Victor Wembanyama et Kel’el Ware s’entraînent avec Hakeem Olajuwon à Houston
Le pivot des Spurs poursuit sa formation estivale avec la légende du Dream Shake pour la deuxième année consécutive
Pour la deuxième année consécutive, Victor Wembanyama retrouve Hakeem Olajuwon au Texas. Cette fois, le pivot français des Spurs est accompagné de Kel'el Ware du Heat.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Perfectionnement offensif
Wembanyama cherche à diversifier son arsenal offensif en maîtrisant le Dream Shake et le jeu au poste, après une saison rookie axée sur la défense.
Lignée des légendes
LeBron, Kobe, Dwight Howard et Giannis ont tous travaillé avec Olajuwon. Wembanyama s'inscrit dans cette tradition d'excellence technique.
Nouvelle génération de pivots
Ware et Wembanyama incarnent la nouvelle vague des intérieurs NBA qui combinent taille exceptionnelle et technique classique du poste.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Victor Wembanyama s'entraîne à Houston avec Hakeem Olajuwon pour la deuxième année consécutive, accompagné de Kel'el Ware du Heat
- Olajuwon, 62 ans, double champion NBA (1994, 1995), a formé LeBron James, Kobe Bryant, Dwight Howard et Giannis Antetokounmpo
- Kel'el Ware, drafté en 15e position en 2024 par Miami, tourne à 11.1 points et 9.0 rebonds de moyenne cette saison
Le gymnase est à Katy, Texas. Un ranch de 400 acres - à l’ouest de Houston. C’est là qu’Hakeem Olajuwon reçoit Victor Wembanyama pour la deuxième année consécutive. Cette fois, le pivot des Spurs n’est pas seul. Kel’el Ware - drafté en 15e position par le Miami Heat en 2024 - participe aux sessions.
Olajuwon a 62 ans. Il reste le maître incontesté du jeu de pivot, ce mouvement qui a terrorisé la NBA dans les années 90. Deux bagues de champion - en 1994 et 1995. MVP de la ligue en 1994. Avant Wembanyama, LeBron James - Kobe Bryant - Dwight Howard et Giannis Antetokounmpo sont venus chercher son savoir-faire technique.
L’effet Olajuwon sur les légendes
Le cas Kobe Bryant reste la référence. Sa collaboration avec Olajuwon en fin de carrière lui a permis d’ajouter une efficacité dévastatrice à son arsenal offensif. Il n’avait plus la vitesse de sa jeunesse, mais il avait compensé par la technique pure.
Dwight Howard avait lui aussi cherché à développer son jeu offensif au poste après des années de domination athlétique. Wembanyama, lui, a déjà la technique. Olajuwon construit sur une base que les autres n’avaient pas à cet âge.
La nouvelle école des pivots
Ware tourne à 11.1 points et 9.0 rebonds de moyenne cette saison. Après une première saison à Miami, s’entraîner aux côtés de Wembanyama sous la tutelle d’Olajuwon, c’est rejoindre une lignée. Mais c’est aussi quelque chose de nouveau: deux pivots de cette génération qui refusent d’être cantonnés au rôle traditionnel d’intérieur.
Wembanyama et Ware incarnent cette nouvelle école. Mobiles, capables de défendre en périphérie, de shooter à trois points, mais qui viennent chercher chez Olajuwon ce que leur génération risque d’oublier: le jeu dos au panier, la patience, l’art de punir un petit défenseur en un-contre-un. Pendant que d’autres pivots modernes se concentrent sur le pick-and-roll et le spacing, eux ajoutent les mouvements classiques à un arsenal déjà polyvalent.
C’est une transmission inversée: Olajuwon leur enseigne ce que la NBA a laissé de côté, et eux le modernisent avec leur mobilité et leur envergure exceptionnelle.
Ce que personne ne dit
Wembanyama n’a pas choisi Houston par hasard. L’été 2024, il avait passé 10 jours dans un temple Shaolin en Chine. Méditation, discipline, introspection. Puis direction le Texas pour travailler le geste, la technique, l’efficacité pure. Deux approches opposées pour un même objectif: dominer sans forcer.
Olajuwon qualifie Wembanyama d’« éponge » - capable d’assimiler des concepts complexes rapidement. Le Français a exprimé plusieurs fois son désir de « maîtriser chaque aspect du jeu ». Cette rigueur l’a déjà mené au titre de Défenseur de l’année à l’unanimité en 2026, après avoir terminé deuxième au classement DPOY lors de sa saison rookie.
L’été 2026 approche
Les camps d’entraînement reprennent en septembre. La saison régulière démarre en octobre. Ces sessions estivales à Houston sont le dernier bloc de préparation avant la compétition. Pas de presse, pas de caméras, juste le parquet et le travail.
Wembanyama repart avec de nouveaux mouvements. Ware aussi. Le reste se verra sur le terrain.