
La différence se joue dans un détail clinique. Le tremblement survient lors de l’action - écrire, boire, viser un index [41]. Celui de Parkinson apparaît au repos [42]. Mais cette frontière, claire en théorie, l’est rarement dans une vie. Annie Le Brun, 77 ans, ancienne institutrice, présidente de l’association Aptes [43], a toujours vu sa mère trembler [44]. Elle-même tremblait depuis longtemps sans s’en alarmer. « Il n’y a que dans la dernière année de ma carrière, en 2005 [45], qu’un de mes élèves m’a dit « maîtresse, tu trembles! » »
L’apparente contradiction - vivre des décennies avec une maladie qu’on dit dater de « ses 40 ans » sans la nommer - éclaire en réalité le cœur du problème. Dans 50 à 70 % des cas, le tremblement a une origine génétique [46]. Quand un enfant grandit en voyant sa mère trembler, le geste devient invisible, familial, normal. Annie Le Brun n’a pas découvert sa maladie en 2005 [45]: elle a découvert qu’elle était une maladie. Ce mécanisme - la pathologie qui se fond dans l’ordinaire - explique pourquoi 300 000 Français portent un nom qu’ils n’ont jamais entendu.
Le généraliste, premier maillon - et premier angle mort
Le diagnostic, pour les deux maladies, repose d’abord sur l’examen clinique. Pas de prise de sang, pas d’imagerie qui tranche. « Le diagnostic est vraiment délicat à poser », explique James Beck, directeur scientifique de la Fondation Parkinson [47] [48]. Au moment des premiers symptômes physiques, plus de 80 % des transmetteurs de dopamine dans les ganglions de la base sont probablement déjà morts [49].
Les neurologues savent quoi chercher: la perte du ballant du bras [50], la micrographie - une écriture qui rapetisse [51] - ou un pied qui tombe [52]. Encore faut-il que le patient arrive jusqu’à eux. Or, dans le parcours de soins français, c’est le médecin généraliste qui oriente. Aucune des sources consultées pour cet article ne donne la parole aux généralistes eux-mêmes, ni ne mentionne de recommandation actualisée sur le délai acceptable entre premier symptôme et adressage au neurologue. L’angle mort est là, et il pèse lourd: c’est dans ce silence que se logent les dix ans d’errance.
Le précédent oublié: ce que la France a déjà tenté
Selon plusieurs sources, le Plan national maladies neurodégénératives 2014-2019 incluait pour la première fois explicitement Parkinson aux côtés d’Alzheimer et de la sclérose en plaques. Pour cette maladie, un niveau de structuration comparable à celui dont a pu bénéficier Alzheimer n’a jamais existé.
Depuis la fin du plan 2014-2019 [53], plus rien. Amandine Lagarde, directrice générale de France Parkinson [54], le martèle: « On n’a pas le sentiment que la France a pris conscience de cette situation. Depuis le plan consacré aux maladies neurodégénératives sur la période 2014-2019, qui incluait pour la première fois la maladie de Parkinson, il n’y a eu aucune suite » [55]. Une stratégie quinquennale promise pour janvier 2024 [56] est toujours en attente. Le 25 mars [57], France Parkinson a déposé un recours avec d’autres associations.
Le contraste avec l’étranger est saisissant. Aux États-Unis, le National Plan to End Parkinson’s Act a été promulgué en juillet 2024 [58] [59]. Au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, des réseaux de soins coordonnés comme ParkinsonNet [60] et des Parkinson’s Nurses spécialisés [61] structurent le parcours du patient, de l’annonce au traitement avancé. En France, rien d’équivalent.
La vague qui vient
Sur Parkinson, les chiffres explosent: de 3 millions de cas mondiaux en 1990 à 12 millions en 2024 [62] [63], avec une hausse de +274 % entre 1990 et 2021 [64]. D’ici 2050, le nombre de malades devrait atteindre 25,2 millions [65]. En France, la prévalence devrait tripler [66]: on passera d’un adulte sur 257 [67] à un sur 50 [68]. Les projections démographiques sont là, les politiques publiques manquent.
Les estimations divergent sur la part attribuable au vieillissement: France Parkinson l’estime à 89 % d’ici 2050 [69], une autre source évalue la hausse globale à 112 % par rapport à 2021 [70]. Périmètres différents, méthodologies distinctes. Le constat, lui, ne bouge pas.
Ce que l’on peut faire en cabinet
Le diagnostic du tremblement est clinique [71]. Une cuillère d’eau à porter à la bouche sans la renverser [72]. Une spirale à dessiner [73]. Les bras tendus avec les index face à face [74]. Une scintigraphie cérébrale, en cas de doute, permet de montrer le défaut de dopamine qui signe Parkinson [75].
Les traitements existent. Béta-bloquants et primidone pour atténuer les symptômes du tremblement [76]. Pour les formes sévères, la stimulation cérébrale profonde peut réduire jusqu’à 80 % l’intensité des tremblements selon l’Institut du Cerveau [77]. L’année 2026 [78] marque l’arrivée de la stimulation cérébrale profonde adaptative, en boucle fermée, qui ajuste les impulsions en temps réel [79]. Découverte initialement à Grenoble en 1987 [80], la technique se perfectionne. La L-dopa demeure le traitement de référence pour Parkinson [81].
Pour Élodie Garcès, début novembre 2022 [82], l’opération est venue après l’épuisement des traitements médicamenteux. Stimulation cérébrale profonde: deux électrodes implantées dans le cerveau, reliées à un boîtier sous la peau [83]. Neuf heures sur la table [84]. « Je n’ai jamais hésité à la faire. C’était ma dernière carte à jouer » [85]. Aujourd’hui, ses tremblements se sont calmés [86]. « Je revis! Avant, je n’arrivais même pas à tenir quelque chose dans mes mains » [87].
Le geste qu’on ne fait plus
Annie Le Brun prend une dose de béta-bloquants tous les matins [88]. « J’ai renoncé aux petits pois, sinon avec une grande cuillère. Quant à me servir à boire, ça m’arrive tous les matins d’en renverser! » [89]. Le repli social s’installe. Ne plus aller au restaurant. Ne plus trinquer [90]. Les jeunes atteints renoncent à des métiers: dentiste, bijoutier, restauration [91].
L’association Aptes [92] teste des bracelets lestés pour écrire [93]. Elle tient une ligne d’écoute au 0970 407 536 [94]. Élodie Garcès, elle, a créé un compte Instagram suivi par plus de 5 000 personnes [95]. « C’est comme si j’étais en colocation avec Parkinson pour toute la vie. Donc autant en rire et garder le moral! » [96].
Dehors, il pleut. La cuillère vibre. L’eau déborde. C’est tout.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (96)
« Élodie Garcès déborde d’énergie, d’humour et de bonne humeur. [.] La mère de famille, âgée de 42 ans, est atteinte de la maladie de Parkinson depuis bientôt dix ans. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « J’ai toujours beaucoup tremblé mais un jour, c’est arrivé au repos quand je regardais la télévision. Ce n’était pas normal », nous raconte celle qui vit à Vienne (Isère). »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Le spécialiste lui annonce qu’elle est sans aucun doute atteinte de la maladie de Parkinson. Elle est alors âgée de 33 ans. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Elle consulte aussitôt un médecin qui évoque un manque de magnésium ou le syndrome du canal carpien. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « En deux secondes, il savait ce que j’avais. » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« La mère de famille, âgée de 42 ans, est atteinte de la maladie de Parkinson depuis bientôt dix ans. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« La mère de famille, âgée de 42 ans, est atteinte de la maladie de Parkinson depuis bientôt dix ans. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « J’y avais pensé mais seulement en rigolant, je faisais des blagues. Pour moi, c’était impossible car je pensais que c’était une maladie de personnes âgées. » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« un tiers des patients ne tremblent pas. »
sudouest.fr ↗ ↩
« Plus de sept Français sur dix citent les tremblements comme le symptôme principal de la maladie. »
sudouest.fr ↗ ↩
« la lenteur des mouvements, qui concerne près de 90 % des malades »
sudouest.fr ↗ ↩
« la raideur musculaire, qui touche 85 % des patients. »
sudouest.fr ↗ ↩
« ne sont identifiés que par moins de trois personnes interrogées sur dix. »
sudouest.fr ↗ ↩
« Selon l'enquête Viavoice réalisée pour France Parkinson et publiée le 31 mars 2026 »
senioractu.com ↗ ↩
« 99 % des Français déclarent connaître la maladie de Parkinson »
sudouest.fr ↗ ↩
« 62 % la connaître « précisément » »
sudouest.fr ↗ ↩
« 84 % des Français pensent que Parkinson est une maladie rare »
silvereco.fr ↗ ↩
« 270 000 personnes vivent avec Parkinson en France, soit 1 adulte sur 250. »
senioractu.com ↗ ↩
« 270 000 personnes vivent avec Parkinson en France, soit 1 adulte sur 250. »
senioractu.com ↗ ↩
« La moitié des Français sous-estime ce chiffre de 10 à 100 fois. »
senioractu.com ↗ ↩
« 20 % des malades sont diagnostiqués avant 65 ans. »
sudouest.fr ↗ ↩
« 20 % des patients sont diagnostiqués avant 65 ans - un fait ignoré par 76 % des personnes interrogées. »
senioractu.com ↗ ↩
« il peut s’écouler dix ans entre le début de la maladie et le diagnostic »
sudouest.fr ↗ ↩
« ces personnes sont touchées en moyenne dès 55 ans. »
sudouest.fr ↗ ↩
« Pour un tiers des patients, l'alerte commence par une douleur à l'épaule dite pseudo-rhumatismale »
e-sante.fr ↗ ↩
« une plainte six fois plus fréquente chez les parkinsoniens »
e-sante.fr ↗ ↩
« La perte d'odorat »
e-sante.fr ↗ ↩
« des troubles du sommeil paradoxal avec une forte agitation nocturne »
e-sante.fr ↗ ↩
« une fatigue chronique inexpliquée »
e-sante.fr ↗ ↩
« peuvent précéder les troubles moteurs de 5 à 10 ans »
e-sante.fr ↗ ↩
« « C’était un véritable coup de massue. Je me suis demandé plusieurs fois pourquoi c’était tombé sur moi. » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « J’ai eu honte pendant très longtemps. Alors qu’il n’y a absolument rien de honteux à être malade. Mais ça, je n’arrivais pas à le comprendre à cette époque », se souvient la quadragénaire, qui reconnaît avoir été dans le déni pendant des mois voire des années. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Aux tremblements incessants s’ajoutent des fortes douleurs musculaires, des baisses de tension, une fatigue extrême, des mouvements involontaires de la tête. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « J’ai aussi commencé à être paralysée. Seuls mes yeux pouvaient bouger, le reste de mon corps était bloqué. C’était très effrayant. » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « J’avais toujours la nausée, j’ai perdu 10 kg en très peu de temps. » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« c’est une maladie très fréquente, trois fois plus que la maladie de Parkinson »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Environ 300.000 personnes en France sont atteintes de la maladie du tremblement essentiel. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« dont 30 000 sont atteintes d'une forme sévère voire invalidante. »
femina.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le chiffre de 30 000 personnes atteintes d'une forme sévère de tremblement provient de femina.fr, source non tier-1, et n'est pas corroboré par les sources de référence (Institut du Cerveau, Aptes, france-assos-sante.org). ↩
« souligne le Pr David Grabli, neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Paradoxalement, c’est une maladie très fréquente, trois fois plus que la maladie de Parkinson, mais elle est bien moins connue du grand public», souligne le Pr David Grabli »
lefigaro.fr ↗ ↩
« survient lors de l’action (écrire, boire) »
institutducerveau.org ↗ ↩
« À la différence de la maladie de Parkinson, ils apparaissent lors de l’action, non au repos, perturbant la réalisation des mouvements. »
femina.fr ↗ ↩
« Annie Le Brun, présidente de l’association Aptes, elle-même concernée depuis l’âge de 40 ans. »
rcf.fr ↗ ↩
« A 77 ans, cette ancienne institutrice a toujours vu sa mère trembler. »
rcf.fr ↗ ↩
« Il n’y a que dans la dernière année de ma carrière, en 2005, qu’un de mes élèves m’a dit « maîtresse, tu trembles! » »
rcf.fr ↗ ↩
« 50 à 70 % des cas ont un terrain familial, où l’on retrouve ce dysfonctionnement des réseaux neuronaux impliqués dans la genèse de ces tremblements. »
rcf.fr ↗ ↩
« « On ne sait pas quelle en est la cause. On ne sait pas pourquoi la maladie progresse. Et encore moins comment l'arrêter. Et nous avons du mal à la diagnostiquer », déclare James Beck, directeur scientifique de la Fondation Parkinson. »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« « Le diagnostic est vraiment délicat à poser », explique James Beck, qui note qu'il n'y a pas de test sanguin ou cérébral définitif pour cette maladie. »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« Le temps que les premiers symptômes physiques apparaissent, plus de 80 % des transmetteurs de dopamine dans les ganglions de la base sont probablement déjà morts. »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« Les neurologues observent notamment la perte du ballant du bras »
e-sante.fr ↗ ↩
« Une écriture qui rapetisse, appelée micrographie »
e-sante.fr ↗ ↩
« un pied qui tombe figurent parmi les indicateurs »
e-sante.fr ↗ ↩
« la France, elle, n’a pas de stratégie nationale en vigueur depuis la fin du Plan MND 2014-2019 »
silvereco.fr ↗ ↩
« indique Amandine Lagarde, directrice générale et directrice du pôle actions de France Parkinson »
midilibre.fr ↗ ↩
« "On n’a pas le sentiment que la France a pris conscience de cette situation", s’inquiète Amandine Lagarde: "Depuis le plan consacré aux maladies neurodégénératives sur la période 2014-2019, qui incluait pour la première fois la maladie de Parkinson, il n’y a eu aucune suite" »
midilibre.fr ↗ ↩
« Une nouvelle stratégie quinquennale, promise pour janvier 2024, est toujours en attente »
silvereco.fr ↗ ↩
« Le 25 mars dernier, France Parkinson a déposé un recours, avec d’autres associations »
midilibre.fr ↗ ↩
« le National Plan to End Parkinson’s Act, promulgué en juillet 2024 »
silvereco.fr ↗ ↩
« le National Plan to End Parkinson’s Act, promulgué en juillet 2024 »
silvereco.fr ↗ ↩
« réseaux de soins coordonnés comme ParkinsonNet »
silvereco.fr ↗ ↩
« formation de professionnels de santé spécialisés (les Parkinson’s Nurses) »
silvereco.fr ↗ ↩
« On est passé de 3 millions de cas dans le monde, à 12 millions aujourd’hui »
midilibre.fr ↗ ↩
« La maladie touche déjà 12 millions de personnes dans le monde en 2024 »
midilibre.fr ↗ ↩
« De 1990 à 2021, le nombre de cas s’est aussi envolé: + 274 % »
midilibre.fr ↗ ↩
« D’ici à 2050, le nombre de malades devrait atteindre 25,2 millions »
midilibre.fr ↗ ↩
« elle devrait tripler à l’horizon 2050 »
midilibre.fr ↗ ↩
« c’est aujourd’hui un adulte sur 257 »
midilibre.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source midilibre.fr indique '1 sur 257' comme prévalence actuelle, mais l'enquête France Parkinson 2026 (référence primaire) donne '1 adulte sur 250' (f80). Valeur officielle retenue: 1 sur 250. ↩
« On estime qu’une personne sur 50 aura la maladie de Parkinson »
midilibre.fr ↗ ↩
« le vieillissement de la population, qui "devrait contribuer à 89 % de sa prévalence d’ici à 2050" »
midilibre.fr ↗ ↩
« soit une hausse de 112 % par rapport à 2021 »
silvereco.fr ↗ ↩
« Le diagnostic d’un tremblement est clinique selon les caractéristiques du type de tremblement, son retentissement sur le quotidien, l’évolution et l’histoire personnelle et familiale »
institutducerveau.org ↗ ↩
« un simple geste réalisé au quotidien s’avère très utile pour évaluer la présence d’un tremblement d’action: remplir une cuillère d’eau et tenter de l’amener à sa bouche sans en renverser. »
femina.fr ↗ ↩
« On va faire écrire nos patients, dessiner une spirale de la main droite et gauche, transvaser de l’eau d’un verre à l’autre et le porter à la bouche, tendre les bras devant eux. »
rcf.fr ↗ ↩
« et lors la posture (tendre les mains devant soi, mettre les index face à face (signe du bretteur) »
institutducerveau.org ↗ ↩
« une scintigraphie cérébrale permettra alors de montrer le défaut de dopamine qui, elle, signe la présence d’une maladie de Parkinson. »
rcf.fr ↗ ↩
« des béta bloquants qui vont diminuer l’ampleur des tremblements en agissant sur la noradrénaline. Egalement, la primidone, anti convulsif utilisé pour les épilepsies. »
rcf.fr ↗ ↩
« le traitement proposé repose alors sur la stimulation cérébrale, une pratique susceptible de réduire jusqu’à 80% l’intensité des tremblements selon l’Institut du Cerveau. »
femina.fr ↗ ↩
« L'année 2026 marque l'arrivée d'une innovation avec la stimulation cérébrale profonde adaptative (aDBS) »
e-sante.fr ↗ ↩
« cette technique se perfectionne avec un système en boucle fermée qui ajuste les impulsions électriques en temps réel »
e-sante.fr ↗ ↩
« Découverte initialement à Grenoble en 1987 »
e-sante.fr ↗ ↩
« La L-dopa demeure le traitement de référence »
e-sante.fr ↗ ↩
« Début novembre 2022, la quadragénaire a bénéficié de la stimulation cérébrale profonde, une opération chirurgicale qui consiste à implanter de façon permanente deux électrodes dans le cerveau des patients. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« la quadragénaire a bénéficié de la stimulation cérébrale profonde, une opération chirurgicale qui consiste à implanter de façon permanente deux électrodes dans le cerveau des patients. « Elles sont reliées à un boîtier placé sous la peau au niveau de ma poitrine », nous explique-t-elle. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« L’intervention a duré plus de neuf heures. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « Je n’ai jamais hésité à la faire. Au contraire, j’avais hâte car pour moi, c’était ma dernière carte à jouer. Et je n’ai senti aucune douleur. » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Aujourd’hui, Élodie Garcès va mieux. Ses tremblements et ses mouvements involontaires de la tête se sont un peu calmés. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « Je revis! Avant, je n’arrivais même pas à tenir quelque chose dans mes mains. J’avais aussi une pompe à dopamine mais c’est fini. Je la fabrique moi-même désormais. » »
ouest-france.fr ↗ ↩
« comme en témoigne Annie sous béta bloquants, avec "une dose tous les matins." »
rcf.fr ↗ ↩
« J’ai renoncé aux petits pois, sinon avec une grande cuillère. Quant à me servir à boire, ça m’arrive tous les matins d’en renverser! »
rcf.fr ↗ ↩
« Repli social également, comme ne plus pouvoir aller au restaurant ou trinquer avec des amis. »
rcf.fr ↗ ↩
« Handicap aussi au travail, quand on exerce des métiers de précision, comme dentiste, bijoutier ou boucher maniant un couteau. »
rcf.fr ↗ ↩
« Aptes, association des personnes concernées par le tremblement essentiel. »
rcf.fr ↗ ↩
« Nous testons actuellement des bracelets lestés, notamment pour écrire. »
rcf.fr ↗ ↩
« une ligne d'écoute au 0970 407 536 (prix d'un appel local) »
rcf.fr ↗ ↩
« Elle a créé un compte Instagram qui est aujourd’hui suivi par plus de 5 000 personnes. »
ouest-france.fr ↗ ↩
« « C’est comme si j’étais en colocation avec Parkinson pour toute la vie. Donc autant en rire et garder le moral! » »
ouest-france.fr ↗ ↩
Sources
- Tremblements: ce n’est pas forcément la maladie de Parkinson
- Pourquoi la maladie de Parkinson est
- Parkinson : + 274 % de 1990 à 2021, et un doublement du nombre de cas d’ici 2050, l’affolante progression de la maladie
- Maladie de Parkinson : un sondage révèle une méconnaissance massive des Français
- Maladie de Parkinson : cette enquête révèle à quel point les Français se trompent
- Journée mondiale de la maladie de Parkinson : une alerte face à une urgence sanitaire mondiale
- Tremblement essentiel : ces 5 signes physiques doivent vous amener à consulter rapidement
- Tremblements essentiels : comment vivre avec ?
- TÉMOIGNAGE. Atteinte de la maladie de Parkinson depuis ses 33 ans, elle raconte son parcours
- Maladie de Parkinson avant 50 ans : reconnaître les premiers symptômes
- La prévalence des maladies neurodégénératives précoces largement sous
- Le tremblement essentiel
