Finales ATP : Tsitsipas face à Collignon à Gstaad, Darderi défend son titre à Bastad
Deux finales ATP ce dimanche en Suisse et en Suède avec des joueurs au bord du gouffre
Ce dimanche 19 juillet 2026, deux finales ATP se jouent simultanément. À Gstaad, Stefanos Tsitsipas, en quête de rachat après seize mois sans titre, affronte Raphael Collignon
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Retour au sommet pour Tsitsipas
Le Grec n'a plus gagné de titre depuis février 2025. Une victoire à Gstaad le ferait remonter à la 51e place mondiale.
Première finale pour Collignon
Le Belge de 24 ans dispute sa toute première finale ATP. Un titre le propulserait à la 35e place mondiale.
L'altitude de Gstaad, facteur clé
À 1 050 mètres, les conditions sont plus rapides que sur terre battue classique. Tsitsipas dit que ça amplifie son jeu.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Stefanos Tsitsipas, 85e mondial, affronte Raphael Collignon, 42e mondial et tête de série n°7, en finale à Gstaad ce 19 juillet.
- Collignon dispute sa première finale ATP. Il affiche un bilan de 16 victoires pour 3 défaites sur terre battue en 2026.
- Tsitsipas vise son 13e titre, le premier depuis février 2025. Une victoire le ferait remonter à la 51e place mondiale.
- À Bastad, Luciano Darderi défend son titre face à Andrey Rublev, tête de série n°1 et ancien champion 2023.
Le court central de Gstaad, 1 050 mètres d’altitude. L’air est sec, la balle vole plus vite qu’ailleurs sur terre battue. Stefanos Tsitsipas attend sous le parasol blanc, short bleu marine, regard vide. En face, Raphael Collignon - 24 ans - première finale ATP de sa vie. Coup d’envoi à 11h30.
Tsitsipas n’a plus gagné de titre depuis février 2025. Seize mois de disette. Il vise un 13e trophée - celui qui le ramènerait à la 51e place mondiale. Hier, il a éliminé Aleksandr Shevchenko en trois sets, 6-4, 3-6, 6-3.
Le retour ou la noyade pour Tsitsipas
Seize mois sans titre pour un joueur qui a été numéro 3 mondial. Tsitsipas est tombé à la 85e place. Cette finale à Gstaad n’est pas un simple match: c’est une bouée de sauvetage. Un 13e titre le propulserait à la 51e place mondiale - lui ouvrant les portes des grands tableaux sans passer par les qualifications. Sa dernière finale sur terre battue remonte à mars 2025. Depuis, c’est le vide. La 14e finale sur ocre de sa carrière pourrait sonner comme un nouveau départ ou confirmer la descente. Tsitsipas affiche un taux de victoire de 73 % sur terre battue en carrière - mais les statistiques passées ne paient plus les factures.
L’altitude, amplificateur de puissance
À 1 050 mètres - Gstaad n’est pas un tournoi de terre battue comme les autres. L’air raréfié rend la balle plus rapide, moins lourde. Les frappes gagnent en pénétration. Tsitsipas l’a compris: il a déclaré que l’altitude « amplifie » son jeu. Son coup droit, déjà puissant au niveau de la mer, devient une arme encore plus létale. Mais l’altitude joue dans les deux sens. Elle récompense l’agressivité et punit l’attentisme. Collignon, qui a sauvé une balle de match en demi-finale contre Juan Manuel Cerundolo, 1-6, 7-6, 7-5, sait qu’il devra imposer son propre rythme. Les conditions sèches et rapides de Gstaad réduisent la marge d’erreur. Chaque coup compte double.
Collignon, première finale et première chance
Raphael Collignon n’avait jamais atteint une finale ATP avant Gstaad. À 24 ans - c’est maintenant ou peut-être jamais. Son bilan cette année, 35 victoires pour 12 défaites - dont 16 victoires et 3 défaites sur terre battue, montre qu’il n’est pas là par hasard. Une victoire dimanche le propulserait à la 35e place mondiale - un bond qui changerait tout: meilleurs tournois, meilleurs sponsors, meilleure visibilité. Collignon a éliminé Lorenzo Sonego - Valentin Vacherot et Cerundolo pour arriver jusque-là. Il était mené 5-3 dans le deuxième set de sa demi-finale, une balle de match contre lui. Il a sauvé. C’est ce mental-là qui lui a permis d’être ici. Tsitsipas a battu Ignacio Buse - Jerome Kym et Arthur Rinderknech. Les deux joueurs ne se sont jamais affrontés.
Darderi défend son titre à Bastad
À Bastad, Luciano Darderi joue à 13h. Il est 18e mondial, tenant du titre. En face: Andrey Rublev - numéro 1 du tournoi, ancien champion en 2023. Darderi a battu Adolfo Daniel Vallejo en demi-finale, 6-4, 7-6, 6-3. Rublev a éliminé Alejandro Tabilo sur le score 6-4, 4-6, 6-4.
Points de classement à défendre, une saison à valider
Darderi défend son titre à Bastad. Perdre la finale ne serait pas un drame, mais gagner enverrait un message: il n’est pas un champion d’un an. Son bilan sur terre cette saison, 23 victoires pour 15 défaites, est solide sans être éclatant. Il a déjà remporté l’Open du Chili en mars 2026 et a été finaliste à l’Open d’Argentine en février. Bastad, il l’a gagné l’an dernier. Rublev, lui, n’a plus rien à prouver. Il a déjà gagné ici. Il joue libre. Leur seul face-à-face sur terre battue remonte à Hambourg l’année dernière: Rublev avait gagné 6-1, 3-6, 6-3. Rublev n’a pas perdu un set avant la demi-finale à Bastad. Darderi a dû batailler contre Nuno Borges en quarts, 7-6, 6-4, avant d’éliminer Vallejo.
Les pronostics du jour
Sur Gstaad, les bookmakers donnent 51 % de chances à Tsitsipas. Collignon sort d’un bilan solide sur terre cette année.
À Bastad, Darderi est favori à domicile. Rublev cherche son deuxième titre suédois après 2023. Deux finales. Deux histoires. Tsitsipas qui veut revenir. Collignon qui veut exister. Darderi qui veut rester. Rublev qui sait.
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