Wimbledon : Coco Gauff pleure après un contrôle antidopage « agressif »

La tête de série numéro 7 révèle avoir été poussée aux larmes par une agente de l'ITIA, relançant le débat sur les méthodes de l'agence antidopage.

Wimbledon : Coco Gauff pleure après un contrôle antidopage « agressif »
Illustration Thomas Meunier / info.fr

En marge de son premier tour à Wimbledon, Coco Gauff a confié avoir pleuré après un appel téléphonique d'une contrôleuse antidopage trop insistante. L'Américaine s'ajoute aux voix critiques, dont Serena Williams, contre les procédures de l'ITIA.

L’essentiel

  • Fait 1 : Coco Gauff (7e mondiale) a révélé avoir pleuré après un appel d’une agente de l’ITIA le 30 juin 2026, en marge de Wimbledon.
  • Fait 2 : La contrôleuse tentait un prélèvement en dehors du créneau horaire d’une heure défini par la joueuse, ce que le règlement autorise.
  • Fait 3 : Cette réaction fait suite à la suspension de quatre ans infligée le 22 juin à Marketa Vondrousova pour refus de contrôle nocturne.
  • Fait 4 : Serena Williams a qualifié le protocole de « déraisonnable », et d’autres joueuses comme Jessica Pegula jugent la sanction disproportionnée.

Wimbledon - Coco Gauff n’a pas caché son émotion. Le 29 juin, après sa victoire au premier tour du Grand Chelem londonien, l’Américaine de 22 ans a révélé avoir fondu en larmes au téléphone avec une agente de l’ITIA (Agence internationale pour l’intégrité du tennis). « J’ai pleuré », a-t-elle confié, selon des propos rapportés par l’Associated Press, décrivant un échange qualifié d’« agressif ».

Un créneau horaire contesté

L’incident se produit alors que la contrôleuse tente d’effectuer un prélèvement en dehors du créneau obligatoire d’une heure que chaque joueur définit quotidiennement. Selon le règlement de l’ITIA, si un agent localise l’athlète hors de cette fenêtre, ce dernier doit tout de même se soumettre au test. Une disposition que Gauff juge intrusive. « On vous appelle en dehors de votre créneau et on insiste, cela met une pression énorme », a-t-elle expliqué, sans donner plus de détails sur les termes de l’échange.

La joueuse, tête de série numéro 7 du tournoi, a continué sa route sur le gazon londonien. Le 1er juillet, elle s’est qualifiée pour le troisième tour en battant l’Argentine Solana Sierra au terme d’un match tendu (6-3, 3-6, 7-6 [10-7]), comme en attestent les résultats d’info.fr.

L’affaire Vondrousova en toile de fond

Les confidences de Gauff surviennent moins de deux semaines après la lourde sanction infligée à la Tchèque Marketa Vondrousova. Le 22 juin, l’ITIA a suspendu la lauréate de Wimbledon 2023 pour quatre ans, après qu’elle a refusé un contrôle à son domicile en pleine nuit. Vondrousova avait invoqué un état de stress et la peur face à une agente qui ne s’était pas clairement identifiée. Une décision qui a provoqué une onde de choc dans le circuit féminin.

Interrogée par The Guardian, l’Américaine Jessica Pegula a estimé que la sanction était « disproportionnée » et pouvait « ruiner des carrières ». Sa compatriote Ajla Tomljanovic a abondé. De retour à Wimbledon cette année, Serena Williams a pour sa part qualifié le protocole de contrôle de « harassant », affirmant qu’il l’avait dissuadée de reprendre la compétition plus tôt.

Contexte dans le circuit WTA

Ces témoignages ravivent un débat récurrent sur les méthodes de l’ITIA. Créée en 2021, l’agence est chargée de la lutte antidopage et anticorruption dans le tennis professionnel. Si les contrôles inopinés sont courants dans tous les sports, la fréquence et l’intensité des tests dans le tennis suscitent des crispations. En 2024, d’autres joueurs avaient critiqué le système après l’acquittement de Jannik Sinner, mais Sinner lui-même n’a pas évoqué une « chasse aux sorcières » L’ITIA, de son côté, défend la rigueur de ses procédures, nécessaires selon elle pour préserver l’intégrité du sport.

À Wimbledon, plusieurs favorites ont souffert lors des premiers tours, comme le résume info.fr. Mais l’affaire des contrôles antidopage occupe une place centrale dans les discussions en coulisses. Gauff, qui n’a jamais été contrôlée positive, insiste sur la dimension psychologique : « On se sent traquée, ce n’est pas une manière de vivre. »

Prochaine étape

Coco Gauff poursuivra son parcours à Wimbledon dans les prochains jours. En attendant, l’ITIA n’a pas réagi officiellement aux propos de la joueuse. Le débat, lui, est loin d’être clos.

Thomas
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Sources

Thomas Meunier

Thomas Meunier

Thomas est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans le football et les coupes d'Europe. Il refuse le commentaire de match paresseux : données xG, économie du club (DNCG, fair-play financier UEFA), voix techniques attribuées, cadre réglementaire systématique.

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