William Saliba : « La défaite en LdC m’a pris trois jours à digérer » avant le Mondial
Le défenseur d'Arsenal revient sur la cruelle finale perdue contre le PSG le 30 mai, les chambrages dans le groupe France et sa gêne au dos.
William Saliba, 25 ans, a disputé les 120 minutes de la finale de Ligue des champions perdue par Arsenal face au PSG. À quelques jours de la Coupe du monde 2026, il relativise et se concentre sur l'objectif tricolore.
L’essentiel
- Finale LdC : Arsenal battu par le PSG aux tirs au but (4-3, 1-1 a.p.) le 30 mai 2026 à Budapest.
- Saliba présent : Le défenseur français de 25 ans a disputé l’intégralité des 120 minutes.
- Digestion : Il a avoué avoir eu besoin de « trois à quatre jours » pour encaisser l’échec selon ses confidences relayées par Foot Mercato.
- Chambrage : Cinq joueurs du PSG présents dans le groupe tricolore le taquinent amicalement aux repas.
- Gêne physique : Saliba souffre de douleurs au dos aggravées lors de la finale, mais il serre les dents pour le Mondial.
« Trois à quatre jours pour digérer »
William Saliba n’a pas encore tourné la page. Interrogé lors du rassemblement de l’équipe de France pour la Coupe du monde 2026, le défenseur d’Arsenal est longuement revenu sur la défaite en finale de la Ligue des champions, le 30 mai à la Puskás Aréna de Budapest. « Il m’a fallu trois à quatre jours pour digérer », a-t-il confié, selon des propos rapportés par Foot Mercato. Battu aux tirs au but (4-3) après un match nul 1-1, Arsenal avait pourtant ouvert le score dès la 6e minute par Kai Havertz, avant qu’Ousmane Dembélé n’égalise sur penalty à la 65e. La tentative manquée de Gabriel Magalhães lors de la séance a scellé le sort des Gunners.
Cinq Parisiens dans le groupe, zéro répit
Dans le vestiaire des Bleus, Saliba n’est pas seul à porter cette cicatrice. Mais il doit surtout composer avec cinq coéquipiers du PSG - champions d’Europe en titre - qui ne se privent pas de le chambrer. « Ils me taquinent gentiment aux repas », a-t-il souri, sans cacher que l’ambiance reste studieuse. Cette proximité entre rivaux européens illustre la densité du groupe France, où se côtoient les acteurs d’une finale de LdC historique, la deuxième consécutive remportée par le club parisien.
Loin des polémiques sur la sélection, comme celle qui agite l’Espagne avec le Real Madrid évoquée par DAZN Stories, les Bleus semblent soudés. À Roubaix, une fan zone de 1 000 places gratuites a même été installée au parc des Sports pour suivre les matchs - un signe de l’engouement populaire qui attend la sélection.
Un dos douloureux mais un objectif clair
Si la tête va mieux, le corps, lui, souffre. Saliba a reconnu une gêne au dos, aggravée par les 120 minutes disputées face au PSG. « Je serre les dents », a-t-il admis, selon Eurosport. Pas question pour autant de lâcher : le défenseur formé à Saint-Étienne a déjà basculé à 100 % sur l’objectif mondial. À 25 ans, il aborde sa première Coupe du monde en tant que titulaire indiscutable en charnière centrale, aux côtés de Dayot Upamecano ou Ibrahima Konaté.
Contexte en Seine-Saint-Denis
Natif de Bondy, en Seine-Saint-Denis, William Saliba incarne une nouvelle génération de joueurs issus du vivier francilien, où le football est roi. Le département, qui a vu éclore des talents comme Kylian Mbappé ou Adrien Rabiot, reste un terreau fertile pour les Bleus. Avec 1,6 million d’habitants, la Seine-Saint-Denis compte parmi les plus jeunes de France métropolitaine et fournit régulièrement plusieurs internationaux. Ce Mondial 2026 est aussi une vitrine pour cette pépinière, même si Saliba, lui, ne regarde que le terrain.
Prochaine étape : le premier match des Bleus, dans moins d’une semaine. Saliba espère que les souvenirs de Budapest s’effaceront sous les projecteurs de la compétition.