Tuning dans l’Oise : sept rassemblements annulés depuis janvier 2026

La préfecture de l'Oise durcit le ton contre les 'rassos' automobiles, avec arrêtés d'interdiction et 400 véhicules contrôlés depuis le début de l'année.

Tuning dans l'Oise : sept rassemblements annulés depuis janvier 2026
Illustration Grégory Vasseur / info.fr

Sept rassemblements de tuning ont été annulés dans l'Oise depuis janvier 2026. La préfecture multiplie les arrêtés d'interdiction, les forces de l'ordre dissolvent systématiquement les cortèges. Les participants s'exposent à des amendes allant jusqu'à 750 euros.

Sept rassemblements de tuning ont été annulés dans l’Oise depuis janvier 2026. La préfecture multiplie les arrêtés d’interdiction, les forces de l’ordre dissolvent systématiquement les cortèges. Les participants s’exposent à des amendes allant jusqu’à 750 euros.

L’essentiel

  • Sept annulations : au moins sept rassemblements tuning interdits dans l’Oise depuis janvier 2026, selon Le Parisien.
  • 400 véhicules contrôlés : plusieurs dizaines de contraventions dressées depuis le début de l’année, selon la préfecture de l’Oise.
  • Angy, 26 avril : un rassemblement interdit par arrêté préfectoral trois jours avant sa tenue, pour absence de déclaration et risques pour l’ordre public.
  • Amendes : 135 euros en première instance, jusqu’à 750 euros en cas de récidive ou d’infraction aggravée.
  • Précédent 2021 : 80 verbalisations pour un rassemblement illicite similaire dans le département, selon Le Parisien.

Sept interdictions en quatre mois

Depuis janvier 2026, sept rassemblements automobiles de type tuning ont été dissous ou interdits dans l’Oise, selon Le Parisien. La cadence s’est accélérée fin avril : le préfet a signé trois arrêtés supplémentaires le week-end du 26 avril, selon la page officielle de la préfecture sur Facebook.

Les rassemblements concernés - appelés « rassos » dans la communauté - regroupent des passionnés de véhicules modifiés autour de démonstrations informelles : accélérations, montées en régime, parfois dérapages contrôlés. Ces pratiques, réalisées hors circuit homologué, tombent sous le coup de la réglementation sur les rassemblements non déclarés et sur la sécurité routière.

Angy : un arrêté trois jours avant l’événement

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Le cas du rassemblement prévu à Angy, commune proche de Mouy, illustre la méthode préfectorale. L’arrêté d’interdiction a été signé le 23 avril 2026, soit trois jours avant la date prévue du 26 avril, selon actu.fr. Motifs retenus : absence de déclaration préalable, absence d’organisateur identifié, risques pour l’ordre public, la sécurité, la santé et la tranquillité publiques. La préfecture cite explicitement les montées excessives de régimes moteurs et les « runs » potentiels.

Pour l’organisateur du rassemblement d’Angy, c’est la troisième demande refusée consécutive par les autorités, toujours selon actu.fr. La mairie de Mouy a, de son côté, qualifié cette interdiction de « mesure de bon sens ».

Le Parisien 60 a relayé l’information le 2 mai 2026 :

400 véhicules contrôlés, des dizaines de contraventions

Depuis le début de l’année, près de 400 véhicules ont été contrôlés lors des opérations liées aux rassemblements tuning interdits, selon la préfecture de l’Oise. Plusieurs dizaines de contraventions ont été dressées. Tous les rassemblements visés ont été dissous.

Le tarif des amendes est fixé par la réglementation : 135 euros pour non-respect d’un arrêté préfectoral d’interdiction, montant pouvant atteindre 750 euros selon les infractions associées. Ces chiffres sont confirmés à la fois par la préfecture et par actu.fr.

Ce type de répression n’est pas sans rappeler d’autres opérations menées dans des départements voisins. Dans l’Yonne, les forces de l’ordre interviennent régulièrement sur des comportements à risque sur la route, illustration d’une tendance plus large en matière de sécurité routière dans les départements ruraux.

Contexte dans l’Oise

L’Oise (60) compte environ 840 000 habitants. Le département est traversé par plusieurs axes routiers structurants et dispose de zones périurbaines et rurales où les grands parkings ou voies secondaires peu fréquentées sont traditionnellement investis par les passionnés de tuning lors des beaux jours.

La politique de répression n’est pas nouvelle. En mars 2021, 80 participants à un rassemblement illicite dans l’Oise avaient été verbalisés, selon Le Parisien. Cinq ans plus tard, le durcissement affiché de la préfecture traduit une volonté de systématiser cette approche, au-delà des seules opérations ponctuelles.

La question de l’encadrement légal des rassemblements automobiles se pose dans plusieurs départements des Hauts-de-France. Le recours à l’arrêté préfectoral comme outil de prévention s’est généralisé pour encadrer les rassemblements jugés à risque, bien au-delà du seul contexte sportif.

Un cadre légal peu contesté, une pratique persistante

Les organisateurs se heurtent à un cadre juridique clair. Un rassemblement de véhicules sur la voie publique ou un terrain privé ouvert à la circulation doit faire l’objet d’une déclaration préalable en préfecture. En l’absence de déclaration, ou si les risques pour l’ordre public sont jugés suffisants, le préfet peut interdire par arrêté.

Malgré les interdictions répétées, les tentatives de rassemblement continuent. L’organisateur d’Angy - dont l’identité n’a pas été précisée dans les sources disponibles - en est à sa troisième demande refusée sans que cela ait, selon actu.fr, mis fin à ses démarches.

Dans ce contexte, d’autres préfectures d’Île-de-France et de région parisienne ont également multiplié les arrêtés d’interdiction ciblant des comportements à risque sur l’espace public en 2026.

Prochaine étape

La préfecture de l’Oise n’a pas communiqué sur un dispositif spécifique pour les prochains week-ends de mai, période habituellement propice aux rassemblements avec la hausse des températures. Les arrêtés devraient se poursuivre au cas par cas, selon le rythme des événements annoncés.

Sources

Grégory Vasseur

Grégory Vasseur

Grégory est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Oise (60), avec Beauvais pour chef-lieu. Spécialité du département : aeroport Beauvais (low cost) et hippisme Chantilly. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Hauts-de-France.

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