XV de France : crash-test imminent face aux All Blacks en Nouvelle-Zélande
Les Bleus ont posé leurs valises à Brisbane avant un premier test sous tension le 4 juillet, marqué par l'absence d'Antoine Dupont et les forfaits d'Alldritt et Boudehent.
Le XV de France a débuté sa préparation à Brisbane en vue du premier test-match du Nations Championship contre les All Blacks, prévu le 4 juillet à Christchurch. Cette tournée estivale est marquée par l'absence d'Antoine Dupont, retenu par la finale du Top 14, et par les forfaits de Grégory Alldritt et Paul Boudehent. Les Bleus devront composer sans leurs cadres pour ce choc attendu.
L’essentiel
- Arrivée le 23 juin : Le XV de France a posé ses valises à Brisbane pour y établir son camp de base.
- Premier test le 4 juillet : Les Bleus affrontent les All Blacks à Christchurch pour l’ouverture du Nations Championship.
- Absences majeures : Antoine Dupont rejoindra les Bleus après la finale du Top 14 et manquera uniquement le premier test contre les All Blacks.
Les Bleus ont pris leurs quartiers à Brisbane
Depuis le 23 juin, le XV de France a investi un camp de base à Brisbane, en Australie, pour préparer sa tournée estivale. Une mise au vert loin des standards européens, sous un ciel austral qui changera radicalement d’ambiance le 4 juillet prochain. Ce jour-là, les hommes de Fabien Galthié défieront les All Blacks à Christchurch, dans ce qui constituera le premier match du nouveau Nations Championship.
Le groupe tricolore, composé de 33 joueurs annoncés le 23 juin, effectue ses premiers entraînements sous la houlette du staff technique. L’objectif est clair : réussir l’un des crash-tests les plus redoutés du rugby mondial, face à une équipe des All Blacks qui n’a rien perdu de sa légende. Mais le contexte extra-sportif vient déjà jeter une ombre sur ce rendez-vous.
L’absence d’Antoine Dupont qui fâche en Nouvelle-Zélande
La polémique enfle outre-Pacifique. Antoine Dupont, capitaine emblématique des Bleus, manquera le premier test face aux All Blacks. Retenu par la finale du Top 14 le 27 juin 2026 avec son club de Toulouse, le demi de mêlée a pourtant sollicité personnellement Fabien Galthié pour rejoindre le groupe dès la semaine suivante, afin d’être présent pour les matches contre l’Australie (11 juillet) et le Japon (18 juillet).
Cette situation provoque l’ire de certains observateurs néo-zélandais. Justin Marshall, ancien All Black, n’a pas mâché ses mots, dénonçant un « manque de respect » de la part de la France qui n’enverrait pas ses meilleurs joueurs d’entrée. Une critique relayée par les médias locaux, qui voient dans cette absence une occasion de tester la profondeur du banc tricolore.
Le staff français, lui, reste serein et rappelle que la tournée estivale est avant tout une chance de préparer un groupe élargi en vue de la Coupe du monde 2027. Mais l’absence du numéro 9 vedette pèse sur les pronostics.
Des forfaits en cascade et un renfort de poids
Les Bleus doivent également composer avec les forfaits de deux troisième ligne majeurs : Grégory Alldritt et Paul Boudehent, tous deux blessés et indisponibles pour toute la tournée. Un coup dur pour le pack tricolore, qui perd deux de ses éléments les plus solides en conquête et en défense.
Pour compenser ces absences, Fabien Galthié a rappelé le 21 juin un joueur de renom : Damian Penaud. L’ailier de l’UBB, étincelant lors du dernier Tournoi des 6 Nations, apportera vitesse et expérience sur l’aile. Ce renfort, couplé à la présence de plusieurs joueurs toulonnais dans le groupe, dessine une équipe aux repères solides malgré les absences.
Contexte dans le rugby français
Le XV de France arrive en Océanie auréolé d’un Tournoi des 6 Nations 2026 réussi. Les Bleus ont remporté quatre victoires (cinq matches, une défaite), dont un succès spectaculaire 48-46 contre l’Angleterre le 14 mars, signe d’une équipe capable de produire du jeu et de renverser des situations compromises (la défaite 50-40 en Écosse le 7 mars ayant été la seule ombre au tableau). Avec 24 essais marqués en cinq matches, l’attaque française carbure. Mais la défense, elle, devra monter d’un cran face à la puissance des All Blacks, qui n’ont pas joué depuis avril (aucun match officiel joué en 2026).
Un programme chargé pour l’été 2026
Au-delà du choc contre la Nouvelle-Zélande, les Bleus enchaîneront avec l’Australie le 11 juillet (toujours au titre du Nations Championship) puis le Japon le 18 juillet. Une tournée qui servira de jauge pour mesurer le niveau réel de cette équipe, entre jeunesse et expérience. Le retour de Dupont est espéré pour le second match, mais rien n’est encore gravé dans le marbre.
Prochaine étape : le coup d’envoi du Nations Championship, le 4 juillet à Christchurch, pour un premier test qui en dira long sur le potentiel de ce groupe France.