Wimbledon : Zverev tempête contre le couvre-feu de 23h
L'Allemand a vu son huitième de finale contre Lehecka interrompu alors qu'il menait deux sets à zéro, un scénario déjà vécu en 2025.
Alexander Zverev a critiqué le couvre-feu de 23h imposé par Wimbledon après l'arrêt de son huitième de finale face à Jiri Lehecka, le 6 juillet, alors qu'il dominait deux sets à zéro. Une situation déjà vécue par l'Allemand en 2025 face à Arthur Rinderknech.
L’essentiel
- Fait 1 : le match Zverev-Lehecka, en huitièmes de finale, a été interrompu le 6 juillet 2026 à 23h, alors que l’Allemand menait deux sets à zéro
- Fait 2 : la rencontre a repris le lendemain, 7 juillet, et Zverev s’est finalement imposé
- Fait 3 : un scénario quasi identique s’était déjà produit en 2025, quand le match Zverev-Rinderknech avait été coupé le 30 juin puis achevé le 1er juillet, avec Rinderknech s’imposant
- Fait 4 : le même 30 juin 2025, la rencontre Fritz-Mpetshi Perricard avait elle aussi été stoppée à l’entame du cinquième set
- Fait 5 : Wimbledon justifie ce couvre-feu fixé à 23h par le respect du voisinage et la sécurité des transports publics londoniens
Un match arrêté en pleine domination
Alexander Zverev menait deux sets à zéro face au Tchèque Jiri Lehecka lorsque l’arbitre a mis fin à la partie, le 6 juillet, à 23h précises. La règle de Wimbledon sur le couvre-feu nocturne a stoppé net la dynamique de l’Allemand, contraint de revenir sur le court le lendemain pour terminer le travail. Il s’est finalement imposé le 7 juillet, mais l’épisode a relancé une polémique récurrente sur l’organisation du tournoi londonien.
Zverev hausse le ton
Le numéro un allemand n’a pas caché son agacement face à cette interruption, dénonçant un planning serré qui pénalise les joueurs les plus avancés dans la compétition. La séquence a également fait réagir les observateurs du circuit sur les réseaux sociaux.
Le compte spécialisé @GameSetAndTalk résumait ainsi l’exaspération ambiante, pointant une règle critiquée chaque année par les joueurs concernés.
Pas une première : le précédent Rinderknech
Zverev avait déjà vécu une situation comparable lors de la saison 2025. Son match de premier tour contre le Français Arthur Rinderknech avait été interrompu par le même couvre-feu le 30 juin, avant de reprendre le 1er juillet. Rinderknech avait alors remporté la rencontre. Le même jour, la partie opposant Taylor Fritz à Giovanni Mpetshi Perricard avait elle aussi été suspendue, à l’amorce du cinquième set, illustrant le caractère systémique de la contrainte plutôt qu’un simple concours de circonstances autour du joueur allemand.
Contexte : une règle contestée depuis des années
Le couvre-feu à 23h n’est pas une nouveauté ponctuelle mais une règle installée depuis plusieurs éditions du tournoi. Wimbledon la justifie par des contraintes locales : le respect du voisinage résidentiel autour du All England Club et la sécurité des spectateurs, qui doivent pouvoir rejoindre les transports publics londoniens avant leur fermeture nocturne. Cette contrainte réglementaire, propre au site du tournoi, explique pourquoi l’organisation privilégie l’arrêt strict des matchs plutôt qu’une prolongation au-delà de cette heure, quel que soit le score en cours.
Zverev calme le jeu après sa victoire
Une fois la qualification obtenue face à Lehecka, l’Allemand a modéré son propos initial, revenant sur la vivacité de ses critiques du 6 juillet. La polémique, bien réelle sur le moment, n’a pas débordé au-delà de ce commentaire d’après-match.
La question du couvre-feu devrait continuer d’alimenter le débat à chaque nouvelle interruption, tant que la règle n’évolue pas.