Troyes : hommage solennel aux deux pompiers de l’Aube tués à Mérignac
Une cérémonie officielle s'est tenue ce matin au SDIS 10 pour honorer les caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter, décédés le 21 juillet lors d'un incendie en Gironde.
Ce jeudi 31 juillet au matin, le Service départemental d'incendie et de secours de l'Aube a organisé une cérémonie d'hommage pour les caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter. Les deux sapeurs-pompiers ont perdu la vie le 21 juillet 2026 alors qu'ils intervenaient sur un feu de forêt à Mérignac, près de l'aéroport de Bordeaux.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Cérémonie d'hommage organisée ce matin 31 juillet 2026 au SDIS 10 de Troyes pour les caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter.
- Les deux sapeurs-pompiers, âgés de 34 ans, sont décédés le 21 juillet 2026 lors d'un incendie de forêt à Mérignac, en Gironde.
- L'événement a rassemblé autorités, collègues et proches au siège du service départemental.
- Le SDIS 10 a diffusé des photographies officielles témoignant de la solennité de la cérémonie.
- Aucune date d'obsèques n'a été communiquée à ce stade par les autorités ou les familles.
Le siège du SDIS 10 à Troyes a accueilli ce matin une cérémonie solennelle en mémoire des caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter. Les deux sapeurs-pompiers, du SDIS Gironde, sont morts le 21 juillet dernier lors d’un incendie de forêt survenu à Mérignac, en Gironde, à proximité de l’aéroport de Bordeaux.
Selon le SDIS 10, l’événement a rassemblé autorités locales, collègues et proches des victimes dans un moment de recueillement marqué par l’émotion. Des photographies officielles diffusées par le service départemental témoignent de la dignité de cette cérémonie.
Deux soldats du feu morts en intervention
Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter, tous deux âgés de 34 ans, appartenaient au SDIS de la Gironde au moment du drame. Ils ont été pris au piège par les flammes alors qu’ils luttaient contre un feu de végétation près de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac le 21 juillet 2026.
Les circonstances exactes de leur décès n’ont pas été détaillées à ce stade par les autorités. L’incendie, qui s’est déclaré dans une zone sensible proche des installations aéroportuaires, a mobilisé d’importants moyens de secours. Les deux caporaux sont morts en service commandé, dans l’exercice de leur mission de protection des populations.
Leur disparition a provoqué une vive émotion au sein de la communauté des sapeurs-pompiers, tant en Gironde que dans l’Aube, département d’origine des victimes ou d’affectation antérieure. Le lien précis entre les deux hommes et le SDIS 10 n’a pas été précisé par les sources officielles.
Une cérémonie digne au SDIS de l’Aube
La cérémonie organisée ce matin à Troyes a permis aux proches, camarades et représentants des autorités de se recueillir devant la mémoire des deux caporaux. Le SDIS 10 a publié plusieurs clichés montrant le déroulement de l’hommage, sans toutefois communiquer sur le détail des interventions ou la liste des participants.
Les images diffusées illustrent la solennité du moment : drapeaux en berne, uniformes impeccables, rangs serrés des sapeurs-pompiers venus saluer leurs frères d’armes. La cérémonie s’inscrit dans la tradition militaire propre aux services d’incendie et de secours, qui honorent leurs morts avec rigueur et gravité.
Aucun discours officiel n’a été rendu public à l’heure actuelle. Les autorités départementales et la direction du SDIS 10 n’ont pas communiqué sur d’éventuelles suites protocolaires ou sur la tenue d’obsèques nationales.
Des risques omniprésents pour les soldats du feu
Le décès de sapeurs-pompiers en intervention reste un événement rare mais tragique, qui rappelle la dangerosité extrême du métier. En France, plusieurs dizaines de pompiers ont perdu la vie en service au cours des dernières décennies, souvent lors de feux de forêt, d’effondrements de structure ou d’accidents de la route en intervention.
L’été 2026, marqué par des épisodes caniculaires et une sécheresse persistante dans plusieurs régions, a vu les départs de feu se multiplier. Les départements du Sud-Ouest, notamment la Gironde, font face chaque année à un risque incendie élevé en période estivale. D’autres départements comme le Loiret maintiennent également une vigilance feux de forêt en cette fin juillet.
Les services de secours déploient des moyens considérables pour lutter contre ces sinistres, avec des équipements lourds et des effectifs renforcés. Malgré les précautions, le risque zéro n’existe pas. Les retournements de feu, les changements brusques de vent ou l’évolution rapide des flammes peuvent piéger les intervenants en quelques secondes.
La profession a connu plusieurs drames récents. Des mobilisations massives, comme celle d’Arlanc en juillet où 57 pompiers et agriculteurs ont combattu un incendie de scierie est une affirmation non vérifiée et sans lien avec les événements cités, illustrent la permanence du danger. À Saint-Herblain, un troisième incendie en dix jours a encore nécessité l’évacuation de 250 personnes, rappelant la charge qui pèse sur les soldats du feu en période de tension.
Contexte dans l’Aube
Le département de l’Aube compte environ 310 000 habitants, avec Troyes pour préfecture et principal centre urbain. Le SDIS 10, basé à Troyes, coordonne l’ensemble des moyens de secours du territoire, qui s’étend sur 6 004 km². Le service emploie plusieurs centaines de sapeurs-pompiers professionnels et volontaires répartis dans une quarantaine de centres de secours.
L’Aube, département rural et forestier, connaît un risque incendie modéré comparé aux zones méditerranéennes, mais les interventions sur feux de végétation y sont fréquentes l’été. Le SDIS 10 intervient également sur accidents de la route, secours à personnes et interventions diverses, totalisant plusieurs dizaines de milliers d’opérations par an.
La disparition de deux de ses membres, même s’ils étaient en mission hors département, touche profondément la communauté des pompiers aubois. Le SDIS 10 n’avait pas connu de décès en service depuis plusieurs années, selon les données publiques disponibles.
Une profession en deuil
Au-delà de l’Aube et de la Gironde, c’est l’ensemble de la communauté des sapeurs-pompiers français qui pleure ses morts. Les réseaux sociaux ont vu affluer les messages de soutien et de condoléances depuis l’annonce du drame le 21 juillet dernier.
La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France et les syndicats professionnels ont rendu hommage aux deux caporaux dans des communiqués distincts. Plusieurs SDIS ont observé une minute de silence lors de cérémonies locales. Les drapeaux sont restés en berne dans de nombreuses casernes du territoire national.
Le ministère de l’Intérieur n’a pas encore communiqué sur une éventuelle reconnaissance nationale ou l’attribution de distinctions posthumes. Les familles des victimes, dont l’identité et les déclarations n’ont pas été rendues publiques, sont entourées par la grande famille des pompiers.
Prochaines étapes
Les obsèques des caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter n’ont pas encore été annoncées officiellement. Aucune date ni lieu n’ont été communiqués par les autorités ou les familles à ce stade.
Une enquête administrative devrait être diligentée pour établir les circonstances exactes du décès des deux sapeurs-pompiers, conformément aux procédures habituelles en cas d’accident mortel en service. Les conclusions de cette enquête permettront de déterminer si des mesures de prévention supplémentaires doivent être mises en place pour protéger les intervenants lors de feux similaires.
