Veistroffer et sept échappés attaquent la dernière étape du Tour
Malgré le raccourcissement de l'étape à 88,7 km, les baroudeurs lancent les hostilités dès le départ parisien
Ce dimanche 26 juillet, Paris remplace Thoiry. Huit coureurs attaquent d'entrée. Baptiste Veistroffer mène la charge.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
L'étape raccourcie
Les incendies dans le Sud-Ouest mobilisent les forces de l'ordre. Le parcours passe de 133 km à 88,7 km. Départ direct de Paris.
L'échappée symbolique
Huit coureurs attaquent d'entrée. Baptiste Veistroffer mène la charge. Mission impossible assumée avant le sprint final.
Le sprint des Champs
Van der Poel et Pedersen visent la victoire d'étape. Les équipes de sprinteurs contrôlent l'écart avec l'échappée.
Le sacre de Pogačar
Le Slovène remporte son cinquième Tour de France. La dernière étape est une célébration avant le podium final.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'étape finale raccourcie à 88,7 km en raison des incendies dans le Sud-Ouest
- Huit coureurs, dont Baptiste Veistroffer, partent en échappée dès le départ parisien
- Cinq tours des Champs-Élysées et trois ascensions de Montmartre au programme
- Tadej Pogačar s'apprête à célébrer son cinquième sacre sur le Tour de France
- Van der Poel et Pedersen en embuscade pour le sprint final vers 19h45
Le peloton s’élance à 17h50 - directement depuis Paris. Pas de Thoiry, pas de 133 km. Les incendies dans le Sud-Ouest ont raccourci l’étape à 88,7 km. Les coureurs sont arrivés en car. Le tracé se concentre sur un circuit urbain: cinq tours des Champs-Élysées - trois ascensions de la butte Montmartre.
Une modification de dernière minute qui rappelle d’autres éditions perturbées.
Dès les premiers kilomètres, huit coureurs prennent le large. Baptiste Veistroffer - le Français de Lotto-Intermarché, est dans le coup. Il a attaqué tout au long de cette édition. Aujourd’hui, il remet ça.
Thomas Veistroffer - coureur français de Décathlon AG2R La Mondiale, pousse aussi dans cette échappée. Il est l’un des principaux instigateurs des mouvements offensifs. La philosophie est claire: « Ne pas subir la course ». Deux coureurs offensifs dans la même échappée, une dynamique offensive marquée sur le Tour.
L’échappée prend quelques secondes. Derrière, les équipes de sprinteurs contrôlent. Alpecin-Deceuninck et Lidl-Trek gèrent l’écart. Elles laissent une marge, mais surveillent. Le sprint final sur les Champs-Élysées reste l’objectif majeur.
Tadej Pogačar roule tranquille dans le peloton. Son cinquième sacre sur le Tour de France est acquis. Mathieu van der Poel et Mads Pedersen se préparent pour la bataille finale sur le circuit sélectif de Montmartre.
L’arrivée est prévue vers 19h45. Avant, il y aura trois passages sur la butte - 1000 mètres de dénivelé - et la lutte entre les échappés et les équipes de sprinteurs. L’échappée sera reprise. Mais les baroudeurs le savent déjà.
« On savait que c’était presque mission impossible, mais il fallait essayer, on ne pouvait pas terminer ce Tour sans tenter quelque chose ». Les coureurs d’échappée n’ont rien à perdre. Ils attaquent quand même. C’est la dernière chance avant le défilé final.
Le podium attend Pogačar. Les leaders du classement général célèbrent leur victoire, entourés de leurs coéquipiers. Mais avant la fête, il y a encore 88,7 km à courir. Et huit coureurs devant qui refusent de subir.