Val-d’Oise : un homme de 43 ans interpellé pour échanges pédophiles via IA avec un streamer
Père de deux enfants, il s'est présenté au commissariat d'Ermont après la diffusion de la vidéo par le youtubeur Finnyzyy. Remis en liberté après 36 heures de garde à vue.
Un homme de 43 ans a été interpellé le 7 juin à Ermont (Val-d'Oise) pour avoir échangé en visio avec un avatar de 14 ans généré par IA, piégé par le streamer Finnyzyy. Après avoir reconnu les faits, il a été remis en liberté le 9 juin en attendant l'analyse de son matériel informatique.
L’essentiel
- Fait 1 : Un homme de 43 ans, père de deux enfants, a été interpellé le 7 juin 2026 à Ermont (Val-d’Oise).
- Fait 2 : Il a eu une conversation vidéo à caractère sexuel avec un avatar de 14 ans généré par IA, géré par le streamer Finnyzyy.
- Fait 3 : Placé en garde à vue, il a reconnu les faits et a été remis en liberté après 36 heures, le 9 juin.
- Fait 4 : Une perquisition a été menée le 8 juin ; un téléphone et un ordinateur ont été saisis.
- Fait 5 : Aucune décision sur l’action publique n’a été prise à ce stade, l’enquête se poursuit.
Ce qui s’est passé
Un homme de 43 ans, habitant d’Ermont (Val-d’Oise), a été placé en garde à vue le 7 juin 2026 après avoir participé à une conversation vidéo à caractère sexuel avec un avatar d’adolescente de 14 ans. Cet avatar était généré par intelligence artificielle et piloté en direct par le streamer Finnyzyy, connu pour ses opérations de piégeage de présumés pédocriminels sur les réseaux sociaux.
Selon les informations de CNews, l’homme s’est présenté de lui-même au commissariat d’Ermont après que la vidéo de l’échange a été diffusée en ligne. En garde à vue, il a reconnu les faits, évoquant un « coup de folie » et affirmant qu’il s’agissait de la première fois qu’il faisait une telle proposition à une mineure.
Enquête et suites judiciaires
Le 8 juin, une perquisition a été effectuée au domicile du mis en cause. Les enquêteurs ont saisi un téléphone portable et un ordinateur. Le parquet de Pontoise a prolongé la garde à vue de 24 heures, portant sa durée totale à 36 heures. Mais le 9 juin, l’homme a été remis en liberté sans qu’une décision sur l’action publique soit prise.
Les investigations se poursuivent sur le matériel saisi. Selon une source proche du dossier, une nouvelle garde à vue pourrait intervenir après l’analyse des données numériques. Aucune mise en examen n’a été prononcée à ce stade.
Profil du mis en cause
L’homme interpellé est père de deux enfants et était en situation de vulnérabilité professionnelle. Il venait de perdre son emploi après avoir envoyé des messages à caractère sexuel à deux collègues, selon CNews. Une expertise psychiatrique réalisée durant la garde à vue n’a révélé ni trouble du jugement ni dangerosité, précise la même source.
Contexte dans le Val-d’Oise
Cette affaire s’est déroulée à Ermont, commune du Val-d’Oise d’environ 30 000 habitants située dans la banlieue nord-ouest de Paris. Le département, l’un des plus peuplés de la région Île-de-France, est régulièrement le théâtre de faits divers liés aux nouvelles technologies. L’utilisation d’intelligence artificielle pour créer des avatars de mineurs dans le cadre de pièges en ligne pose des questions juridiques inédites, notamment sur la qualification des infractions et la recevabilité des preuves recueillies par des justiciers auto-proclamés.
Prochaine étape
Les analyses du téléphone et de l’ordinateur saisis sont en cours. Le parquet de Pontoise pourrait convoquer à nouveau l’homme de 43 ans pour une nouvelle audition si des éléments supplémentaires apparaissent. En attendant, il reste sous le statut de témoin assisté ou de suspect non mis en examen.

