Vitinha décevant avec le Portugal : le paradoxe du milieu du PSG en Coupe du Monde
Recordman de passes mais jugé trop peu vertical, le milieu du PSG cristallise les critiques malgré une progression du Portugal en huitièmes.
Auteur d'un record de passes en match de Coupe du Monde, Vitinha est pourtant pointé du doigt pour son manque d'audace offensive. Le contraste avec ses performances au PSG interroge, alors que le Portugal affronte l'Espagne en quarts.
L’essentiel
- Fait 1 : Vitinha a établi le record de passes réussies dans un match de Coupe du Monde (216/226) face à la RD Congo.
- Fait 2 : Il a reconnu les lacunes offensives du Portugal après ce match : « Nous savons quand nous sommes mauvais. »
- Fait 3 : Le Portugal s’est qualifié pour les quarts en battant la Croatie 2-1 en huitièmes.
- Fait 4 : La presse étrangère le qualifie de « plus grosse déception de cette Coupe du Monde » malgré ses statistiques de passes.
- Fait 5 : Vitinha affiche un contraste marqué entre son niveau « Ballon d’Or » au PSG et un jeu jugé trop défensif en sélection.
Il est le maître à jouer du Paris Saint-Germain, un métronome dont le talent fait l’unanimité en club. Mais sous le maillot du Portugal, Vitinha semble un autre joueur. À 26 ans, le milieu de terrain traverse une Coupe du Monde 2026 paradoxale, où ses statistiques de passes records cachent mal un déficit de verticalité et de prise de risque.
Le paradoxe Vitinha
Les chiffres donnent le tournis : 216 passes réussies sur 226 tentatives lors du match de groupe contre la RD Congo (1-1). Un record en Coupe du Monde, selon L’Équipe. Pourtant, ce même match a déclenché les premières critiques. « Vitinha pose PROBLÈME au Portugal actuellement », résume le compte Footballogue sur X. De fait, le jeu portugais manque de tranchant. Le sélectionneur Roberto Martínez n’a pas remis en cause son joueur publiquement, mais la presse espagnole pointe ses choix tactiques, tandis que les supporters s’interrogent : pourquoi le magicien du PSG se transforme-t-il en simple relayeur en sélection ?
Des passes… pour ne rien dire
L’analyste @t_plt7 résume le sentiment général : « Viti c’est niveau ballon d’or avec le psg mais avec la sélection c’est très pauvre. » Les données le confirment : Vitinha tente beaucoup moins de passes vers l’avant avec le Portugal qu’avec le PSG, privilégiant la sécurité. Il n’a inscrit aucun but dans le tournoi. Lui-même a admis les limites collectives après le match nul contre la RD Congo. « Nous savons quand nous sommes mauvais », a-t-il déclaré, cité par Flashscore.
Contexte : le Portugal en Coupe du Monde 2026
La Seleção a pourtant bien négocié sa phase de groupes : victoire 5-0 contre l’Ouzbékistan, nul 0-0 face à la Colombie et ce fameux 1-1 contre la RD Congo. En seizièmes de finale, le Portugal a battu la Croatie 2-1 le 2 juillet, avec un nouveau match moyen de Vitinha. Le milieu reste incontournable dans le système de Martínez, mais l’efficacité offensive repose souvent sur les fulgurances de Rafael Leão ou de Diogo Jota.
Un problème tactique plus large
Les difficultés de Vitinha ne sont pas isolées. Selon Flashscore, ses performances reflètent les problèmes tactiques du Portugal sous Roberto Martínez, au-delà du seul cas Cristiano Ronaldo. La sélection contrôle les matchs sans les tuer. Avec 70,7 % de possession moyenne dans le tournoi, le Portugal est l’une des équipes qui gardent le plus le ballon, mais les occasions franches restent limitées. La presse espagnole pointe la responsabilité du sélectionneur, jugé trop conservateur.
La comparaison qui blesse
Au PSG, Vitinha est le dépositaire du jeu, le joueur qui accélère et casse les lignes. En sélection, il semble bridé, comme si la consigne était de sécuriser plutôt que de risquer. Footmercato et Yahoo Actualités soulignent ce contraste : « Le même joueur, deux visages. » Avant le Mondial, Vitinha avait pourtant clamé haut et fort dans Ouest-France : « On est la meilleure équipe du groupe », affichant sa détermination à peser. Mais les actes ne suivent pas.
Prochaine étape : le quart contre l’Espagne
Le 6 juillet, le Portugal affrontera l’Espagne en huitième de finale. Un rendez-vous décisif pour Vitinha, qui devra prouver qu’il peut être aussi décisif en rouge et vert qu’en bleu et rouge. En cas de nouvel accroc, les critiques risquent de s’intensifier, et le débat sur son rôle en sélection de s’inviter dans la durée.