Var : le préfet intensifie la prévention noyade sous vigilance orange canicule
Simon Babre multiplie les messages d'alerte depuis le 30 mai. Le département a enregistré 19 décès par noyade l'été dernier, record national.
Alors que le Var reste placé en vigilance orange canicule depuis le 13 juillet, le préfet Simon Babre a relancé sa campagne de prévention contre les noyades. Une initiative d'autant plus cruciale que le département a été le plus endeuillé de France l'été dernier avec 19 morts.
L’essentiel
- Vigilance orange : le Var est placé en alerte canicule par la préfecture depuis le 13 juillet 2026
- Bilan 2025 : 113 noyades et 19 décès dans le département, record national selon Santé publique France
- Urgence nationale : 142 personnes décédées par noyade en France depuis le 19 juin 2026, soit +18% par rapport à 2025
- Zones à risque : plus de 55% des noyades mortelles surviennent dans des lieux non surveillés
Le mercure grimpe et les risques avec. Depuis le 13 juillet, le Var est maintenu en vigilance orange canicule par les services de l’État. Une situation qui pousse le préfet Simon Babre à multiplier les messages de prévention contre les noyades sur ses canaux officiels.
Le 11 juillet, le préfet a rappelé sur X que la surveillance d’un enfant qui se baigne doit être exclusive et constante par un adulte. « 5 secondes… C’est le temps qu’il a fallu », alerte-t-il, précisant qu’en 2025, 27% des noyades ont concerné des enfants de moins de 6 ans.
Des conseils concrets diffusés depuis fin mai
La campagne ne date pas d’hier. Dès le 30 mai, Simon Babre avait diffusé une vidéo officielle de prévention sur X. Les conseils : nager près du bord, parallèlement à la plage, et ne pas surestimer sa forme physique. « Nager loin, ça veut aussi dire être capable de revenir », martèle la préfecture dans ses messages récents.
Le 26 juin, lors de la présentation du plan d’action interministériel de sécurité estivale, le préfet avait mis en garde contre les sauts de falaise et le choc thermique, risque accru lors des fortes chaleurs. Ce dernier point est particulièrement surveillé : l’hydrocution reste l’une des principales causes de noyade quand le corps entre brutalement en contact avec une eau froide après une exposition prolongée au soleil.
Un département marqué par un lourd bilan en 2025
Cette mobilisation s’explique par un constat alarmant. Selon Santé publique France, le Var a enregistré le plus grand nombre de noyades en France durant l’été 2025 : 113 cas dont 19 décès. Un record national qui impose une vigilance renforcée cette année.
Au niveau national, 142 personnes sont décédées par noyade depuis le 19 juin 2026, soit une hausse de 18% par rapport à l’année précédente. Un chiffre directement corrélé aux épisodes de fortes chaleurs, selon les autorités sanitaires. Plus de 55% de ces noyades mortelles surviennent dans des lieux de baignade non autorisés ou non surveillés.
Un incident récent illustre la persistance du risque : le 13 juillet, une personne a été victime d’une noyade en état grave à Six-Fours-les-Plages, selon Presse Agence.
Contexte dans le Var
Le Var compte 432 kilomètres de côtes et attire chaque été plusieurs millions de touristes. Cette forte fréquentation estivale, conjuguée aux épisodes caniculaires de plus en plus fréquents, multiplie les situations à risque. La préfecture a mis en place un plan de sécurité estivale spécifique pour le contrôle et la prévention des risques de noyade.
Localement, des initiatives de prévention se développent. La ville de Toulon a formé environ 1 200 écoliers aux gestes qui sauvent en juin 2026, une démarche qui vise à renforcer la culture de la sécurité aquatique dès le plus jeune âge.
Prochaines étapes de la surveillance
La préfecture maintient sa vigilance orange canicule et continue de diffuser ses consignes sur ses réseaux officiels. Les services de l’État privilégient les zones surveillées et rappellent de tenir compte de sa forme physique avant de se baigner. La campagne de prévention devrait se poursuivre tout l’été, période la plus à risque selon les statistiques de Santé publique France.