Wimbledon : Sinner bousculé par Mochizuki, le tenant du titre sous pression
Le numéro 1 mondial Jannik Sinner, vainqueur du premier set 6-3, est accroché par le Japonais Shintaro Mochizuki, 151e mondial, qui mène 5-5 dans la deuxième manche.
Ce dimanche 5 juillet, sur le Centre Court de Wimbledon, Jannik Sinner peine à imposer son tennis face au qualifié Shintaro Mochizuki. Après un premier set remporté 6-3, l'Italien est sous pression dans la deuxième manche (5-5).
L’essentiel
- Fait 1 : Jannik Sinner, numéro 1 mondial et tenant du titre, affronte Shintaro Mochizuki (150e) en huitièmes de finale de Wimbledon, le 5 juillet 2026.
- Fait 2 : L’Italien a remporté le premier set 6-3, mais le deuxième set est très disputé : 5-5 au moment de la rédaction.
- Fait 3 : Mochizuki, 23 ans, est issu des qualifications. Il n’avait gagné aucun match sur le circuit principal ATP en 2026 avant ce tournoi.
- Fait 4 : Le Japonais a éliminé au tour précédent la tête de série n°23, Rafael Jódar.
Un match sous haute tension
Le public du Centre Court, toit fermé en raison des caprices de la météo londonienne, assiste à un scénario qui n’était pas écrit d’avance. Jannik Sinner, dominateur lors de ses trois premiers tours, a pourtant bien négocié l’entame de cette huitième de finale. Il s’adjuge la première manche 6-3, breaks décisifs à la clé, sans jamais céder son service. Mais dans le deuxième set, le vent tourne. Shintaro Mochizuki, ce gaucher japonais discret, trouve ses repères. Il break d’entrée, Sinner recolle, puis chaque joueur tient sa mise en jeu. À 5-5, la tension est palpable : le public retient son souffre à chaque point.
Le duel est nerveux. Selon le compte @Rubiks6, observateur du circuit, Mochizuki joue bien contre Sinner
. De son côté, l’analyste @VBG_10 relève les difficultés du n°1 mondial : Sinner en fait trop et devient impatient. Trop de fautes directes.
Mochizuki, l’outsider qui dérange
Pour comprendre la performance du Japonais, il faut rappeler son parcours. Shintaro Mochizuki, né à Kawasaki en 2003, a déjà marqué l’histoire de Wimbledon en 2019 en remportant le titre junior. Depuis, le passage chez les professionnels a été semé d’embûches. Classé 150e mondial, il n’avait gagné aucun match sur le circuit principal en 2026 avant de débarquer à Londres. Mais il a su créer la surprise dès le premier tour en dominant Max Basing (6-3, 6-0, 6-0), puis Ethan Quinn et surtout Rafael Jódar, tête de série n°23. Ce sans-faute lui a offert un billet pour les huitièmes de finale, le meilleur résultat de sa carrière en Grand Chelem. Et face au numéro 1 mondial, il ne se contente pas de figurer : il bouscule le tenant du titre.
Devant la caméra, le score s’affiche : 5-5 dans le deuxième set. L’Italien, pourtant vainqueur de cinq Masters 1000 consécutifs cette saison (Indian Wells, Miami, Monte-Carlo, Madrid, Rome) et déjà titré à Wimbledon l’an passé, doit trouver des solutions. Ses coups droits puissants, sa signature, sont contrés par la variété du jeu de Mochizuki, qui alterne amorties et passing-shots. Les statistiques du match parlent d’elles-mêmes : Sinner a déjà commis 18 fautes directes en deux sets, bien plus que son adversaire.
Contexte dans le tennis mondial
Ce match illustre la densité du circuit ATP. En 2026, Jannik Sinner règne sans partage sur la terre battue et le gazon : il a remporté l’Open d’Australie 2025, Wimbledon 2025, les ATP Finals 2025, et récemment cinq Masters 1000 de suite. Sa supériorité statistique est écrasante. Pourtant, un qualifié classé 151e mondial parvient à le pousser dans ses retranchements. Ce type de surprise n’est pas rare à Wimbledon, où l’herbe nivelle parfois les écarts. Mais pour le numéro 1 italien, l’enjeu est double : défendre son titre et asseoir sa domination dans un tableau qui s’ouvre avec les éliminations précoces de plusieurs têtes de série. De son côté, Mochizuki joue libéré, sans pression. Son parcours rappelle celui de son compatriote Kei Nishikori, quart-de-finaliste en 2018. Le tennis japonais compte sur lui pour franchir un cap.
Le match se poursuit sur le Centre Court. L’issue de cette deuxième manche sera décisive : si Sinner la remporte, il prendra une option sur la qualification ; si Mochizuki l’emporte, le scénario d’un exploit retentissant devient plausible. Le public ne veut rien en perdre.