Leandro Trossard à Besiktas pour 20 M€
Le Belge de 31 ans signe trois ans en Turquie après le titre anglais
Arsenal et Besiktas ont trouvé un terrain d'entente pour le transfert de l'international belge. Le joueur de 31 ans signe trois ans avec option à Istanbul.
- Arsenal et Besiktas bouclent le transfert de Trossard pour 20 M€ (18 M€ + 2 M€ bonus)
- Le Belge de 31 ans signe trois ans avec option, visite médicale dimanche à Istanbul
- Salaire annoncé entre 7 et 9 M€ bruts, 8 M€ nets par an selon les sources
- Arsenal récupère une somme modeste pour un joueur en fin de contrat (2027)
Accord bouclé. Arsenal et Besiktas ont trouvé un terrain d’entente pour Leandro Trossard à 20 millions d’euros - répartis en 18 millions de partie fixe et 2 millions de bonus. Le joueur de 31 ans sera à Istanbul ce dimanche soir pour passer la visite médicale et parapher un contrat de trois ans avec option pour une saison supplémentaire.
Le salaire annoncé tourne autour de 7 à 9 millions d’euros par an, Football Transfers donne cette fourchette, tandis que d’autres sources avancent environ 8 millions d’euros nets par saison. L’écart s’explique par la prise en compte ou non des bonus et du régime fiscal turc. Fabrizio Romano - référence mondiale des transferts, a confirmé l’opération avec son « Here we go! » habituel. Arsenal récupère une somme modeste pour un joueur qui n’avait plus qu’un an de contrat - malgré une prolongation salariale signée à l’été 2025.
Un départ après le sacre
Trossard quitte Londres champion d’Angleterre. Arrivé de Brighton en janvier 2023 pour 20 millions de livres garanties (27 avec bonus) - le Belge aura passé trois ans et demi chez les Gunners. Il avait également participé à la Coupe du Monde 2026 avec la Belgique - son parcours dans la compétition s’étant terminé avant le 12 juillet.
À 31 ans - Trossard n’était plus un titulaire indiscutable dans un effectif qu’Arsenal rajeunit. Le club a préféré tourner la page pour libérer une place dans sa rotation offensive et amorcer un nouveau cycle générationnel.
Arsenal encaisse une moins-value comptable mais libère un salaire et une place dans l’effectif. Trossard n’était plus titulaire indiscutable et son profil d’ailier polyvalent (capable d’évoluer en faux numéro 9 ou milieu offensif) n’a visiblement pas suffi à prolonger l’aventure. Le club avait prolongé son contrat à l’été 2025 sans étendre l’engagement au-delà de 2027 - un signal clair sur sa valeur perçue en interne.
Besiktas mise gros
Le club stambouliote affiche ses ambitions. Après avoir recruté Orkun Kökçü pour 30 millions d’euros en juin 2026 et Wilfred Ndidi pour 8 millions en août 2025 - Besiktas continue d’investir. Trossard devient l’une des recrues les plus chères de l’été turc, avec un contrat qui pourrait courir jusqu’en 2029 selon certaines sources.
Ce recrutement illustre la stratégie des clubs turcs: miser sur des noms connus en Europe pour attirer sponsors et droits TV, quitte à surpayer des profils en déclin. Après Kökçü (30 M€) et Ndidi (8 M€) - Trossard devient une vitrine médiatique plus qu’un renfort sportif de premier plan. Besiktas achète de la visibilité.
La Turquie attire les Belges. Comme Michy Batshuayi en 2021, qui a évolué à Besiktas entre 2021 et 2025 avant de poursuivre dans d’autres clubs de Süper Lig, Trossard rejoint une colonie belge bien implantée. Junior Olaitan figure également dans l’effectif stambouliote depuis 2025. Le championnat turc, moins exigeant physiquement que la Premier League, offre des salaires compétitifs grâce aux investisseurs locaux.
La contradiction contractuelle
La chronologie interroge. En août 2025, Arsenal prolonge le salaire de Trossard sans étendre son contrat au-delà de 2027. Un an plus tard, le club le cède pour 20 M€ - soit exactement le même montant nominal que les 20 M£ déboursés en janvier 2023 - mais en devise et en pouvoir d’achat différents. Une gestion qui interroge la stratégie salariale des Gunners.
Ce que personne ne dit
Arsenal essuie une perte réelle. Les 20 M€ perçus aujourd’hui ne valent pas les 20 M£ dépensés en janvier 2023: avec l’inflation et le taux de change, le transfert représente une moins-value. Surtout, le club a augmenté la masse salariale pendant un an sans contrepartie sportive. Besiktas, de son côté, offre 8 M€ nets annuels à un joueur de 31 ans - un pari risqué mais cohérent avec sa stratégie de visibilité médiatique.
Autre angle mort: pourquoi Besiktas propose-t-il un tel salaire à un joueur en fin de cycle, alors qu’il a recruté Kökçü et Ndidi à des montants comparables? La réponse tient au modèle turc: les clubs de Süper Lig misent sur des noms connus en Europe pour attirer sponsors et droits TV, quitte à surpayer des profils en déclin. Trossard devient une vitrine médiatique plus qu’un renfort sportif de premier plan. Arsenal récupère de l’argent frais, Besiktas achète de la visibilité. Les deux clubs y gagnent, le joueur encaisse. Seul le spectateur sportif perd: un talent encore viable en Premier League part finir sa carrière dans un championnat moins exposé.