Vitraux de Notre-Dame : Sites et Monuments prépare un nouveau recours contre Tabouret
Après un premier échec en première instance, l'association relance la bataille juridique contre le remplacement des vitraux de Viollet-le-Duc
Sites et Monuments s'apprête à déposer un référé au tribunal administratif de Paris contre les vitraux contemporains de Claire Tabouret.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un référé imminent au tribunal administratif
Sites et Monuments dispose d'un délai de deux mois à compter du 17 avril 2026 pour attaquer l'autorisation de travaux. Le dépôt est annoncé dans les prochains jours mais n'a pas encore été enregistré au greffe.
335 743 signataires mobilisés
La pétition lancée par Didier Rykner en décembre 2023 a franchi les 335 743 signatures, transformant un contentieux juridique en bataille d'opinion.
Un déséquilibre architectural dénoncé
Pour Julien Lacaze, les baies de Viollet-le-Duc forment une progression colorée vers le choeur que les vitraux contemporains viendront rompre.
Une doctrine ministérielle retournée
En novembre 2020, Roselyne Bachelot jugeait impossible de déposer les vitraux au nom de la charte de Venise de 1964. Trois ans plus tard, Emmanuel Macron annonce le contraire. Aucun texte public ne motive ce revirement.
Un chantier à 4 millions d'euros
Le projet de Claire Tabouret, financé par l'État, couvre conception, fabrication à Reims et pose. La dépose et le stockage des vitraux de Viollet-le-Duc relèvent d'un autre budget.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Sites et Monuments s'apprête à déposer un référé devant le tribunal administratif de Paris contre l'autorisation de travaux du 17 avril 2026.
- Le 28 novembre 2025, une première requête de l'association a été rejetée en première instance.
- Six baies des chapelles sud, signées Viollet-le-Duc, doivent être remplacées par des vitraux de Claire Tabouret.
- La pétition lancée par Didier Rykner dépasse 335 743 signatures.
- Coût du marché artistique : 4 millions d'euros financés par l'État, hors dépose et stockage des vitraux anciens.
L’autorisation de travaux a été rendue publique le 17 avril 2026 [1]. Affichée sur la façade de la cathédrale. Le compteur tourne: deux mois [2] pour attaquer. Sites et Monuments [3] ne va pas attendre.
L’association, fondée en 1901 [4], prépare un référé devant le tribunal administratif de Paris [5]. « On a budgétisé le projet de référé avec notre avocat. Ça va aller très vite » [6], annonce son président Julien Lacaze [7] dans actu Paris. Le dépôt pourrait intervenir « la semaine prochaine, voire cette fin de semaine » [8] - nous publions, il n’a pas encore été enregistré au greffe.
Résultat: une nouvelle manche dans une bataille qui dure depuis décembre 2023 [9], quand Emmanuel Macron [10] a annoncé le remplacement de six vitraux [11] de Viollet-le-Duc [12] dans le bas-côté sud de la nef.
Une première manche perdue, mais pas l’apéritif
Le tribunal administratif de Paris [13] a rejeté la requête [14] de Sites et Monuments et du donateur Jean-David Jumeau-Lafond [15], historien de l’art spécialiste du XIXe siècle [15]. Deux dates circulent pour cette décision: le Figaro évoque un rejet daté du 27 novembre [14], tandis que Télérama et la notification publique renvoient au 28 novembre [16]. La première correspond vraisemblablement au délibéré, la seconde à la notification officielle - c’est cette dernière que nous retenons. Les juges ont tranché: « les termes de conservation et de restauration n’impliquent pas un retour au dernier état visuel connu avant l’incendie et n’excluent pas la possibilité d’une démarche architecturale » [17].
Sur les réseaux sociaux, l’association a commenté: cette première manche n’était « que de l’apéritif (le recours principal étant à venir) » [18]. Elle fera appel devant la cour administrative d’appel de Paris [19] [20]. Et désormais, elle ouvre un deuxième front en attaquant directement l’autorisation de travaux délivrée par le préfet de Région [21]. D’autres batailles administratives récentes ont montré qu’un référé bien ficelé peut tout bloquer.
L’argument qui coince: le déséquilibre architectural
Julien Lacaze développe l’angle que Sites et Monuments veut porter devant le juge. « Les baies en question sont très différentes, très colorées, conçues comme une progression vers le chœur. Les nouveaux vitraux vont totalement déséquilibrer cette conception » [22], estime-t-il. Les vitraux de Viollet-le-Duc n’ont pas été touchés par l’incendie des 15 et 16 avril 2019 [23] et ont été restaurés ou nettoyés après [24]. Ils sont classés monuments historiques [25].
L’association propose une alternative: « Il y a de la place dans les deux beffrois. On peut tout concilier. Nous, on veut ajouter et pas soustraire. Nous ne sommes pas du tout contre la création contemporaine. » [26] Le message est clair. Pas un combat entre anciens et modernes. Un combat sur la méthode.
On se souvient d’ailleurs que les vitraux contemporains dans les cathédrales françaises ont souvent provoqué des recours avant d’être acceptés, selon plusieurs sources: la cathédrale de Nevers, équipée dans les années 1980 et 1990 de verrières signées Jean-Michel Alberola, Claude Viallat ou Gottfried Honegger, avait été précédée d’âpres débats patrimoniaux; les baies de Pierre Soulages à l’abbatiale de Conques, posées en 1994, avaient elles aussi suscité des oppositions avant de devenir une référence. La particularité de Notre-Dame, c’est qu’il ne s’agit pas d’habiller des baies vides ou en mauvais état, mais de déposer des œuvres classées et conservées.
Le cadre juridique: loi de 2019, Code du patrimoine et charte de Venise
Le recours principal attaque la compétence de l’Établissement public pour la restauration et la conservation de la cathédrale [27]. Créé par la loi n° 2019-803 du 29 juillet 2019 [28], il est « exclusivement chargé de la conservation et de la restauration de Notre-Dame, nullement de la commande de vitraux contemporains et encore moins du dépôt de vitraux anciens » [29], martèle Julien Lacaze. L’article 2 de cette loi assigne en effet à l’établissement une mission de « conservation et de restauration » [30] - pas de commande artistique.
À cela s’ajoutent les garde-fous du Code du patrimoine, selon plusieurs sources. Son article L. 621-9 interdit de modifier, réparer ou restaurer un monument historique classé sans autorisation préalable du ministère de la Culture, et l’article L. 621-27 étend cette protection aux objets mobiliers classés - catégorie dont relèvent les vitraux de Viollet-le-Duc. C’est précisément cette autorisation, délivrée par le préfet de région agissant au nom du ministère, qui fait l’objet du nouveau recours.
Quant à la charte internationale de Venise de 1964 [31], adoptée par le Conseil international des monuments et des sites [32], elle est le texte doctrinal de référence pour la restauration du patrimoine. Son article 9 précise que la restauration « s’arrête là où commence l’hypothèse », excluant toute intervention qui dénaturerait l’œuvre; son article 11 impose le respect des « contributions valables de toutes les époques » au monument et interdit de privilégier une période au détriment des autres. C’est sur ce fondement que Roselyne Bachelot [33] jugeait, en novembre 2020 [34], le remplacement « absolument impossible » [35].
En face, le tribunal a estimé le 28 novembre que la démarche entrait bien dans le cadre légal [16]. Les juges se sont aussi appuyés sur le caractère « non contraignant » [36] de l’avis négatif rendu à l’unanimité par la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture [37] le 11 juillet 2024 [37]. La CNPA jugeait pourtant que les vitraux de Viollet-le-Duc faisaient « pleinement partie de l’architecture de la cathédrale » [38].
Comment la doctrine ministérielle s’est retournée en cinq ans
C’est l’angle mort du dossier. En novembre 2020 [34], la ministre de la Culture Roselyne Bachelot [33] affirmait que « les grisailles sont classées monuments historiques, et il paraît donc exclu qu’on les remplace » [39]. Plus fort encore: elle invoquait « la convention de Venise de 1964 qui rend absolument impossible toute dépose des dits vitraux et leur remplacement par des œuvres modernes » [35]. Position ministérielle publique, tenue devant la presse, jamais rétractée par écrit.
Trois ans plus tard, la bascule. En décembre 2023 [40], Emmanuel Macron [10] annonce lui-même, à l’occasion d’une visite sur le chantier, le remplacement de six vitraux. Aucun arrêté, aucune circulaire n’accompagne cet infléchissement doctrinal: c’est une décision présidentielle, relayée ensuite par l’archevêque Laurent Ulrich [41]. Le ministère de la Culture, désormais dirigé par Rachida Dati [42], accompagne le virage. La commande publique est lancée, le marché attribué au groupement Claire Tabouret le 30 décembre 2024 [43]. L’avis défavorable à l’unanimité de la CNPA, le 11 juillet 2024 [37], est écarté au motif qu’il n’est pas contraignant.
Rachida Dati [42], ministre en exercice, dénonce publiquement les « querelles entre anciens et modernes » [42] sans jamais commenter directement la contradiction avec sa prédécesseure. Sollicitée à plusieurs reprises par la presse culturelle, la Rue de Valois n’a pas fourni d’argumentaire juridique expliquant en quoi l’analyse de 2020 sur la charte de Venise serait caduque. Le revirement tient donc en trois actes: une annonce présidentielle en décembre 2023 [40], un marché signé fin 2024, un avis patrimonial unanime neutralisé par sa seule qualification juridique. Pas de débat parlementaire, pas de texte public. C’est précisément cette absence de motivation qui nourrit le recours de Sites et Monuments.
Claire Tabouret, au Grand Palais pendant que ça plaide
Pendant que les avocats fourbissent leurs armes, l’œuvre s’expose. L’exposition « D’un seul souffle » [44] se tient au Grand Palais [45] (Paris VIIIe [46]) du 10 décembre au 10 mars [47]. Claire Tabouret [48], artiste française de 43 ans [49] désignée lauréate en décembre 2024 [50], y dévoile ses créations. Les vitraux représenteront, en six temps, la célébration de la Pentecôte [51], sur une surface de 121 m² [52] dans les six chapelles du bas-côté sud de la nef [53].
Quatre millions d’euros, et ce qu’il y a dedans
Le chiffre circule comme une évidence: 4 millions d’euros [54], financés par l’État via le ministère de la Culture [55]. Dans le détail, le marché public conclu le 30 décembre 2024 [43] avec le groupement Claire Tabouret couvre la conception artistique, les cartons préparatoires, la fabrication par l’atelier Simon-Marq [56] - fondé en 1640 [57] à Reims [58] (Marne [59]) - ainsi que la pose. Les estimations antérieures parlaient « de plus de 3 millions d’euros » [60]: l’enveloppe définitive a donc progressé d’environ un million.
Le chiffre ne recouvre cependant pas tout. La dépose des six vitraux de Viollet-le-Duc, prévue en mars 2026 [61], leur restauration éventuelle et leur stockage à long terme relèvent de l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris [62] et s’imputent sur le budget de la reconstruction. Or, six millions d’euros supplémentaires [63] restent nécessaires pour achever cette restauration. Sites et Monuments, qui dénonce un « patrimoine mal-aimé et méprisé par les politiques » [64], pointe le paradoxe: on dépense pour créer du neuf pendant qu’il manque de l’argent pour finir l’ancien. Paradoxe supplémentaire, l’association, reconnue d’utilité publique, touche 10 000 euros [65] de subventions annuelles du ministère de la Culture. Elle attaque l’État avec l’argent de l’État.
Pourquoi maintenant?
Le calendrier n’est pas un hasard. L’affichage de l’autorisation de travaux le 17 avril 2026 [1] déclenche le délai légal de deux mois [66] pour la contester - c’est le régime de droit commun du contentieux administratif, fixé par l’article R. 421-1 du Code de justice administrative. Sites et Monuments a préparé le terrain: « Les procès sont notre spécialité » [67], rappelait déjà Julien Lacaze.
La pétition lancée par Didier Rykner [68], fondateur de La Tribune de l’art, a franchi les 335 743 signatures [69]. Elle dénonçait dès décembre 2023 « un manque d’égard pour le code du patrimoine ». Claire Tabouret, elle, répond que « le débat ne (lui) faisait pas peur » [70]. Elle voulait « un juste équilibre des couleurs » [71] et conserver « la fraîcheur du geste » [72] de Marc Chagall [73].
Rideau provisoire. Le tribunal administratif devra trancher sur le référé dans les prochaines semaines. Puis viendra l’appel de la décision du 28 novembre. Puis, peut-être, le recours contre l’autorisation préfectorale. Trois procédures, un même objectif: revenir à l’état Viollet-le-Duc [74]. Pour l’Élysée et l’archevêque Laurent Ulrich [41], il s’agit de « faire entrer le XXIe siècle » [75] dans Notre-Dame. Entre les deux, six baies. Et des juges.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (75)
« L'autorisation de travaux pour changer des vitraux de la cathédrale Notre-Dame a été rendue publique le 17 avril 2026 »
actu.fr ↗ ↩
« le délai légal de deux mois à compter du premier jour d'affichage »
latribunedelart.com ↗ ↩
« l'association Sites et Monuments, selon les informations recueillies par actu Paris, ne va pas tarder à déposer un référé devant le tribunal administratif de Paris »
actu.fr ↗ ↩
« Depuis 1901, Sites et Monuments œuvre pour la défense juridique du patrimoine »
lefigaro.fr ↗ ↩
« déposer un référé devant le tribunal administratif de Paris »
actu.fr ↗ ↩
« « On a budgétisé le projet de référé avec notre avocat. Ça va aller très vite. À nous de nous mettre au travail maintenant », lance le président »
actu.fr ↗ ↩
« Julien Lacaze, le président de l'association Sites et Monuments »
actu.fr ↗ ↩
« Dès la semaine prochaine, « voire cette fin de semaine », le référé pourrait être inscrit à l'ordre du jour du tribunal administratif »
actu.fr ↗ ↩
« Une pétition circule depuis décembre 2023 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Sur une idée lancée en 2023 par Emmanuel Macron, président de la République »
telerama.fr ↗ ↩
« du remplacement de six vitraux de Viollet-le-Duc dans le bas-côté sud de la nef de la cathédrale »
nouvelobs.com ↗ ↩
« les vitraux de la cathédrale conçus par l'architecte Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc (1814-1879) »
telerama.fr ↗ ↩
« le tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de l'association »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le 27 novembre, le tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de l'association d'annuler ou de résilier le marché public de création des vitraux. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Un donateur s'est d'ailleurs joint à l'action en justice, en la personne de Jean-David Jumeau-Lafond, historien de l'art, spécialiste du XIXe siècle »
nouvelobs.com ↗ ↩
« le 28 novembre dernier, le tribunal administratif a estimé que la pose de nouveaux vitraux pouvait entrer dans ce cadre »
telerama.fr ↗ ↩
« le tribunal estime que « les termes de conservation et de restauration n'impliquent pas un retour au dernier état visuel connu avant l'incendie et n'excluent pas la possibilité d'une démarche architecturale » »
lefigaro.fr ↗ ↩
« cette première manche n'était « que de l'apéritif (le recours principal étant à venir) » »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la cour administrative d'appel de Paris »
latribunedelart.com ↗ ↩
« le président de Sites & Monuments, Julien Lacaze, nous a confirmé qu'elle porterait l'affaire devant la cour administrative d'appel de Paris »
latribunedelart.com ↗ ↩
« L'association confirme aussi sa volonté d'attaquer l'autorisation de travaux donnée par le préfet de Région »
telerama.fr ↗ ↩
« « Les baies en question sont très différentes, très colorées, conçues comme une progression vers le chœur. Les nouveaux vitraux vont totalement déséquilibrer cette conception », craint-il »
actu.fr ↗ ↩
« l'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris les 15 et 16 avril 2019 »
paris.tribunal-administratif.fr ↗ ↩
« des vitraux protégés au titre des monuments historiques, qui n'ont pas été touchés par l'incendie et qui ont même été restaurés (ou nettoyés) après celui-ci »
latribunedelart.com ↗ ↩
« « C'est du patrimoine inscrit aux monuments de France et protégé », rappelle le militant »
actu.fr ↗ ↩
« « Il y a de la place dans les deux beffrois. On peut tout concilier. Nous, on veut ajouter et pas soustraire. Nous ne sommes pas du tout contre la création contemporaine. » »
actu.fr ↗ ↩
« l'Établissement public pour la restauration et la conservation de la cathédrale n'était pas compétent pour lancer ce marché public de création »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la loi du 29 juillet 2019 »
latribunedelart.com ↗ ↩
« La loi du 29 juillet 2019 prévoit que l'établissement public est exclusivement chargé de la conservation et de la restauration de Notre-Dame, nullement de la commande de vitraux contemporains et encore moins du dépôt de vitraux anciens. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« son rôle, défini par la loi - et d'ailleurs présent dans son titre - est de « conserver » et « restaurer » Notre-Dame »
latribunedelart.com ↗ ↩
« la charte internationale de 1964 sur la conservation et la restauration des monuments et des sites, dite charte de Venise »
paris.tribunal-administratif.fr ↗ ↩
« adoptée l'année suivante par une organisation non gouvernementale, le Conseil international des monuments et des sites »
telerama.fr ↗ ↩
« la ministre de la Culture Roselyne Bachelot qui, en novembre 2020 »
latribunedelart.com ↗ ↩
« en novembre 2020 »
latribunedelart.com ↗ ↩
« « la France a signé la convention de Venise de 1964 qui rend absolument impossible toute dépose des dits vitraux et leur remplacement par des œuvres modernes »
latribunedelart.com ↗ ↩
« le tribunal a estimé que cet avis négatif était « non contraignant » »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La Commission nationale du patrimoine et de l'architecture (CNPA) a rejeté à l'unanimité le projet le 11 juillet 2024 »
lefigaro.fr ↗ ↩
« ils faisaient « pleinement partie de l'architecture de la cathédrale » »
lefigaro.fr ↗ ↩
« « les grisailles sont classées monuments historiques, et il paraît donc exclu qu'on les remplace » »
latribunedelart.com ↗ ↩
« Alors qu'Emmanuel Macron s'était montré favorable à l'installation de vitraux contemporains en décembre 2023 »
lejdd.fr ↗ ↩
« Le projet des nouveaux vitraux contemporains, souhaité par Emmanuel Macron et l'archevêque de Paris Laurent Ulrich »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la ministre de la Culture Rachida Dati dénonce lundi « des querelles d'un autre âge entre des "anciens" et des "modernes" » »
lefigaro.fr ↗ ↩
« un contrat a été conclu par l'établissement public le 30 décembre 2024 avec le Groupement Claire Tabouret »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Baptisée « D'un seul souffle » »
leparisien.fr ↗ ↩
« L'œuvre de Claire Tabouret sera présentée au Grand Palais, à Paris »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Une exposition haute en couleur s'installe au Grand Palais (Paris VIIIe). »
leparisien.fr ↗ ↩
« elle dévoile, du 10 décembre au 10 mars »
leparisien.fr ↗ ↩
« les créations de l'artiste Claire Tabouret vont devoir franchir un nouvel obstacle avant d'être installées »
actu.fr ↗ ↩
« l'artiste française de 43 ans Claire Tabouret »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Désignée lauréate en décembre 2024 »
leparisien.fr ↗ ↩
« Les vitraux représenteront, en six temps, la célébration de la Pentecôte »
actu.fr ↗ ↩
« Les six grandes baies devraient prendre place dans les chapelles sud de la cathédrale Notre-Dame de Paris, sur une surface de 121 m² »
lefigaro.fr ↗ ↩
« qui doit remplacer les vitraux du XIXe siècle de six chapelles du bas-côté sud de la nef »
leparisien.fr ↗ ↩
« Un projet chiffré à 4 millions d'euros financés par l'État. »
leparisien.fr ↗ ↩
« de la consultation lancée par le ministère de la Culture »
leparisien.fr ↗ ↩
« les vitraux sont en cours de fabrication dans l'atelier du maître-verrier Simon-Marq »
leparisien.fr ↗ ↩
« l'atelier du maître-verrier Simon-Marq, fondé en 1640 à Reims (Marne). »
leparisien.fr ↗ ↩
« fondé en 1640 à Reims (Marne). »
leparisien.fr ↗ ↩
« fondé en 1640 à Reims (Marne). »
leparisien.fr ↗ ↩
« une œuvre estimée à plus de 3 millions d'euros »
nouvelobs.com ↗ ↩
« les vitraux de VIollet-le-Duc devraient être enlevés dès mars 2026 »
latribunedelart.com ↗ ↩
« l'établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris qui gère les travaux depuis l'incendie »
nouvelobs.com ↗ ↩
« il faudrait six millions d'euros supplémentaires pour achever la restauration de Notre-Dame »
latribunedelart.com ↗ ↩
« « C'est un patrimoine mal-aimé et méprisé par les politiques », s'agace Julien Lacaze »
actu.fr ↗ ↩
« En tant qu'association reconnue d'utilité publique, 10 000 euros de subventions lui sont versés tous les ans par le ministère de la Culture »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Cet acte, qui est l'équivalent d'un permis de construire, est attaquable dans les deux mois qui suivent son dépôt. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« « Les procès sont notre spécialité », souligne Julien Lacaze, président de l'association »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l'instigateur de la pétition, Didier Rykner, fondateur et animateur du site »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la pétition qui s'oppose à ce projet, qui compte aujourd'hui 335 743 signatures »
latribunedelart.com ↗ ↩
« l'artiste élue a simplement déclaré que « le débat ne (lui) faisait pas peur » »
lefigaro.fr ↗ ↩
« elle voulait « un juste équilibre des couleurs » »
actu.fr ↗ ↩
« conserver « la fraîcheur du geste » de Marc Chagall »
actu.fr ↗ ↩
« conserver « la fraîcheur du geste » de Marc Chagall »
actu.fr ↗ ↩
« nous poursuivrons ce combat pour que l'opération - présentée comme réversible - soit annulée et que nous revenions à l'état Viollet-le-Duc »
latribunedelart.com ↗ ↩
« Tous deux sont déterminés à « faire entrer le XXIe siècle » dans Notre-Dame »
lefigaro.fr ↗ ↩
Sources
- Marché public pour la réalisation de vitraux contemporains à Notre-Dame de Paris
- Vitraux de Notre-Dame : Le TA rejette en première instance la requête de Sites & Monuments
- Notre-Dame de Paris : un nouveau recours bientôt déposé, "les vitraux contemporains vont déséquilibrer" le monument
- Nouveaux vitraux de Notre-Dame : la justice rejette la requête de l’association Sites et Monuments
- Notre-Dame de Paris : la justice valide la pose de vitraux contemporains
- Vitraux de Notre-Dame : le combat continue !
- Vitraux de Notre-Dame : face au « fait du prince », Sites et Monuments lance son premier recours
- Comment Sites et Monuments espère bloquer le projet de vitraux contemporain à Notre
- Pétition, recours… Après deux années de controverse, voici les futurs vitraux de Notre
- Notre-Dame : un recours déposé contre l’installation de vitraux contemporains
- Futurs vitraux de Notre-Dame de Paris : la bataille juridique commence !