Vincelottes : six jeunes verbalisés pour baignade interdite dans l’Yonne un mois après un drame
Six jeunes ont été interpellés et verbalisés par la gendarmerie le 18 juin à Vincelottes pour baignade interdite dans l'Yonne, un mois après la noyade d'un jeune de 19 ans au même endroit.
Six jeunes ont été interpellés le 18 juin à Vincelottes pour baignade interdite dans l'Yonne. Cette opération intervient après la noyade mortelle d'un jeune de 19 ans fin mai. La préfecture applique une politique de tolérance zéro avec verbalisation systématique.
L’essentiel
- Fait : Six jeunes interpellés le 18 juin 2026 par la gendarmerie à Vincelottes pour baignade interdite dans l’Yonne.
- Contexte : Un jeune de 19 ans s’est noyé au même endroit le 28 mai 2026.
- Sanction : Amende pouvant aller jusqu’à 38 euros, verbalisation systématique désormais en vigueur.
- Cible : Opération menée pendant la vigilance orange canicule dans l’Yonne.
Le 18 juin 2026, en pleine vigilance orange canicule, la gendarmerie de l’Yonne a interpellé et verbalisé six jeunes pour baignade interdite dans la rivière Yonne à Vincelottes. L’opération s’est déroulée près du déversoir, secteur où la baignade est strictement interdite par arrêté municipal.
Ce qui s’est passé
Les six jeunes, dont l’identité n’a pas été révélée, ont été pris en flagrant délit de baignade dans une zone interdite. Ils ont chacun écopé d’une amende pouvant atteindre 38 euros, conformément à l’arrêté municipal en vigueur. Les forces de l’ordre ont précisé que la verbalisation était désormais systématique, sans avertissement préalable.
Cette interpellation s’inscrit dans le cadre d’une politique de tolérance zéro annoncée par le commissaire de police Halm, directeur interdépartemental de la police nationale de l’Yonne. « La prévention a montré ses limites. Désormais, toute infraction sera sanctionnée », avait-il déclaré après la noyade du 28 mai.
Le département de l’Yonne était placé en vigilance orange canicule ce jour-là, un facteur qui pousse habituellement de nombreux habitants à chercher des points de baignade sauvage.
Un drame récent à l’origine d’une politique de tolérance zéro
La noyade mortelle d’un jeune homme de 19 ans le 28 mai 2026, au même endroit, a radicalement changé l’approche des autorités. Comme le rapportait info.fr, le jeune homme a perdu la vie à hauteur du déversoir de Vincelottes. Dès le lendemain, une opération de prévention et de contrôle avait été menée sur les quais de Vaux par les forces de l’ordre, comme l’a relaté info.fr.
Malgré ces actions, la baignade sauvage se poursuit. La préfecture rappelle que l’interdiction n’est pas une simple mesure administrative mais une question de sécurité vitale.
Les risques liés aux ouvrages hydrauliques
Le lieutenant Jérémy Dupas, référent secours nautiques des pompiers de l’Yonne, a rappelé les dangers spécifiques près des déversoirs. « Les ouvrages hydrauliques créent des courants d’aspiration très puissants, même en surface. Une fois happé, il est quasiment impossible de remonter », a-t-il expliqué.
Voies navigables de France a relancé en mai 2026 sa campagne nationale #Coulepastonété pour alerter sur les risques des écluses et barrages. Le message est appuyé par les autorités locales : « Une amende ne sera jamais aussi grave qu’une noyade », insiste la préfecture.
Contexte dans l’Yonne
Le département de l’Yonne, traversé par la rivière éponyme, compte plusieurs points de baignade sauvage malgré l’interdiction générale dans les cours d’eau non aménagés. La préfecture recense en moyenne deux à trois noyades par an en période estivale. Vincelottes, commune de moins de 800 habitants, est particulièrement exposée en raison de son déversoir, qui attire les jeunes en quête de fraîcheur.
Les forces de l’ordre annoncent que des contrôles réguliers seront maintenus tout l’été, en particulier lors des épisodes de canicule. La gendarmerie de l’Yonne et la police nationale mènent des patrouilles conjointes le long des berges.
Prochaine étape : les autorités prévoient de renforcer la signalétique aux abords des zones dangereuses et d’intensifier les actions de sensibilisation dans les collèges et lycées du département à la rentrée.