Tsitsipas met fin à 16 mois de disette en remportant Gstaad
Le Grec décroche son 13e titre ATP après un parcours marathon sur terre battue suisse
Le Grec a dominé Raphael Collignon en finale du Swiss Open dimanche soir, s'adjugeant son 13e titre ATP après un parcours marathon. Il grimpe de la 85e à la 51e place mondiale.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Nouveau chapitre post-familial
Premier titre depuis la fin du partenariat avec son père Apostolos, marquant une transition professionnelle réussie.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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août 2021
Sommet de carrière
Atteint le 3e rang mondial, son meilleur classement
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mars 2025
Dernier titre avant Gstaad
Remporte le Dubai Duty Free Tennis Championships
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2026
Rupture familiale
Met fin au partenariat professionnel avec son père Apostolos
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juillet 2026
85e mondial
Arrive à Gstaad avec un bilan 2026 de 17 victoires-15 défaites
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19 juil. 2026
Retour au sommet
Remporte Gstaad, son 13e titre ATP, et remonte au 51e rang
Deux heures et 17 minutes. C’est le temps qu’il a fallu à Stefanos Tsitsipas pour décrocher ce qui lui échappait depuis 16 mois: un trophée. Sur la terre battue de Gstaad, dimanche soir, le Grec a dominé le Belge Raphael Collignon 6-4, 6-7(3), 6-3 pour mettre fin à la plus longue disette de sa carrière professionnelle.
« C’est une sensation folle en ce moment. J’ai survécu à un marathon et ce fut une longue semaine », lâche-t-il après le match, la voix enrouée. Quatre matchs en trois sets d’affilée. Quatre fois, il a dû revenir, serrer les dents, chercher dans ses réserves. Contre Jérôme Kym - contre Arthur Rinderknech - contre Alexander Shevchenko en demie, puis Collignon en finale. Le corps a tenu. À 27 ans - il prolonge une série entamée il y a neuf ans: au moins un titre par saison depuis qu’il est professionnel.
De la 85e à la 51e place
Quand il débarque à Gstaad début juillet, Tsitsipas pointe au 85e rang mondial. Loin, très loin du numéro 3 qu’il a été en août 2021. Son bilan 2026 avant le tournoi: 17 victoires, 15 défaites. Pas de quoi briller. Le tournoi suisse, niché à 1 050 mètres d’altitude - n’était même pas censé être un objectif. Juste un test sur terre battue, sa surface de prédilection où il affiche 103 victoires pour 31 défaites.
Le tournoi s’est transformé en parcours du combattant. Pas de tête de série, pas de favori déclaré. Ignacio Buse au premier tour, puis Kym, Rinderknech et Shevchenko: quatre adversaires qui l’ont poussé au bout. Quatre fois trois sets. « C’est fou que j’aie fait quatre matchs en trois sets d’affilée », répète-t-il après la finale, comme s’il n’y croyait toujours pas.
La victoire lui permet de grimper à la 51e place - gagnant 34 places d’un coup. C’est son 13e titre en carrière - le premier depuis Dubaï en mars 2025. Entre-temps, il a mis fin à son partenariat professionnel avec son père Apostolos. Ce dimanche soir à Gstaad, il est devenu le premier Grec à remporter ce tournoi.
Un marathon physique et mental
Collignon disputait sa première finale ATP. Face à lui, un joueur triple vainqueur de Monte-Carlo - finaliste de Roland-Garros en 2021. L’écart d’expérience s’est vu dans le troisième set. Tsitsipas a breaké d’entrée, puis tenu, serré, contrôlé. Collignon n’a jamais abdiqué, sauvant des balles de match, accrochant chaque point. Mais le Grec a fini par conclure sur sa mise en jeu.
La bourse du vainqueur: 93 175 euros. Les points ATP: 250. Cette 58e édition du tournoi - étalée du 13 au 19 juillet - restera celle de son retour.
Ce que les chiffres ne disent pas
Alexander Bublik - tenant du titre en 2025, n’a pas défendu sa couronne cette année. Tsitsipas, arrivé sans statut de favori, a profité du chaos. Mais ce n’est pas du hasard. Sur terre battue, il reste redoutable: ce 13e titre est son quatrième sur cette surface après trois sacres à Monte-Carlo.
Le détail qui interroge: Tsitsipas a disputé quatre matchs en trois sets consécutifs avant la finale. Le tournoi, niché à 1 050 mètres d’altitude - impose des conditions de jeu particulières: la balle vole plus vite, le souffle se fait plus court. Pour un joueur en quête de repères après une longue disette, c’était un pari risqué. Il l’a gagné.
Le prochain objectif pour Tsitsipas: confirmer à Hambourg, puis préparer les Masters 1000 américains. À 27 ans - il n’a plus le statut d’étoile montante. Mais ce dimanche soir, il a prouvé qu’il pouvait encore gagner. Neuf ans de suite avec un titre. La série continue.