Tunisia Global Forum 2026 : 2300 experts réunis à Tunis sur l’IA et l’avenir
Le forum international se tient ce 21 juillet dans la capitale tunisienne, alors que le pays vient d'adopter son plan de développement quinquennal axé sur la transformation numérique et énergétique.
Tunis accueille ce dimanche la troisième édition du Tunisia Global Forum, événement phare du « Diaspora Month ». Plus de 2300 décideurs et 150 startups sont attendus pour débattre de l'intégration de l'intelligence artificielle dans l'économie tunisienne, quelques jours après l'adoption du plan de développement 2026-2030 du pays.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le Tunisia Global Forum 2026 se tient le 21 juillet à Tunis avec plus de 2300 participants et 150 startups attendus, selon African Manager.
- Un livre blanc sur l'Intelligence Artificielle sera présenté pour orienter la stratégie nationale tunisienne en matière d'IA.
- Le Conseil national des régions et des districts a adopté le 17 juillet 2026 le Plan de développement 2026-2030, visant 4,2 % de croissance.
- Le plan quinquennal prévoit de porter les énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique d'ici 2030.
La capitale tunisienne accueille ce mardi 21 juillet la troisième édition du Tunisia Global Forum (TGF 2026), sous la thématique « Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA ». Organisé par l’Association des Tunisiens des grandes écoles (ATUGE) et la World Alliance of Tunisian Talents (WATT), l’événement rassemble plus de 2300 décideurs et experts ainsi que 150 entreprises et startups, selon African Manager.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, présidera l’ouverture officielle. Ce forum constitue le point d’orgue du « Diaspora Month », période de mobilisation de la diaspora tunisienne qui se déroule du 15 juillet au 15 août 2026.
Un livre blanc pour orienter la stratégie IA tunisienne
L’un des temps forts du forum sera la présentation d’un « Livre blanc sur l’Intelligence Artificielle », rédigé par des experts tunisiens et internationaux. Ce document doit servir de feuille de route pour la stratégie nationale en matière d’IA, dans un contexte où la Tunisie cherche à se positionner comme hub technologique régional.
Mehdi Houas, président de Numeum, l’organisation professionnelle du numérique française, interviendra lors d’une session stratégique consacrée à la transformation numérique. Sa participation illustre les liens entre les écosystèmes tech français et tunisien, renforcés par les nombreux ingénieurs tunisiens formés dans les grandes écoles françaises.
Calendrier stratégique : le plan 2026-2030 tout juste adopté
Le timing du forum n’est pas anodin. Quatre jours avant l’événement, le 17 juillet 2026, le Conseil national des régions et des districts (CNRD) a adopté définitivement le Plan de développement quinquennal 2026-2030, selon Webdo.tn. Cette feuille de route économique fixe des objectifs ambitieux : atteindre une croissance de 4,2 % et ramener le taux de pauvreté sous les 15 % d’ici 2030, d’après Entreprises Magazine.
Le volet énergétique du plan prévoit de porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique tunisien d’ici 2030, comme l’a rapporté La Presse de Tunisie. La transformation numérique et l’intelligence artificielle constituent des axes transversaux de cette stratégie, censée moderniser l’appareil productif tunisien dans un contexte de concurrence régionale accrue.
Contexte en Tunisie
La Tunisie, pays de 12,4 millions d’habitants sur la rive sud de la Méditerranée, mise depuis plusieurs années sur l’économie numérique pour diversifier son modèle de développement. Le secteur des technologies emploie plusieurs dizaines de milliers de personnes, notamment dans les centres d’appels et les services informatiques externalisés pour l’Europe.
Le pays compte sur sa diaspora qualifiée, particulièrement présente en France, pour attirer investissements et transferts de compétences. Le « Diaspora Month » organisé par l’ATUGE et la WATT vise précisément à mobiliser ces talents expatriés autour de projets de développement. La formation d’ingénieurs de haut niveau dans les écoles tunisiennes constitue un atout reconnu, mais la fuite des cerveaux vers l’étranger reste un défi majeur.
Un positionnement régional à affirmer
Avec ce forum centré sur l’IA, la Tunisie cherche à se distinguer dans une région où Maroc, Égypte et Émirats arabes unis investissent massivement dans la tech. La présence de 150 startups et de plus de 2300 participants témoigne de l’attractivité de l’événement, qui doit permettre de nouer partenariats et de faire émerger des projets concrets.
La présentation du livre blanc sur l’IA et les débats du forum alimenteront les arbitrages du gouvernement tunisien dans la mise en œuvre du plan quinquennal. Les prochains mois diront si les ambitions affichées se traduisent par des investissements et des réformes structurelles, notamment dans la formation et les infrastructures numériques.