Van der Poel terrasse Pogačar sur les Champs-Élysées
Le sprint était promis aux spécialistes. Mathieu van der Poel a décidé autrement. À 3 kilomètres de l'arrivée, le Néerlandais a attaqué, suivi par Pogačar. Un face-à-face titanesque.
Le sprint était promis aux spécialistes. Mathieu van der Poel a décidé autrement. À 3 kilomètres de l'arrivée, le Néerlandais a attaqué, suivi par Pogačar. Un face-à-face titanesque.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
L'attaque qui brise tout
À 5 kilomètres de l'arrivée, les attaques commencent. Van der Poel et Pogačar se détachent. Le maillot jaune ne laisse rien passer, même le derni…
Pogačar assume le spectacle
Pogačar n'avait rien à prouver. Son cinquième Tour de France était acquis depuis plusieurs jours. Six minutes vingt-six secondes d'avance sur Rem…
La ligne droite des Champs-Élysées, dimanche 26 juillet. Deux hommes devant, le peloton à quelques secondes. Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck) et Tadej Pogačar (UAE Team Emirates) se regardent. L’un veut l’étape, l’autre a déjà gagné le Tour. Cinquante derniers mètres. Van der Poel déborde. Photo-finish. Quelques centimètres. Le Néerlandais lève les bras.
L’étape devait se terminer au sprint massif. Cent quinze kilomètres et demi de circuits parisiens, trois passages sur la butte Montmartre - le peloton compact jusqu’au bout. Le script habituel. Sauf que Van der Poel ne lit jamais les scripts.
L’attaque qui brise tout
À 5 kilomètres de l’arrivée, les attaques commencent. Van der Poel et Pogačar se détachent. Le maillot jaune ne laisse rien passer, même le dernier jour. Les deux hommes creusent l’écart. Derrière, le peloton explose.
L’écart grimpe à 12 secondes. Le peloton s’organise. Les équipes de sprinteurs relancent. Au flamme rouge, dernier kilomètre, il ne reste que 5 secondes. Pas assez pour tenir. Sauf que Van der Poel et Pogačar ne ralentissent pas. Ils accélèrent.
« Je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé. Quand Tadej a attaqué, j’ai senti que c’était le moment ou jamais. J’ai tout misé sur ce sprint. Gagner sur les Champs-Élysées, et face à un coureur de la trempe de Pogačar, c’est un rêve éveillé. C’est sans doute la victoire la plus folle de ma carrière » - confie Van der Poel après la ligne.
Pogačar assume le spectacle
Pogačar n’avait rien à prouver. Son cinquième Tour de France était acquis depuis plusieurs jours. Six minutes vingt-six secondes d’avance sur Remco Evenepoel - neuf minutes quarante-deux sur Isaac del Toro. Mais Pogačar ne gagne pas un Tour pour le ranger dans un musée. Il attaque.
« J’avais envie de profiter de cette dernière journée, de faire le spectacle pour le public. Mathieu était simplement le plus fort aujourd’hui. Il a été très intelligent de prendre ma roue et il mérite amplement cette victoire. C’était une bataille magnifique » - déclare Pogačar à l’arrivée.
Dans la dernière ligne droite, Pogačar lance son sprint de loin. Van der Poel prend sa roue. Deux cents derniers mètres. Le Néerlandais se décale, remonte. Cinquante mètres. Il déborde. La ligne. Temps du vainqueur: 1h 58′ 49″.