Veistroffer élu combatif des 9 premiers jours du Tour
Le Breton de Lotto-Intermarché intègre la sélection pour le supercombatif après 300 km d'échappée
Baptiste Veistroffer a remporté le vote public avec plus de 1 750 RT. Le coureur de 26 ans cumule deux dossards rouges et vise désormais les 20 000 € du prix final.
- Baptiste Veistroffer élu combatif des 9 premiers jours avec plus de 1 750 RT au vote public
- Deux prix de combativité quotidiens 144 km en solo à l'étape 5, 156 km à l'étape 7
- Environ 300 km cumulés en échappée sur la première semaine
- Désigné meilleur équipier de la première semaine malgré l'abandon de son leader Arnaud De Lie
- Intègre la liste des prétendants au supercombatif, doté de 20 000 € et remis sur les Champs-Élysées
Baptiste Veistroffer - 26 ans - a été élu combatif des neuf premiers jours du Tour de France 2026 [^fc1] avec plus de 1 750 retweets lors du vote public organisé par l’organisation. Le coureur breton de Lotto-Intermarché intègre ainsi la liste restreinte des prétendants au prix du supercombatif, qui sera décerné sur les Champs-Élysées avec une prime de 20 000 €.
Deux raids, deux dossards rouges
Veistroffer a décroché deux prix de combativité quotidiens en une semaine, un total qui lui vaut 4 000 € de primes. Le premier dossard rouge est tombé à l’étape 5 - disputée le 8 juillet entre Lannemezan et Pau: 144 km en solitaire, maintenu à 336 watts pendant 3h12. Le second à l’étape 7 - le 10 juillet - entre Hagetmau et Bordeaux: 156 km cette fois en compagnie de Jakub Otruba. Au total, environ 300 km passés à l’avant du peloton.
Ces deux raids lui ont valu le titre de meilleur équipier de la première semaine le 11 juillet 2026. Une reconnaissance inhabituelle pour un coureur qui a passé la majeure partie de son Tour. Loin de son leader.
Le paradoxe de l’équipier-solo
Veistroffer a été désigné meilleur équipier alors que ses deux échappées ont eu lieu après l’abandon d’Arnaud De Lie lors de la troisième étape. Jusque-là, le Breton se dévouait aux emmenages pour son leader. Une fois De Lie hors course, l’équipe Lotto-Intermarché, privée de carte sprint, a libéré son équipier pour les échappées. La contradiction est nette: le titre de « meilleur équipier » récompense une action qui n’a profité à aucun leader, mais à la seule visibilité de l’équipe. Aucune source consultée ne mentionne le rôle du directeur sportif dans ce changement de plan tactique, pourtant décisif.
Ce décalage entre la fonction théorique (équipier) et la réalité tactique (attaquant solitaire) révèle la fragilité des formations qui perdent leur leader dès la première semaine: soit elles se replient, soit elles improvisent un plan B spectaculaire. Lotto a choisi la seconde option.
La mécanique du vote public
Le vote pour élire le combatif des neuf premiers jours s’est déroulé à partir du 13 juillet 2026 sur les réseaux sociaux du Tour. Plusieurs nommés étaient en lice, mais Veistroffer a dominé la consultation avec 1 750 retweets - un score qui lui a offert une large avance. « Je ne m’y attendais pas, a-t-il confié. C’est une belle reconnaissance du public. » Ce vote ne décerne aucun prix financier, mais il intègre le coureur dans la short-list du supercombatif final, un atout médiatique non négligeable.
Le supercombatif: 20 000 € en jeu
Chaque dossard rouge quotidien rapporte 2 000 € au coureur élu combatif de l’étape. Veistroffer en cumule déjà deux, soit 4 000 € de primes. Mais le véritable jackpot est le prix du supercombatif, doté de 20 000 €. « C’est un objectif clair, explique-t-il dans Ouest-France. Avec ce qu’il reste de course, j’essaierai d’être dans tous les bons coups pour décrocher le gros lot. » Pour une équipe de taille moyenne comme Lotto-Intermarché, un tel gain peut financer du matériel ou des primes internes.
Des favoris du général comme concurrents potentiels
Veistroffer n’est pas seul à viser les échappées. Dans les Alpes et les Pyrénées, les leaders du classement général pourraient décider de jouer une étape plutôt que de gérer leur avance. On se souvient que lors des éditions récentes, plusieurs favoris ont glané des succès d’étape en montagne, réduisant la place pour les baroudeurs. Si les cadors s’en mêlent, Veistroffer devra partager la visibilité médiatique et les dossards rouges. Le vote du public lui donne une longueur d’avance, mais le jury final reste souverain.
Un palmarès historique pour le supercombatif
Le prix du supercombatif a été instauré en 1956 - quatre ans après la création des prix de combativité par étape en 1952. Depuis 2024 - le public participe à la sélection des combatifs intermédiaires qui intègrent la liste finale soumise au jury. Veistroffer rejoint cette liste avec deux atouts: le volume (300 km ) et le panache (le raid de 144 km en solo à l’étape 5 ).
Le record du supercombatif appartient à Eddy Merckx avec quatre victoires. Plus récemment, Ben Healy a remporté ce prix en 2025. Le lauréat reçoit 20 000 € et un trophée sur le podium final des Champs-Élysées. Les combatifs quotidiens perçoivent 2 000 € par dossard rouge.
Les enjeux de fin de course
Veistroffer devra maintenir son rythme d’attaques sur la deuxième et la troisième semaine pour convaincre le jury. Le prix de la combativité récompense l’agressivité tactique, mais aussi la constance. Un coureur qui disparaît du classement des combatifs après le premier tiers de course a peu de chances de décrocher le trophée final, même s’il a brillé en début de Tour.
L’autre inconnue: le retour potentiel de leaders capables de monopoliser les échappées dans les Alpes et les Pyrénées. Si des favoris du général décident de jouer l’étape plutôt que le classement, Veistroffer devra partager la visibilité. Le vote du public lui donne une longueur d’avance médiatique, mais le jury final reste souverain.
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