Swiss Open Gstaad 2026 : l’ultime danse de Stan Wawrinka
Le Vaudois de 41 ans affronte Faria ce mardi sur le court central dans le cadre de sa tournée d'adieu
Le Vaudois, 41 ans et 109e mondial, dispute ce mardi son 14e et dernier tournoi à Gstaad face au Portugais Jaime Faria. Tsitsipas tente de relever la tête face à Buse, tandis que Halys et Müller cherchent le rachat.
- Stan Wawrinka, 41 ans et 109e mondial, dispute son 14e et dernier Gstaad face à Jaime Faria ce mardi 14 juillet à 17h30.
- Le Swiss Open Gstaad, ATP 250 doté de €612,620, se tient jusqu'au 19 juillet sur la terre battue de la Roy Emerson Arena.
- Wawrinka a annoncé sa retraite pour fin 2026, avec un dernier tournoi prévu à Bâle fin octobre.
Le Swiss Open Gstaad 2026 s’ouvre sur une page d’histoire. Stan Wawrinka - 41 ans - dispute ce mardi 14 juillet son 14e et ultime Gstaad face au Portugais Jaime Faria - pas avant 17h30 sur le court central de la Roy Emerson Arena. Une première confrontation pour le Vaudois, actuellement 109e mondial.
Car le bilan de la saison parle: plusieurs victoires pour de nombreuses défaites. Dernier match à Wimbledon au premier tour, sortie au premier tour à Roland-Garros. Wawrinka n’a plus soulevé le moindre trophée sur le circuit depuis son dernier titre. Il reste avant tout un compétiteur, dit-il, mais la statistique est impitoyable.
Pourtant, le Vaudois ne vient pas à Gstaad pour la nostalgie. Il a aussi participé au double lundi avec Jérôme Kym. Et dans une interview accordée à la RTS, il a confié ses projets post-carrière: « Je n’ai pas skié depuis plus de 20 ans, donc c’est l’une des premières choses que je veux refaire. Le ski est un sacrifice que nous faisons quand nous sommes joueurs de tennis ». Une déclaration qui en dit long sur l’état d’esprit du triple vainqueur de Grand Chelem, dont la tournée d’adieu se poursuivra à Bâle fin octobre.
« Je reste avant tout un compétiteur »
Wawrinka a une histoire avec ce tournoi centenaire créé en 1915. C’est ici qu’il a disputé sa première finale ATP en 2005 - perdue face à Gastón Gaudio. Une venue à Gstaad a toujours marqué un tournant dans sa carrière. En 2024, il s’était incliné face à Lukas Klein. Cette fois, c’est la dernière. Le Vaudois a annoncé sa retraite pour la fin de la saison 2026.
Tsitsipas au bord du gouffre
Sur le même court central, pas avant 15h00, Stefanos Tsitsipas affronte Ignacio Buse. Le Grec traverse une période particulièrement noire. Aucun titre cette saison, un bilan difficile, et surtout une spirale de défaites qui interroge sur son état mental et physique. Sa dernière sortie à Wimbledon s’est soldée par une défaite au deuxième tour face à un joueur moins bien classé.
Mais la terre battue pourrait redistribuer les cartes. Tsitsipas avait atteint les demi-finales de l’édition 2024 - un lointain souvenir pour un joueur qui était encore bien classé il y a deux ans.
Les Français en quête de rachat
Quentin Halys - entré dans le tableau après le forfait de Mattia Bellucci - affronte l’Italien Federico Cina - issu des qualifications, en première rotation sur le court n°1. Halys connaît les lieux: il a atteint la finale en 2024 avant de s’incliner 6-3, 6-1 face à Matteo Berrettini. Mais depuis, le Français peine à confirmer: il n’a pas dépassé les quarts de finale dans un tournoi ATP cette saison et pointe au 94e rang. Ce Gstaad est pour lui l’occasion de recoller au top 80 et de retrouver la confiance.
Alexandre Müller - lui, traverse une période encore plus critique. Opposé au Kazakh Alexander Shevchenko en quatrième rotation, il n’a plus gagné en circuit principal depuis le début de la saison. Plusieurs défaites consécutives plus tard, le voilà 125e mondial. Pour Müller, Gstaad est une bouée de sauvetage: une défaite aggraverait encore sa chute, alors qu’une victoire lui redonnerait de l’air.
Gstaad, tremplin historique pour les légendes suisses
Le tournoi de Gstaad est bien plus qu’une simple étape sur le calendrier ATP. Créé en 1915 - il a vu les plus grands y faire leurs premiers pas. Roger Federer y a disputé son premier match professionnel en 1998, une défaite au premier tour, avant de soulever le trophée en 2004. Stan Wawrinka y a vécu sa première finale ATP en 2005. Ces deux icônes du tennis suisse ont bâti une partie de leur légende sur cette terre battue. Aujourd’hui, Wawrinka referme la boucle. On se souvient du dernier tournoi de Federer à Bâle, où le Maestro avait fait ses adieux devant son public. Wawrinka connaîtra un scénario similaire à Gstaad, avec une ferveur populaire attendue.
Ce que les chiffres ne disent pas
L’ATP 250 de Gstaad brasse €612,620 de prize money - avec €93,175 et 250 points pour le vainqueur. Mais derrière ces dotations, ce mardi 14 juillet raconte deux trajectoires opposées: Wawrinka, qui boucle la boucle dans un tournoi qu’il a connu lors de sa première finale ATP en 2005 - et Tsitsipas, qui tente de stopper l’hémorragie au classement avant qu’elle ne devienne irréversible. Le tenant du titre, Alexander Bublik, vainqueur en 2025 contre Juan Manuel Cerúndolo 6-4, 4-6, 6-3 - n’est pas présent.
Un troisième Français, Arthur Rinderknech (tête de série numéro 4), entre en lice plus tard dans le tournoi, tout comme Clément Tabur - issu des qualifications, qui a déjà remporté son premier tour.
Le tournoi se tient jusqu’au 19 juillet - avec la finale programmée à 11h30. Roger Federer y avait fait ses débuts professionnels en 1998 et remporté le titre en 2004. Wawrinka referme désormais le chapitre suisse, mais le chapitre de sa vie de compétiteur s’achève tout juste.