À Wimbledon, Aryna Sabalenka milite pour que les chiens soient acceptés sur le site
La numéro 1 mondiale a interpellé les organisateurs du Grand Chelem londonien après sa victoire au deuxième tour, plaidant pour un assouplissement du règlement.
Victorieuse de l'Américaine McCartney Kessler ce 1er juillet, Aryna Sabalenka a profité de sa conférence de presse pour demander à Wimbledon d'autoriser les chiens de compagnie des joueuses sur le site. La Biélorusse voyage avec son Cavalier King Charles Spaniel Ash et compare la rigueur londonienne à la souplesse de Roland-Garros.
L’essentiel
- Fait 1 : Le 1er juillet 2026, Aryna Sabalenka a interpellé Wimbledon en conférence de presse pour autoriser les chiens des joueuses.
- Fait 2 : La n°1 mondiale possède un chiot Cavalier King Charles Spaniel nommé Ash, qu’elle ne peut pas amener sur le site.
- Fait 3 : Roland-Garros a délivré en mai 2026 une accréditation officielle au chien de Sabalenka, contrairement à Wimbledon.
Wimbledon - Aryna Sabalenka ne manque pas une occasion de défendre la cause canine. Ce mercredi 1er juillet, après sa victoire au deuxième tour face à McCartney Kessler (6-1, 7-6 - tie-break 11-9), la numéro 1 mondiale a profité de sa conférence de presse pour exhorter les organisateurs du All England Club à assouplir leur règlement. Son cheval de bataille ? L’interdiction totale d’accès aux chiens de compagnie sur le site du tournoi londonien.
« Laissez entrer les chiens »
« C’est vraiment difficile pour moi de devoir laisser Ash à l’hôtel toute la journée. Il fait partie de mon équilibre mental », a expliqué la Biélorusse, reprise par plusieurs médias dont Reuters et The Guardian. Sabalenka se déplace en effet avec son jeune Cavalier King Charles Spaniel prénommé Ash depuis plusieurs mois. « Je comprends que Wimbledon soit un lieu historique, mais nos chiens sont bien éduqués. Ils ne vont pas griffer le gazon ni mordre les stewards », a-t-elle ajouté avec humour, selon The Independent.
Le All England Club applique une politique stricte : seuls les chiens d’assistance dûment certifiés et les chiens de patrouille de sécurité sont autorisés dans l’enceinte. Les installations, dont une pataugeoire secrète réservée à ces animaux, existent déjà sur place, mais elles sont interdites aux simples compagnons des joueuses.
Un précédent français : Roland-Garros a ouvert la voie
Sabalenka ne lance pas cet appel par hasard. En mai dernier, lors de Roland-Garros, le tournoi parisien avait délivré une accréditation officielle à Ash, permettant au chiot d’accéder aux vestiaires et aux espaces réservés aux compétitrices. Une décision saluée par plusieurs joueuses, dont Marta Kostyuk, Anastasia Potapova, Anna Kalinskaya et Hailey Baptiste, qui voyagent elles aussi avec leurs chiens sur le circuit WTA.
« Si Roland-Garros a pu le faire, pourquoi pas Wimbledon ? », a insisté Sabalenka. La comparaison entre les deux Grands Chelems est désormais sur la table, même si les dirigeants londoniens n’ont pour l’heure fait aucun commentaire officiel sur la demande de la numéro 1 mondiale.
Contexte dans le tennis français
Si la demande de Sabalenka concerne Wimbledon, elle résonne particulièrement en France, où le tournoi de Roland-Garros a déjà franchi le pas. La Fédération française de tennis (FFT) n’a pas encore communiqué sur une éventuelle généralisation de cette accréditation canine pour les éditions futures, mais le précédent pourrait faire tache d’huile. En France, plusieurs tournois du circuit secondaire (ITF) observent avec intérêt cette évolution, même si la majorité reste encore très stricte sur l’accès des animaux.
Reste à savoir si Wimbledon, réputé pour son protocole et son conservatisme, cédera aux arguments de sa championne. D’autres joueuses pourraient se joindre à la contestation dans les prochains jours. La question est désormais sur le tapis - vert, bien sûr.