Valence : l’élu LFI Jimmy Levacher porte plainte pour menaces et diffamation
Le conseiller municipal d'opposition Jimmy Levacher a déposé plainte au commissariat de Valence le 15 juin 2026 pour menaces de mort, injures et diffamation après une agression verbale sur Facebook.
Jimmy Levacher, conseiller municipal d'opposition (GEP-LFI) à Valence, a déposé plainte le 15 juin 2026 pour menaces de mort, injures publiques et diffamation. Son geste vise un internaute auteur d'un commentaire haineux sous une publication Facebook. Le groupe d'opposition demande la protection fonctionnelle au maire.
L’essentiel
- Plainte déposée le 15 juin 2026 : Jimmy Levacher, conseiller municipal d’opposition à Valence, a saisi le commissariat pour menaces de mort, injures publiques et diffamation.
- Fait déclencheur : un commentaire agressif posté le 10 juin sous une publication Facebook de l’élu.
- Demande de protection : le groupe GEP-LFI réclame au maire Nicolas Daragon la protection fonctionnelle pour l’élu.
Ce qui s’est passé
Le lundi 15 juin 2026, Jimmy Levacher, conseiller municipal d’opposition étiqueté GEP-LFI à Valence, s’est rendu au commissariat de police pour y déposer une plainte. Il dénonce des menaces de mort, des injures publiques et de la diffamation, selon les informations du Dauphiné Libéré. L’élu vise un internaute à l’origine d’un commentaire particulièrement agressif laissé le 10 juin sous une de ses publications Facebook.
« C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ! » a écrit Jimmy Levacher sur son compte X (ex-Twitter) le jour du dépôt de plainte. Il explique avoir subi « de trop nombreuses menaces et insultes » en tant qu’élu.
La réaction du groupe d’opposition
Son groupe municipal, la Gauche Écologiste et Populaire (GEP-LFI), soutenu notamment par Malika Kara-Laouar et Stéphane Magnin, a publié un communiqué. Il demande au maire de Valence, Nicolas Daragon, d’accorder à Jimmy Levacher le bénéfice de la protection fonctionnelle. Cette protection, prévue par le code général des collectivités territoriales, permet à la commune de couvrir les frais de justice et d’assurer la défense de l’élu. Le groupe estime que cette mesure est nécessaire « pour préserver la liberté de parole des élus locaux ».
Contexte dans la Drôme
Valence, préfecture de la Drôme (26), compte environ 64 000 habitants. La vie politique locale est marquée par une opposition entre la majorité de droite (Nicolas Daragon) et les groupes de gauche. Les menaces en ligne contre les élus ne sont pas un phénomène isolé dans le département. En 2025, plusieurs maires ruraux avaient signalé une baisse des intimidations sur les réseaux sociaux. Ce climat tendu a conduit l’Association des maires de la Drôme à organiser des formations à la gestion des cyberviolences. L’affaire Levacher illustre cette pression croissante sur les représentants locaux.
À titre de comparaison, d’autres tensions ont éclaté récemment dans le sport, comme les expulsions lors du match 3 Monaco-Paris en Betclic Élite ou les dérives violentes dans les tribunes de rugby en Nationale. Bien que de nature différente, ces événements témoignent d’une certaine nervosité ambiante.
Prochaine étape
La plainte a été transmise au parquet de Valence. L’identité de l’internaute visé n’a pas été rendue publique. L’enquête déterminera s’il y a lieu de poursuivre pour menaces de mort et diffamation. La demande de protection fonctionnelle, elle, est entre les mains du maire Nicolas Daragon, qui n’a pas encore communiqué sa décision.